samedi 8 avril 2017

La régie adopte sa première tarification

Communiqué de l'association Aggl'eau publique Val d'Orge

31 mars 2017: 
 
le Conseil d'Administration (CA) 
de la régie Eau Coeur d'Essonne Agglomération
vote le tarif de l'eau potable 
facturée aux abonnés à compter du 1er mai 2017


Un mois à peine avant le passage en gestion publique de la distribution de l'eau potable, le CA de la régie a adopté vendredi dernier sa première grille tarifaire. Une grille qui sera appliquée de façon uniforme aux usagers des 10 communes de l'ex-agglomération du Val d'Orge dès le mois de Mai.

Il faut mesurer le progrès qu'apportera cette tarification par rapport à la situation que nous subissons au terme de 90 ans de gestion privée. 

 

1/ Le respect d'un tarif de l'eau identique dans les 10 communes, et aligné, pour la consommation des habitants sur le tarif le moins élevé appliqué aujourd'hui par les délégataires privés.

Cette règle parait simple. Mais, si on rappelle l’extrême diversité des tarifs facturés jusqu'alors dans les 10 communes pour l'abonnement (soit la "part fixe") et le m3 consommé, on en mesure la portée ; dans l'ex-Val d'Orge, sur la base d'une consommation moyenne de 120 mètres cubes par an, le montant payé par l'usager, pour l'eau potable uniquement (hors taxes et assainissement), varie de plus 50% et de 120€ par an, entre les tarif le plus bas, à Fleury-Mérogis ou au Plessis-Pâté (166 et 172 euros par an) et les plus élevés, ceux de Sainte Geneviève des bois, (270 €) et Leuville (287€ par an).
La volonté qu'aucun foyer ne paye plus cher avec la régie se traduit par un prix unique pour les 10 communes aligné sur le prix le plus bas, celui de Fleury-Mérogis, soit une facture annuelle pour l'eau potable de 165 euros par an pour 120M3 par an.

Nous souhaitions que cet objectif s'accompagne d'une réduction maximale de la part fixe, qui pénalise les usagers isolés qui consomment le moins(souvent des personnes âgées isolées). Dans un premier temps le CA a approuvé l'idée d'un abonnement limité à 1 euro par mois, soit 12 euros par an, baisse équilibrée par un tarif au m3 légèrement plus élevé (1,27€ au M3). 
Cette idée , nous a-t-on expliqué, a été repoussée par le président de l'agglomération, au motif qu'elle serait trop compliquée à comprendre par les usagers!....

Le tableau qui suit révèle que le tarif unique voté se traduira pas une baisse très importante de la facture d'eau potable pour les particuliers dotés de compteurs individuels, plus lourdement facturés par Suez et Veolia aujourd'hui:
* Pour Leuville, la baisse serait de 42,4% (pour une consommation annuelle de 120m3 par an (estimation pour un foyer de 4 personnes) et de 59% pour une consommation de 30 m3,
 
* Pour Sainte Geneviève des Bois, dont les usagers consomment 25% du volume d'eau distribué et payent 29% des recettes totales encaissées par les délégataires pour les 10 communes , le tarif voté signifie une baisse de 38,8% de la part eau potable de la facture annuelle pour 120m3 et de 41% pour 30M3 ! soit environ 1,4 millions d'euros d'économie à l'échelle de la commune!


2/ Le vote d'une tarification progressive..... 
 
Après des discussions animées sur ce point, le CA s'est accordé sur l'idée d'une tarification progressive que nous défendons depuis le début . 3 tranches tarifaires sont prévues: moins de 200m3 par an, de 200 à 1000m3, et plus de 1000 m3, avec un écart de 33% entre le prix de la première tranche (1,22€ le mètre cube) et celui de la 3ème (1,63€).
Cette tarification progressive est un élément dissuasif, pour les particuliers, à l'égard des plus gros consommateurs (cf l'exemple de propriétaires de piscines ou des fans de gazons verdoyants en toute saison), qui seront incités à renforcer les solutions alternatives (telles que la récupération d'eau de pluie) et à réduire le gaspillage d'eau potable.
C'est aussi un moyen de différencier le tarif selon l'usage de l'eau, avec un tarif plus bas pour le droit à l'accès à l'eau potable pour la réponse aux besoins vitaux (alimentation hygiène), que pour l'eau vendue aux opérateurs économiques (l'eau matière première). En effet, le plus souvent, la première tranche correspond aux usages domestiques et les tranches supérieures aux activités économiques..... à condition de pourvoir différencier, dans la catégorie des plus gros consommateurs, les collectifs d'habitation et les activités économiques.

3/ Reste à concrétiser l'objectif d'une facturation, pour les usagers de l'habitat collectif, égale à celle qui s'appliquera pour l'habitat individuel

Le montant de la facture d'eau des ensembles d'habitations (bailleurs et copropriétés), qui restent souvent dotés d'un compteur collectif n'est pas définitivement réglée. Rappelons-le: les fichiers d'abonnés transmis par Suez et Veolia ne permettent pas de repérer les ensembles d'habitats (HLM, copros) au sein des plus gros consommateurs. Il faudra pour cela exploiter le recensement réalisé à l'occasion de la relève conjointe des compteurs effectuée par les agents des délégataires et ceux de la nouvelle régie.

A défaut de ce recensement, l'habitat collectif se verra facturé l'eau au coût de la tranche supérieure (plus de 1000m3/an), soit pour la part variable, un prix plus élevé qu'en habitat individuel, soit 1,63€ le mètre cube. Si ce tarif est inférieur au tarif facturé à l'habitat collectif dans la plupart des communes, ça ne sera pas le cas pour Fleury (1,22€) et Saint-Michel (1,44€).

Au cours des mois précédents, le CA de la régie avait retenu l'objectif d'un alignement du tarif des collectifs sur l'habitat individuel dès la première facture. Le 31 mars, le directeur de la régie ne l'a pas confirmé, au motif d'un délai insuffisant pour mettre à jour les fichiers d'abonnés.
Il faut dire que, malgré l'invitation de la Ville de Morsang qui s'est attelée dès la fin 2016 au recensement des habitats collectifs, les autres communes semblent n'avoir rien commencé. 

 
4) Notre abstention est synonyme de vigilance et de volonté d'aller jusqu'au bout d'une tarification sociale.

Tout en nous félicitant des progrès importants d'ores et déjà acquis pour réduire la facture Du fait de l'absence d'engagement quant à ce qui reste à accomplir: 
 
* Nous regrettons le refus d'inscrire, dans la délibération votée, la volonté d'un même tarif pour l'habitat collectif et l'habitat individuel Nous avons proposé, en vain, de préciser que le tarif appliqué aux collectifs soit celui de la consommation moyenne par logement (consommation totale divisée par le nombre de logements), et que cette règle s'applique dès que seront identifiés les gros compteurs correspondant à l'habitat collectif
 
En l'absence de ces précisions, la délibération votée ne permet pas d'appliquer aux collectifs le tarif valable pour l'habitat individuel. Il faudra voter  une nouvelle délibération pour cet alignement des tarifs: cela parait impossible avant la première facture qui sera calculée en août et envoyée en septembre (pour le trimestre de mai à juillet 2017).
cliquer sur le tableau ci-dessous pour l'agrandir





* Nous regrettons également que la délibération envisage une réactualisation annuelle des tarifs de l'eau fondée sur une formule incompréhensible, alors que la discussion annuelle des tarifs nous parait un acte démocratique majeur pour garantir une gestion au plus près des besoins des usagers. La bataille qui reste à mener pour un approvisionnement de la Régie en eau qui échappe au monopole de Suez en Essonne , doit ainsi permettre, dans les prochaines années, de poursuivre la réduction engagée du prix de l'eau.





En conclusion : Ces quelques regrets ne doivent cependant pas gâcher la satisfaction du progrès immédiat apporté par la régie . En 2015, le dépliant de l'Agglo du Val d'Orge accompagnant la consultation des habitants sur le futur mode de gestion de l'eau expliquait que "Les études menées au sein du Val d’Orge semblent démontrer que le mode de gestion n’aura pas de grande influence sur le prix de l’eau". 2 ans plus tard, le tarif voté se traduira par une économie totale annuelle pour les usagers de plus de 4 millions d'euros . Ça valait le coup de ne pas lâcher l'affaire, non? 

Documents présentés au conseil d'administration:
convocation et ordre du jour du C.A.
délibération sur le prix de l'eau
présentation de la délibération sur le prix de l'eau






























mardi 28 février 2017

discussion sur la tarification de la Régie : un pas en avant, 2 pas en arrière?


Nous avons été conviés à la réunion d'un groupe de travail du conseil d'administration (CA) de la Régie Eau Coeur d'Essonne" le mardi 21 février en mairie du Plessis Pâté. 
L’ordre du jour annoncé était

-          La tarification,

-          L’avancement de la Régie,

-          La communication,

-          Les questions diverses. 

Indisponibles tous les 2 cette semaine-là nos représentants au CA de la régie s'étaitent excusés de ne pouvoir s'y rendre tout  en rappelant préalablement nos dernières propositions transmises en la matière (cf notre article du 10 janvier sur Prix de l'eau)

Résultat: il se confirme que notre vigilance et notre implication ne doivent connaître aucun répit, pour que les avancées réalisées lors des premières réunions ne soient pas remises en cause. En effet, cette réunion a remis en débat des acquis positifs qui avaient fait pourtant consensus tels que la réduction du prix de l'abonnement au prix d'un euro par mois (12 euros par an). 
En matière de "communication" cette réunion a par ailleurs donné lieu à la présentation par la responsable de la communication de l'Agglomération coeur d'Essonne d'un plan déjà bouclé et prévoyant certaines mesures abracadabrantesques telles qu'un premier envoi aux abonnés de la nouvelle régie fait sous une enveloppe réunissant côte à cote les logos de Suez et de la nouvelle régie, pour "rassurer " les usagers quant à la continuité du service !!!

Nous ne sommes donc pas au bout de nos peines. Ces derniers rebondissements ont motivé l'envoi par notre représentant au CA du courrier suivant pour réaffirmer nos attentes

A l'attention de M. Gilles Pujol,  Directeur d'Eau Coeur d'Essonne


Monsieur le Directeur,

Etant absent la semaine dernière, j'ai pris connaissance à mon retour d'éléments oraux de compte-rendu de la réunion "du groupe de travail" convoquée mardi dernier.
Sous réserve de votre confirmation, plusieurs de ces éléments sont de nature à susciter l'incompréhension et l'inquiétude de notre association:

Tarification:

 La  méthode constructive de travail et de concertation,  suivie lors des précédentes réunions, nous avait permis d'aborder successivement les différentes composantes de notre future tarification, de telle manière  que la solution trouvée sur une question constitue un point d'appui et de confiance pour aborder les suivantes:

1°) Nous avions retenu  l 'objectif  d'une tarification permettant qu'aucun habitant ne paye , à consommation égale, plus cher avec la régie que dans le cadre de la DSP, tout en visant un tarif minimal au mètre cube garantissant un niveau suffisant de recettes pour une politique dynamique de travaux de réparation curative et de maintenance préventive.
Cet objectif pouvait être atteint en combinant une  réduction significative du coût de l'abonnement, ramené à 12 euros par an et un tarif unitaire légèrement supérieur au tarif au m3 aujourd'hui le plus bas pour la première tranche tarifaire.
Sous réserve de votre confirmation, il apparait que la réunion de la semaine dernière a  été l'occasion d'une remise en cause du travail et des avancées accomplies collectivement sur cette question,  relançant sur ce points des discussions au préjudice du travail restant à terminer pour différencier, au sein des gros abonnements,  le tarif des ensembles d'habitat collectif.
Nous vous confirmons  notre attachement et notre détermination à voir confirmer le tarif d'abonnement  retenu ensemble de 12 euros par an. Ce tarif présente le double avantage:
- de réduire la distorsion tarifaire induite par une part fixe  élevée qui conduit à faire payer au total plus cher l'eau consommée  à l'usager isolé ( souvent une personne âgée aux ressources modestes) qu'à un foyer de 4 personnes; réduction   qui constitue dès lors  une heureuse mesure  de justice sociale,
- d'inciter les consommateurs à se préoccuper au premier chef  du volume de leur consommation, ce qui est de nature à encourager les comportements vertueux s d'usage raisonné de la ressource,
* de permettre dès le premier mois de la régie, de mettre en avant , le progrès induit  à travers cette mesure claire d'abonnement ramené à un euro par mois

2°) Distinction du droit humain d'accès à l'eau de son usage économique
Nous avions acté l'opportunité et la légitimité d'une différenciation:
-  de la tarification de l'eau potable distribuée aux personnes, en application de la déclaration adoptée le 28 juillet 2010 par l'ONU reconnaissant l'accès à l'eau potable comme "un droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’homme."
- et de la tarification de l'eau potable, achetée parmi d'autres intrants, par des opérateurs économiques pour des activités à but lucratif.
Nous avions vérifié que cette différenciation était admise par la jurisprudence et confortée par l'expérience des distributeurs d'eau ayant déjà fait ce choix.
Il apparait que la réunion du 21 février a été l'occasion d'une remise en cause de cette approche, avec l'argument que quelques rares entreprises pourraient voir leur facture alourdie et leurs résultats fragilisés par une tarification augmentée.
Nous nous inquiéterons  que quelques intérêts particuliers,  puissent prévaloir sur l'intérêt général d'une tarification cohérente; et cela d'autant plus qu'il n'y a aujourd'hui aucun exemple d'entreprise pour laquelle le coût de l'eau distribué pèserait sur la santé financière ou le choix d'implantation.
Si le facteur coût de l'eau était si prégnant, on aurait assisté ces dernières années à des déménagements en série  d'entreprises de Sainte-Geneviève vers le Plessis-Pâté ou Fleury qui leur offraient des tarifs (total des parts fixe et variable) très inférieurs. La collectivité publique n'a pas vocation à satisfaire aveuglement  au moindre coût l'exploitation d'un bien commun approches  sont possibles . Il est vraisemblable  que certaines entreprises puissent se satisfaire d'eau " propre" pour des usages qui n'exigent pas d'eau "buvable". Il est certain qu'une approche plus responsable de l'usage de l'eau sera encouragée chez les entreprises par une tarification moins insignifiante et que cette approche  favorisera l'étude collective de solutions plus rationnelles, si notre régie jour son rôle d'initiatrice d'un projet pour l'eau à l'échelle de notre territoire (exemple, l'étude des captages et réseaux de proximité d'eau grises dans des zones d'activités réunissant certains gros consommateurs). S'agissant du cas extrème du centre pénitentiaire, il y a de toute évidence intérêt pour les pouvoirs publics à réexaminer une consommation totalement disproportionnée au vu des règles d'hygiène minimales imposées aux résidents de cet établissement

Comme pour  toute autre  ressource terrestre  limitée, les activités économiques qui  sont les plus prédatrices en eau potable, peuvent et doivent rendre des comptes et réinterroger leurs modes de fabrication.

L'approche de l'échéance de la reprise en direct de la gestion de notre eau potable, génère-t-elle  de l'anxiété et une crainte de l'obligation d'expliquer nos choix?
Nous estimons que ce stress ne doit pas nous faire perdre de vue les enjeux à long terme de la maitrise de l'accès à l'eau  et de ses exigences en tant que bien commun de l'humanité.
Faites confiance à la capacité et à l'envie  des usagers, si les informations leurs sont fournies, de se préoccuper à la fois du montant des factures et d'objectifs de gestion prenant en compte les besoins des générations futures.

Information et implication des usagers

Nous avons appris que le groupe de travail avait assisté à l'exposé d'une salariée de l'Agglomération présentant un plan de communication prévu pour le démarrage de la régie.
( document qui n'a été transmis aux administrateurs de la régie ni avant la réunion ni depuis cette dernière, ce qui ne facilite pas sa prise en compte pour nourrir notre réflexion et nos choix).
Il nous semble utile de souligner et dépasser les limites de cette approche
La réussite de la régie publique passe par la recherche déterminée d'une implication maximale des usagers, avec la volonté d'élargir et faire prospérer durablement l'intérêt manifesté  lors de la votation ayant permis sa création. C'est d'ailleurs ce que vise France Eau Publique dont notre agglo  est adhérente en prévoyant que les usagers soient pleinement partie prenante du service public de l'eau.
Il s'agit d'une oeuvre de longue haleine; une DSP presque centenaire, dépossédant les usagers de toute compréhension du service, de son coût,et  le discours stigmatisant de certains élus désignant les usagers comme des ignares, des jmenfoutistes ou des égoïstes, ont fait des dégâts. Ils ont nourri le découragement et le scepticisme à l'égard des invitations à s'impliquer.  Une gestion démocratique et inclusive de notre régie ne se construira pas sur des "campagnes de communication" unilatérales mais par la mise en oeuvre de canaux variés de participation et de débats.

Nous espérons que tous les membres du CA de la régie seront forces de proposition pour y contribuer.
Dans cet objectif, pour ce qui la concerne, Aggl'eau publique Val d'Orge:
* A déjà formulé  et confirme la proposition d'un évènement public festif  à fixer rapidement au cours du  week-end des 29-30 avril et 1er mai 2017 pour marquer la date historique de concrétisation du  succès historique de la réappropriation collective de la distribution de notre eau potable.
* Propose que la rédaction du règlement du service de l'eau soit largement ouverte aux bonnes volontés et que ses étapes et ses débats soient restitués en toute transparence permettant commentaires , questions et suggestions,
* Souhaite les moyens publics d'information de l'agglomération permettent à la population d'être informée et associée aux choix et débats de la régie sur la tarification avant que celle-ci ne soit définitivement entérinée; il  est dommageable et notoirement insuffisant que seul le blog bénévole de notre association rende actuellement compte de ces questions.
* Souhaite que le contenu du bulletin d'information qui doit accompagner les envois de facture donne lieu à concertation et consultation et facilite le dialogue entre les services et les consommateurs.


Question complémentaire sur le personnel:

un usager de Saint-Michel nous a fait part d'informations données par 2 salariés de Suez intervenus près de son domicile pour une réparation de fuite;
Selon ces salariés, la création de la régie se traduira par le licenciement des 14 salariés du site de Villemoisson. Ces informations sont en complète contradiction avec les dispositions prévues dans cette situation de reprise par la collectivité  d'un service en DSP:  reprise des contrats des salariés assurant aujourd'hui le service , sauf s'ils préfèrent démissionner et être ensuite réembauchés dans des conditions renégociées,  ou sauf s'ils interviennent principalement hors du secteur repris en régie et sont alors gardés par le délégataire, les personnels et leurs syndicats étant dans tous les cas associés à la négociation sur le transfert).
Suite à ces informations, nous souhaitons que toute la lumière soit rapidement apportée sur le devenir des salariés de Suez ( ou de ses multiples filiales éventuellement concernées SEE, Nantaise des eaux Eau et force, Eau du sud Parisien?) intervenant à temps complet ou incomplet sur les 10 communes reprises en régie.

Vous remerciant d'avance de votre retour


Affaire à suivre donc,  avec la plus grande attention


 


mardi 7 février 2017

Vote du premier budget de la Régie de l'eau de Cœur d'Essonne Agglomération : Une économie spectaculaire apportée par la gestion publique au bénéfice des habitants

communiqué de presse 

le 31 janvier 2017, le conseil d'administration de la nouvelle Régie publique d'eau potable de Cœur d'Essonne Agglomération s'est réuni avec à son ordre du jour le vote de son premier budget annuel. C'est en effet le 1er mai prochain que cette Régie publique prendra le relais des multinationales Suez et Veolia pour distribuer l'eau potable des 130.000 habitants et des entreprises des 10 communes de l'ex Agglo du Val d'Orge.

Les fichiers transmis par les multinationales ne permettent pas de différencier les habitants et les acteurs économiques


Le budget a été voté en fixant le montant total des recettes attendues de la vente d'eau et des abonnements des usagers, mais en repoussant de quelques mois l'adoption de l'échelle de tarifs. A ce jour, les fichiers des délégataires ne permettent pas d'identifier les ensembles d'habitats (HLM) de la catégorie des gros consommateurs industriels. Il n'est donc pas possible d'appliquer la même tarification à tous les particuliers. Il faudra pour cela attendre le recensement prévu en avril à l'occasion de la relève conjointe des compteurs prévue par les agents des délégataires et ceux de la nouvelle régie.

Un budget à la fois prudent, du fait du manque de données, et volontariste en matière de renouvellement des réseaux


Le conseil d'administration a adopté un budget prudent, fondé sur des prévisions de dépenses importantes pour tenir compte des graves lacunes qui entachent les informations fournies par les délégataires. Ces derniers seront restés dans la même lignée d'opacité de leur gestion depuis toutes ces décennies de mandataire jusqu'à la fin de leur contrat.
Exemples : l'incapacité (ou le refus) de Suez de fournir les données précises (pourtant obligatoires) sur l'état des réseaux ; c'est à dire leur "taux de rendement".
- le refus de faire la lumière sur le coût réel de l'alimentation de l'eau en gros qui restera dans un premier temps produite et vendue par Suez à notre régie, en l'absence de solution alternative d'approvisionnement....,
- l'incertitude sur le montant de masse salariale des salariés dont les contrats seront repris par la régie,
Cette approche de budget vise à écarter tout risque de réajustement ultérieur à la hausse les tarifs, du fait d'un calcul initial trop serré des charges prévisionnelles.

Sans attendre de connaître les points faibles de nos réseaux à la lumière de l'expérience, il est apparu opportun de prévoir au budget de la régie des crédits importants pour gros travaux ; à la fois pour améliorer le taux annuel de renouvellement préventif du réseau et des équipements, mais aussi pour faire face aux fuites sur canalisations et réseaux exigeant des réparations d'urgence.

Une économie immédiate apportée par la gestion publique supérieure à toutes les prévisions...


Malgré ce chiffrage large, le montant des dépenses réelles voté pour le premier budget de la régie, est inférieur de 25,6%  à celui des charges déclarées par les délégataires privés pour l'année 2015, soit 16,40 millions d'euros .

Rappelons que cette économie considérable, dès la première année, est obtenue uniquement sur la part "distribution" de l'eau potable, puisque la régie restera soumise au diktat de Suez, en position de monopole, et donc en mesure d'imposer son prix pour l'achat de l'eau en gros

....Qui confirme, rétroactivement, l'ampleur du racket opéré sur le dos des valdorgiens depuis des décennies.


Ce premier budget prévisionnel confirme, au-delà même de ce que nous suspections, le montant du racket opéré depuis toutes ces décennies sur le dos des valdorgiens:
* Alors que dans leurs comptes annuels les délégataires affichaient, en 2015, un bénéfice total sur les 10 communes de 875.000€, leur marge réelle était en fait de 4,2 millions d'euros, soit près de 5 fois plus !
* Sur la base de cette marge annuelle on voit que les valdorgiens ont eu à subir près de 85 millions d'euros de surfacturation pour les seules 20 dernières années d'exercice (en euros constants),

*Pour une famille de 4 personnes de Sainte-Geneviève-des-Bois, la commune (après Leuville) la plus lourdement facturée, c'est de l'ordre de 100 euros par an en moyenne, au-delà du coût réel du service, qui ont été ponctionnés depuis des décennies.


Un premier progrès qui en appelle d'autres


Lorsqu'on se reporte deux ans en arrière, quand a été décidée la consultation des habitants au sujet du mode de gestion de l'eau potable de l'Agglomération du Val d'Orge, les dirigeants de celle-ci, nous affirmaient, sur la base d'une étude fort coûteuse du cabinet privé SP2000 que "les études menées semblent démontrer que le mode de gestion n'aura pas grande influence sur le prix de l'eau " (sic). 
 
Notre association expliquait alors que la capacité des multinationales, lors des négociations de renouvellement de contrats, de baisser leurs tarifs de plus de 30 centimes au mètre cube démontrait une surfacturation supérieure à ce montant.

La réalité confirme aujourd'hui le bien-fondé de nos analyses et la légitimité de notre action pour la gestion publique. Ce remarquable progrès, en matière de coût du service, est pour nous un gage d'exigence et de confiance :
* pour adopter dans les prochains mois une tarification plus juste socialement et plus incitative à une consommation raisonnée de l'eau potable,
* pour que la réappropriation publique de notre eau potable ne s’arrête pas à la distribution mais s'étende demain à la production.

Sainte Geneviève des Bois le 2 février 2017

lundi 30 janvier 2017

des nouvelles de l'enquète sur les puits de Saint-Michel

Le recensement des puits actifs, désaffectés ou oubliés de Saint-Michel sur Orge est désormais en cours depuis 2 mois.
Rappelons qu'il s'inscrit dans un Picri (projet en Partenariat Institutions-Citoyens pour la Recherche et l’Innovation) piloté par  Kevin de la Croix, chercheur du laboratoire de géographie de Paris X Nanterre auquel participe notre association, à travers l'implication active de 3 de ses membres Jean-Pierre Warnier, Laure Méry, Christian Piccolo et Claude Loth



Pourquoi Saint Michel sur Orge? ce choix  tient, à la configuration hydraulique et géologique particulière de la commune et à un usage ancien et important des puits et des sources (lavoirs, fontaines, etc.).
Trois quartiers ont été retenus, le "quartier ancien", Gambetta et Sablons-Picasso.
Le travail progresse à tâtons, car les premières investigations dans les archives communales n'ont rien donné. En effet, les plans cadastraux de 1823 et 1987 ne contiennent aucune donnée pour la raison que les puits ne sont pas taxés et n'avaient jusqu’à présent été l’objet d’aucune obligation de déclaration.

Mais la réglementation a changé les particuliers ont maintenant l’obligation de déclarer leurs puits lorsqu’ils alimentent une consommation domestique égale ou inférieure à 1000 m3 annuels. Il n’y a ni sanction, ni remontée d’information vers le fisc, mais en cas de non déclaration, le propriétaire sera déclaré responsable de toute pollution en lien avec son puits. Le formulaire de déclaration est un formulaire CERFA, facile à remplir et disponible en ligne;

Enquèter sur les puits existants et leur usage dans ce contexte n'est pas si simple; les démarcheurs peuvent se retrouver suspectés d'être des contrôleurs des services fiscaux, ce qui implique d'accompagner les démarches au porte à porte d'explication sur le rôle de notre association et l'intérêt, grâce aux puits,  de se réapproprier une connaissance du potentiel en eau de notre sous-sol. L'intervention de saint-michellois connus dans leur quartier permet de rassurer les habitants sollicités  

Outils et méthodes
Le projet utilise un  logiciel libre nommé «Open Street Map», qui permet une cartographie collaborative avec des variations d’échelles. Chaque «carte de terrain» à remplir localement est ensuite centralisée sur une carte et intégrée à la grille de la carte. Chaque fiche locale sera accompagnée d’un petit questionnaire simple et facultatif. Les fiches de cartographie et le questionnaire sont renseignés par du porte à porte dans les trois quartiers de Saint Michel sur Orge et par des contacts de bouche à oreille.


Le calendrier  l'enquête de terrain, a donc démarré en novembre, avec l'objectif  de prochainement procéder au  report et traitement des données.




 dans l'ensemble l'accueil est bon, et les habitants très intéressés par l'objet de l'enquète
 Les puits sont parfois masqués par des regards dont le retrait  ne lève pas tous les secret
 Certains puits ont vu leur rôle évolué vers celui d'éléments paysagers des jardins, et la mémoire de leur potentiel d'alimentation en eau s'est parfois perdue
 les visites à domicile sont également l'occasion de faire le point des autres usages de l'eau tels que la récupération d'eau de pluie 

mardi 10 janvier 2017

Prix futur de l'eau de la régie : on avance on avance

Prolongation et progression des discussions sur les tarifs

le 29 novembre, s'est tenue une nouvelle réunion de travail du Conseil d'Administration (CA) de la Régie d'eau potable de l'Agglomération. A son ordre du jour, la poursuite des échanges au sujet de la tarification de l'eau que la régie facturera aux usagers à partir du 1er mai 2017. Le 1er mai, c'est la date à laquelle elle prendra le relais des multinationales pour distribuer l'eau potable des 130 000 habitants et des entreprises des 10 communes du Val d'Orge.

L'objectif de départ était de tomber d'accord, à l'issue de cette réunion, pour que le conseil d'administration de la régie, prévu initialement le 13 décembre 2016, vote à la fois son budget prévisionnel 2017 et le tarif de l'eau qui figurera sur nos factures à partir de mai prochain.

2 heures et demi de discussions animées n'ont pas permis d'aboutir à une solution acceptée par tous les participants. Sylvain Tanguy, le président, et Gilles Pujol, désigné directeur de la régie, ont donc proposé un report de la décision au premier trimestre 2017, pour laisser du temps à des nouvelles simulations tarifaires et à la poursuite des discussions.

Ces discussions se poursuivront lors d'une nouvelle réunion le 19 janvier avec l'objectif d'une adoption le 29 janvier 2017 par le conseil d'administration de la régie

Où en sommes-nous?

Les éléments d'accords et de divergence entre les élus et les associations membres du conseil d'administration peuvent se résumer ainsi:

Les points d'accords :


1°) Une estimation large des charges prévisibles...mais pourtant inférieure de 35% aux (prétendues) dépenses affichées par les délégataires privés


* le conseil d'administration a approuvé une estimation large des dépenses de la régie pour la première année, compte tenu des incertitudes importantes qui empêchent un chiffrage précis : infos insuffisantes sur l'état réel des réseaux , sur le prix définitif de vente de l'eau en gros par Suez à notre régie en l'absence (au départ) de solution alternative d'approvisionnement...., sur le montant de masse salariale des salariés de Suez repris par la régie etc .... Il s'agit d'un principe de précaution, visant à écarter tout risque de devoir ré-augmenter les tarifs plus tard, du fait d'un calcul initial trop serré des charges prévisionnelles,

Au-delà de cette incertitude sur le coût de fonctionnement, il est apparu raisonnable d’intégrer au budget une provision assez importante pour gros travaux, à la fois pour améliorer le taux annuel de renouvellement préventif du réseau , mais aussi pour faire face à des accidents impliquant des réparations d'urgence importantes.

Malgré ce chiffrage large, le montant de dépenses retenu par l'administration pour le premier budget la régie (en année pleine)d'environ 10,66 millions d'euros, est inférieur de 35% à celui des charges déclarées par les Délégataires privés pour l'année 2015, soit 16,40 millions d'euros ( Il s'agit du dernier compte financier communiqué). 

6 millions de racket par an sur, le dos des valdorgiens!

Rappelons que cette économie considérable attendue dès la première année, ne concerne que la seule distribution, puisque la régie restera soumise au diktat de Suez, en position de monopole pour la vente de l'eau en gros). ce budget prévisionnel confirme, au-delà même de ce que nous pouvions craindre, le montant du racket opéré depuis des décennies sur le dos des valdorgiens!

2ème point d'accord : l'objectif d'un tarif de l'eau identique dans les 10 communes, et en aucun cas supérieur aux prix en vigueur aujourd'hui


Cet objectif parait évident: mais c'est bien ce principe qui limite ensuite la marge de manœuvre pour une politique tarifaire juste socialement et dissuadant le gaspillage d'eau.

Rappelons-le: aujourd'hui, dans l'ex-Val d'Orge, sur la base d'une consommation moyenne de 120 mètres cubes par an, le montant payé par l'usager, pour l'eau potable uniquement (hors taxes et assainissement), varie de plus 50% et de plus de 120€ par an, entre le tarif le plus bas, à Fleury-Mérogis ou au Plessis-Pâté (166 et 172 euros par an) et les plus élevés, ceux de Sainte Geneviève des bois, (270 €) et Leuville (287€ par an).

Dans ce contexte, l'objectif qu'aucun foyer ne paye plus cher avec la régie demain. implique un prix commun pour les 10 communes aligné sur le prix actuel le plus bas, celui de Fleury-Mérogis, soit une facture annuelle pour l'eau potable inférieure à 166 euros par an pour les usagers particuliers (pour 120M3 par an)

Cet objectif, a été associé à la demande, notamment portée par notre association, de réduire au maximum l'abonnement (part fixe) , qui pénalise les usagers qui consomment le moins. A défaut de pouvoir supprimer complètement cette part fixe, en plus de réduire la part variable (prix du m3 distribué), le CA a retenu le principe d'un 
abonnement limité à 1 euro par mois, soit 12 euros par an, en lieu et place de tarifs d'abonnement s'échelonnant aujourd'hui de 19 à 78 euros par an.

Ce tarif unique se traduira pas une baisse très importante de la facture d'eau potable pour les particuliers usagers les plus lourdement facturés aujourd'hui. 2 Exemples:
* Pour Leuville, la baisse serait de 42,8% (pour une consommation de 120m3 par an (estimation pour un foyer de 4 personnes) et de 61% pour une consommation de 30 m3 (estimation moyenne pour un usager isolé), voit tableau ci-joint commune par commune

* Pour Sainte Geneviève des Bois, dont les usagers consomment 25% du volume d'eau distribué et apportaient 29% des recettes totales encaissées par les délégataires pour les 10 communes de l'ex-Val d'Orge, le tarif envisagé se traduirait par une baisse de 39,% de la part eau potable de la facture pour 120m3 et de 47% pour 30M" par an! soit environ 1,4 millions d'euros d'économie à l'échelle de la commune!


3°/ Un accord pour une tarification progressive mais des divergences à l'égard d'une tarification différenciée selon les usages


Après des discussions animées sur ce point, la grande majorité du CA partage désormais l'idée d'une tarification progressive que nous avons toujours défendue. Le principe de 3 tranches est retenu : moins de 200m3 par an, de 200 à 1000m3 et plus de 1000 m3. Mais des divergences subsistent sur l'importance à donner à cette progressivité tarifaire

 Une exigence de justice sociale: un même tarif pour les logements individuels et collectifs

Autre point toujours en débat, la question de la facture d'eau des ensembles d'habitations (bailleurs et copropriétés) qui restent souvent dotés d'un compteur collectif: cela signifie que ces ensembles se verront facturés l'eau au coût de la tranche supérieure (plus de 1000m3/an), soit un prix plus élevé pour les habitants en collectif qu'en habitat individuel. S'il y a au sein du CA une volonté partagée de remédier à cette injustice; il y a débat sur la possibilité d'y parvenir pour 2 raisons:

* La difficulté de faire le tri, au sein des "gros consommateurs", entre les compteurs qui correspondent aux ensembles d'habitats d'un coté et ceux qui correspondent à des opérateurs économiques de l'autre.

* La difficulté de certains élus d'envisager une tarification différente en fonction des usages, comportant un tarif plus élevé pour l'eau vendue pour une activité à but lucratif que pour celle distribuée aux particuliers pour des besoins de consommation et d'hygiène. Pour nous, cette difficulté est l'expression d'un choix politique de marchandisation de tous les biens communs. Il faut déplorer que cette approche ait été encouragée par la position du cabinet privé Espelia (lors de la réunion du CA de la régie du 15 septembre) prétendant qu'une tarification différenciée suivant les usages n'est juridiquement pas envisageable, en dehors de la cinquantaine de collectivités et intercos autorisées en 2015 à expérimenter de nouvelles tarifications pour l'eau dans le cadre de la "loi Brottes " d'avril 2013.

Notre position à ce stade du débat: 

Un tarif différent pour les habitants et pour les activités économiques


Plusieurs décisions de jurisprudence ont validé des tarifications différentes selon les usages (par exemple, à consommation égale, entre un collectif d'habitation et un hôtel ,( exemple, la décision du Conseil d’Etat N° 237305 commune des Contamines-Montjoie ). D'autre part, plusieurs communes ou intercommunalités ont instauré des tarifications différentes pour l'usage domestique de l'eau ou pour des activités économiques, avant la "Loi Brotte" ou depuis, sans pourtant faire partie de la liste limitative de collectivités retenues pour l'expérimentation prévue par cette loi. Aucune n'a rencontré de contestation juridique de son choix C'est le cas de la régie publique de Viry-Châtillon qui applique toujours ces tarifs différenciés (cf tarif 2015)

Les mairies peuvent et doivent identifier les "gros consommateurs" qui correspondent à des ensembles de logements  

A la lumière de l'expérience du recensement réalisé par la Ville de Morsang, il est tout à fait faisable d'identifier, dans le fichier des gros consommateurs d'eau, ceux qui correspondent à de l'habitat collectif à compteur unique. Cela permettra  de leur facturer le tarif  moins élevé facturé aux ménages disposant d'un compteur particulier. Il faut et il suffit que les mairies concernées s'impliquent dans ce recensement.

Une progressivité réelle avec 3 tarifs 1,27€ puis 1,49€ et enfin 1,70€ le mètre cube 


Notre proposition de 1,27, 1,49 et 1,70€ pour les 3 tranches de consommation comporte un écart de 33% entre la première et la 3ème tranche qui parait indispensable pour encourager les comportements vertueux de réduction du gaspillage de la ressource.  

Cet écart doit cependant être relativisé: il resterait en effet  bien inférieur à l'écart existant entre une habitation de Fleury et une autre de Sainte-Geneviève des bois (60% d'écart sur le prix du M3); d'autre part, le prix de la tranche supérieure, 1,70€ reste inférieur au tarif facturé aujourd'hui aux plus gros consommateur dans la majorité des communes.

Le seul consommateur pour lequel il y aurait en fait une augmentation sensible est le Centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis: Mais le constat de sa consommation astronomique d'eau potable actuelle (a fortiori, en regard de l'hygiène très sommaire prodiguée aux détenus) révèle un désintérêt complet de l'administration pénitentiaire à l'égard de la question de son alimentation en eau; C'est d'abord cette attitude qu'il faut modifier pour étudier sérieusement les besoins et le coût de l'eau du plus gros consommateur du Val d'Orge.



 Nous défendons une tarification pour la part variable (cf ci-dessus) et pour l'abonnement ( voir tableau), une échelle tarifaire qui va de 12€ pour le compteur de taille minimale (1,5cm de diamètre) à 9375€ pour le plus gros diamètre (25 cm)



Cette grille tarifaire  génère un excédent de plus d'un million d'euros sur une année.

Cette marge devrait permettre de réduire le prix facturé aux habitats collectifs pour le rapprocher du prix facturé à l'habitat individuel, une fois que le recensement de cet habitat collectif sera réalisé.



 En résumé, le scénario 9 présenté ci-contre permet d'atteindre:


* l'objectif pour les compteurs individuels des particuliers (les compteurs D15 correspondant pour la plupart à des abonnements de particuliers) d'un tarif total (abonnement + part variable) inférieur dans tous les cas à celui payé aujourd'hui dans les 10 communes (baisse de 0,7% à 61% selon les cas) ,
 
* une réduction importante de la part fixe (12€/an soit 1 euro par mois),


* une progressivité réelle du tarif en fonction de la consommation, ce qui constitue une incitation à un usage raisonné attentif à éviter le gaspillage de la ressource.



Ce scénario laisse une marge (ligne "résultat") qui devrait permettre de différencier et réduire, parmi les gros consommateurs, le tarif appliqué à l'habitat collectif, quand le recensement attendu des mairie permettra de l'identifier



Tableau récapitulant la baisse de tarif dont bénéficieraient les habitants du Val d'Orge sur la base du scénario ci-dessus, répondant aux prévisions de charges du budget de la régie :