lundi 9 mars 2015

coupures d'eau: Ségolène Royal renonce à l’amendement Cambon !



Après avoir apporté son soutien à l’amendement du sénateur Cambon rétablissant les coupures d’eau pour impayé, Ségolène Royal a finalement  changé d’avis. Elle  assure que le texte original de la loi sur la transition énergétique sera rétabli. La ministre a indiqué :  
« Je tiens à rassurer sur la question de l’accès à l’eau. Après expertise, j’annonce qu’il n’y aura aucun recul et que le texte sera rétabli. »
La Coordination Eau Île-de-France et la Fondation France Libertés se réjouissent que le bon sens et la mobilisation de ces derniers jours l’aient finalement emporté ! L’amendement Cambon, rejeté par tous sénateurs socialistes, de gauche et écologistes, avait suscité une levée de boucliers des associations de consommateurs, la CLCV en particulier qui a écrit à la ministre.
Dans le même sens, France Eau publique (FEP) qui réunit les principales régies publiques adhérentes de la Fédération nationale des collectivités concédantes et des régies (FNCCR) dont Paris, Nice, Poitiers, Noréade, a annoncé, par la voix de son Président Christophe Lime, lors d’une rencontre avec la Coordination Eau Île-de-France et la Fondation France Libertés, que les régies adhérentes avaient décidé d’un moratoire sur les coupures d’eau en application de la Loi Brottes. Cela fait suite à la décision de la Noréade, une régie publique, de ne plus couper l’eau pour impayés après sa condamnation au tribunal de Valenciennes.
 

Et dans la CAVO? Censure et silence sur sur la misère.

Les rapports annuels sur le service d'eau potable diffusés en 2014, manifestent une volonté choquante d'ignorer la loi:
Dans ses rapports,  pour nos communes, rapport accessibles aux usagers uniquement sur le site de notre Association (onglet documents officiels de la CAVO en haut de notre page d'accueil, rapports 20013)  Suez-Lyonnaise réinterprète à sa guise la loi brotte en écrivant que "elle encadre les coupures d'eau" alors-même que cette loi les interdit  en toute circonstance. Dans le texte de ses  rapport, Suez-Lyonnaise affirme qu'il y a des contradictions dans la loi et qu'une nouvelle loi est nécessaire! Bien qu'alertés par notre association, pas un élu n'a réagi lors de la présentation des rapports à ce refus d'appliquer un  progrès social important.
Et, pour connaitre la réalité des coupures d'eau pour impayés dans le Val d'Orge, c'est peine perdue. Pour les marchands d'eau, le rapport annuel ne rend pas obligatoire ces informations, il doit seulement indiquer  le "Taux d'occurrence des interruptions de service non programmées" (panne de la distribution d'eau).......et comme les coupures pour impayés sont très délibérément  programmées, elles ne seront pas communiquées.
Comment ne pas être choqué par une telle mauvaise foi?

Pour les familles, faire appliquer la loi Brottes et faire cesser les coupures qui se poursuivent encore.

Maintenant que l’amendement Cambon est écarté , il faut revenir à l’essentiel et à l’urgence. La Fondation France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France, dont Aggl'eau publique Val d'Orge fait partie, reçoivent tous les jours des témoignages de personnes en difficultés victimes des coupeurs d’eau, le plus souvent Veolia et la Saur.

 Plus de 500 témoignages ont été recueillis à ce jour. Nos associations demandent à  la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E) à suivre l’exemple de France Eau Publique et à appliquer la loi sans plus attendre.
Personne ne peut vivre sans eau sans endurer un véritable calvaire. Les associations resteront donc vigilantes et mobilisées sur l’application effective des déclarations de  la Ministre et le vote en ce sens des parlementaires.
Elles sont disponibles pour continuer le travail entrepris dans l’intérêt des familles et du droit universel à l’eau.
 
Au-delà de ces actions immédiates, le choix pour notre agglomération d'une régie publique avec personnalité morale, c'est à dire avec des associations d'usagers parties prenantes des décisions au sein du conseil d'administration, c'est la meilleure garantie pour écarter directement ces pratiques inhumaines
 









dimanche 8 mars 2015

Insurrection : faire bien commun de tout ce qui a dignité

âmes sensibles ne surtout pas s'abstenir

Le printemps des poètes 2015  est arrivé et, cela ne vous a pas échappé les amis, son thème  cette année est l'insurrection poétique, ce serait ballot de faire la sourde oreille, non?

Préambule:
Parole levée, vent debout ou chant intérieur,
la poésie manifeste dans la cité une objection radicale et obstinée à tout ce qui diminue l'homme, elle oppose aux vains prestiges du paraître, de l'avoir et du pouvoir, le vœu d'une vie intense et insoumise.
Elle est une insurrection de la conscience contre tout ce qui enjoint, simplifie, limite et décourage.
Même rebelle, son principe, disait Julien Gracq, est le « sentiment du oui ». Elle invite à prendre feu. (Jean-Pierre Simon directeur artistique du printemps des poètes )


Un p'tit conseil de Michel Thion
Il n’est pas temps.
Il n’est pas temps d’abandonner l’avenir au passé, de s’arrêter au bord du chemin.
Il n’est pas temps de mordre les pianos ni d’installer des aquariums au creux des falaises.
Regarder en riant de l’autre côté des miroirs comme des enfants joueurs, il le faut, car il est venu ce temps-là. Il est venu en silence.
Ramper, c’est fini. Nous l’avons assez fait. Trop.
Il n’est plus temps de se bander les yeux pour ne pas voir l’obscurité.
Elle est là.
C’est le temps sombre.
Alors nous disons qu’il est temps de lumière.

Reconnaître la mort tapie dans les anfractuosités de la vie, lui dire qu’il n’est pas temps de lui ouvrir la porte, qu’elle aille visiter le pays des éléphants siffleurs.
Il n’est pas temps de se dandiner dans les flaques de la résignation.
C’est bon pour les pulvérisateurs de tristesse. Ceux qui se croient.
Il n’est plus temps de misère solitude.
Il est temps de s’envoler ensemble.
De s’asseoir en riant dans un fauteuil de nuages.
Il est temps de boire l’eau fraîche qui coule de la conversation des égaux.
De pleuvoir sur l’été d’une pluie douce et chaude.
De faire bien commun de tout ce qui a dignité.

Joyeusement, faisons-le. 


Avertissement à la Kommandantur
A ceux qui nous intiment de baisser le ton,
A ceux qui soliloquent à l'abri des colères
A ceux pour qui l'eau vive mérite le péage,
A tous ceux dont les rêves délavés dérivent,
Qui vantent leurs défaites et nous vendent leur nasse,


Ici l'onde
Nous signalons que:
"le prisonnier alerte dans la Loire s'est jeté"
Nous répétons:
"le prisonnier alerte dans la Loire s'est jeté", 
sa peur est conjurée, sa geôle déjouée, 

et le courant le porte vers d'autres horizons
au delà de vos digues, diguediguedon.


Adhésion à voix haute
Bulletintamare d'adhésion à aggl'eau publique val d'orge, l'association pour la création d'une régie publique pour la gestion de l'eau du Val d'Orge

Tètes de pioches, tètes de mules, rêveurs à tue-tète, tètes en l'air, têtes-bêches, gavés de la têtée, rétifs à l'étêtage, nous serons plus dégourdis pour débrancher la perf, éviter l'injection létale et boire à la santé  de la valdorgienne, l'eau libre qui demain nous désaltèrera, loin des marchands.

Nom prénom:_______________________________________
Adresse: ___________________________________________
courriel :____________________________________________
Téléphone: __________________________________________

  5 euros, 5 orées, qu'importe votre obole si nos petits ruisseaux rigolent et s'amoncellent
Bulletin à remettre à un membre de la confrérie ou à glisser dans une bouteille qui arrivera bien sur une onde complice au 46 rue du cottage  91700 Sainte-Ginette-au-coin-du bois.

Entêtons-nous!

 


















samedi 28 février 2015

Grand Bastia : le conseil communautaire vote la création d'une régie publique au premier janvier 2016

24 février 2014 À l’issue d’un long débat  les élus sont parvenus à faire avancer un dossier au point mort depuis plus d’un an.

Une solution pour la gestion du marché de l'eau de la communauté d'agglomération de Bastia (CAB)  a enfin été trouvée. Les élus ont voté hier matin, la création d'une régie à personnalité morale (EPIC) pour gérer le service de l'eau et de l'assainissement.
Si le président François Tatti avait livré, la veille du conseil communautaire, une explication de texte, le débat a duré tout de même deux heures en présence de nombreux agents de l'office hydraulique.

Il faut dire que c'est l'aboutissement d'un long processus qui a débuté voilà deux ans et qui a alimenté à la fois les polémiques et les tensions sociales. 
En avril 2013, les élus avaient opté pour une délégation de service public pour assurer la gestion du marché.

L'appel d'offres avait été lancé et deux candidats y avaient répondu : l'OEHC actuel délégataire et Veolia. Les négociations ont été vaines avec des postulants trop gourmands financièrement selon les élus et la Cab a préféré renoncer à la DSP. La création d'une régie pour l'eau et l'assainissement est apparu la meilleure solution
la CAB c'est 58 500 hab - majorité nationalistes et divers

samedi 21 février 2015

L'oubli du « rééquilibrage économique » des DSP (*) ? Un renoncement très couteux pour les usagers du Val d'Orge.


Dans le feuilleton plein de coups de théâtre du dossier de l'eau à l'agglo du Val d'Orge
impossible de décrypter ce qui se passe sans résumer sans cesse les épisodes précédents.


Un audit pour aujourd'hui et pour demain 

 

Rappelons que, en novembre 2012, SP 2000 avait été retenu  pour l'audit sur le futur mode de gestion de l'eau potable, malgré une offre d'un coût (140 000€ ) beaucoup plus élevé que celle des autres candidats (54 700€ à 114 300€).

C'était, selon les dirigeants de la CAVO, le prix élevé à payer pour le travail objectif et rigoureux à-même de donner aux élus les éléments d'un choix éclairé et de gérer au mieux la fin des contrats en cours.


 

Des résultats très en deçà du marché passé...


Le rapport produit par SP 2000 s'est malheureusement avéré très en-deçà de ces attentes :
L'analyse juridique, technique et financière des contrats en cours, prévue en octobre 2013 s'est résumée, avec 8 mois de retard, à 10 pages de diaporama, comprenant des données largement piochées dans les rapports annuels des délégataires ou des enquêtes publiques (ex : le dossier du conseil général sur le prix de l'eau en Essonne).
L'étude comparative des modes de gestion promise se borne à la récitation d'affirmations sur la supériorité technique et financière de la gestion privée, contredite par l'expérience.
2 exemples :
- le malus attribué sans argument par SP 2000 à la « régie complète », décrétée incapable de transférer la technicité du personnel, alors que toutes les régies créées en France ont bénéficié sans réticence de l'arrivée de salariés des anciens délégataires, épuisés de voir leur travail sous pression des exigences des actionnaires.
- Plus grave, l'abandon pur et simple du volet « renégociation des contrats » de l'audit commandé.
Rappelons le : l'audit décidé en décembre 2011, 5 ans et demi avant la fin des contrats en cours (mai 2017), devait fournir tous les informations nécessaires pour un changement du mode de gestion de l'eau potable dans les meilleurs conditions possibles.

 

Le rééquilibrage des contrats en cours est passé à la trappe...



Mais cet audit devait aussi permettre d'obtenir dès maintenant la correction des défaillances les plus choquantes des contrats en cours.  
Le CCTP (**) du marché signé (page 9) prévoyait notamment de chiffrer le coût :
«  1- des remises en état d’ouvrages si des défaillances devaient être constatées à l’occasion des visites sur site,
2 - des provisions non dépensées et d’une manière générale les engagements pas encore honorés par les délégataires,
3- et de procéder aux rééquilibrages économiques éventuels des contrats et aux améliorations exigibles des délégataires. »

Autant de choses qui font partie normalement des responsabilités basiques de contrôle et de rappel à l'ordre des élus locaux à l'égard des opérateurs privés. 
Des responsabilités largement négligées par nos dirigeants depuis des décennies à l'égard de Suez-Lyonnaise et Veolia avec les dégâts que l'on constate sur l'état de nos canalisations et le montant de nos factures.
Il y a 3 ans, tout en regrettant que nos dirigeants choisissent de payer 140 000 euros à un cabinet privé pour reprendre les choses en main, nous avions pris note de ces fermes résolutions.

Mais, une nouvelle fois, la réalité a cruellement douché nos espoirs. A l'issue de l'audit de SP 2000, alors même que les manquements des délégataires sont confirmés, pas un seul euro ne sera économisé, et aucuns travaux ne seront réalisés pour « rééquilibrer »  les contrats en cours. 
Le président de la CAVO n'a pas bougé le petit doigt pour exiger de SP 2000 le respect du marché passé.

Comme si rien n'avait changé en France depuis 15 ans.

Partout ailleurs, à l'approche des fins de contrats de DSP, les élus locaux utilisent la menace d'une reprise en gestion publique pour obtenir des opérateurs privés des rabais substantiels et l'utilisation pour améliorer les réseaux des provisions amassées. Même ceux qui, par dogmatisme, récusent la gestion publique, négocient pied à pied pour réduire l'addition payée par les  usagers.

Et chez nous? Rien. Les valdorgiens resteront parmi les plus ponctionnés pour leur eau potable.

Pour les 26 mois qui nous séparent de la fin des contrats en cours, nos vendeurs d'eau n'ont vraiment pas de mouron à se faire.

Une gestion sans aucune pitié pour les usagers de la CAVO

 

Décidément, rien ne nous sera épargné. 
Rappelons qu'en ce mois de Février 2015, la loi Barnier, confirmée par « la jurisprudence « commune d'Olivet », prévoyait de mettre un terme à tous les contrats de DSP de plus de 20 ans. Cette opportunité nous était donnée pour les 3 contrats du Plessis-Pâté, de Bretigny et surtout celui de Sainte-Geneviève, le plus coûteux de tous pour les usagers. Nos élus ont préféré payer SP 2000 pour qu'il trouve les arguments juridiques d'une dérogation à cette limite de 20 ans. 

Et, nous découvrons maintenant que cette prolongation des DSP en cours nous sera facturée au prix fort, sans la moindre révision.

Le « modèle français de l'eau »? Pas de quoi se vanter!



Devant semblable démonstration d'impuissance publique face aux intérêts privés, on comprend mieux ce que signifie ce fameux « modèle français de l'eau » que Suez et Veolia veulent reproduire partout dans le monde. On comprend aussi pourquoi en Argentine, en Afrique, en Inde et même aux États-Unis, les peuples se rebellent face à ces prédateurs et parviennent bien souvent à s'en débarrasser.

Les valdorgiens aimeraient ne plus être les éternels dindons de la farce.
Vite une régie publique pour l'eau du Val d'Orge ...

* DSP: Délégation de Service public
** CCTP: cahier des clauses techniques particulières