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lundi 18 août 2014

31 août 2014, rentrée éclaboussante à Saint-michel sur Orge



A peine créée
L’Association Aggl'Eau Publique Val d'Orge

 donne Rendez-vous

le Dimanche 31 Aout à 16 heures

Promenade des bords de l’Orge

au niveau du plan d'eau de St Michel–sur-Orge

(Parking à coté de la piscine de St Michel-sur-Orge)
à toutes celles et ceux qui sont prêts à se mouiller pour obtenir des dirigeants de la CAVO la création d'une régie publique.
pour retrouver cette invitation sous format imprimable, cliquer ici:
Qu'on se le dise! 

mardi 2 octobre 2012

SAMEDI 13 OCTOBRE REUNION PUBLIQUE SUR NOS FACTURES D'EAU

Factures d'eau 2012 : Evitez la noyade !

Quand nos factures d'eau arrivent, bien malin celui qui s'y retrouve :
Pourquoi, pour l'eau du robinet, y-t-il un abonnement fixe à payer en plus du prix du mètre cube ? A quoi servent donc toutes ces redevances, ces taxes ou ces parts qui s'ajoutent au prix de base de l'eau consommée ? Qu'est-ce qui justifie la hausse interrompue de ces tarifs, souvent au-delà de l'inflation ?
Comment expliquer les écarts de prix constatés entre communes voisines, ou encore entre services privatisés et service gérés en régie publique ?
Qui paye pour l'eau (20 % environ) qui s'échappe dans les fuites diverses qui touchent nos canalisations avant d'arriver à nos compteurs ?
Et comment sont calculées et réparties les charges d'eau pour les habitants des collectifs (copropriétés, HLM, …) ?
Qui contrôle et qui décide de la gestion et l'entretien de tous ces réseaux ? Etc, etc....

L'eau : « bien commun » … ou « chasse gardée » ????
Alors que tous les pouvoirs publics affirment que « l'eau potable est  un bien commun universel», elle apparaît comme un service dont les usagers sont dépossédés, privés de droit de regard et d'intervention, sous prétexte qu'il s'agit de questions trop complexes pour le commun des mortels . Ce déficit criant de démocratie et de transparence en ce domaine a laissé le champ libre à de nombreux abus et scandales, notamment en France.

Opération transparence dans le Val d'Orge
Notre atelier a été créé il y a un an par des Élus, des Associations et des Usagers (E.A.U.) pour gagner la reprise en gestion publique de l'eau potable par la Communauté d'Agglomération du Val d'Orge (C.A.V.O.) qui en est responsable. Au cours de nos réunions et discussions, nombreux sont les habitants à exprimer leur mécontentement et leur inquiétude face à l'opacité de nos factures. Pour y répondre, nous avons convié tous les organismes qui se répartissent aujourd'hui le montant de nos factures d'eau à s'expliquer sur leurs activités et leurs dépenses. Pour comprendre la différence de prix entre gestion publique ou privée, est également invité le représentant de l'agglomération voisine des Lacs de l'Essonne repassée dernièrement en gestion publique : c'est une occasion à ne pas rater pour obtenir les réponses à nos interrogations et préciser, ensemble, les moyens d'une facturation plus juste et mieux maîtrisée : rendez -vous le
SAMEDI 13 OCTOBRE DE 9 HEURES 30 A MIDI
à Brétigny sur Orge, Espace Jules Verne , rue Henri Douard
(voir plan d'accès au pied de cet article) 

avec la participation de :
de Pascale Ibanez,  Christine Lenoir, et Patrick Hauguel, pour la société Suez-Lyonnaise des Eaux, de Benoit Chapon, Chef du service eau et assainissement  de la Communauté d'agglomération du Val d'Orge, de Jean-Marc Bouchy, Directeur  du SIVOA (Syndicat intercommunal de la Vallée de l'Orge Aval), de Gilles Cherrier chef du service agriculture et milieux aquatiques de  l' Agence de l'Eau Seine Normandie, de Gabriel Amard, Président  de la toute récente  Régie publique de l'eau des lacs de l'Essonne, de Jean Lacroix ( association de consommateurs CLCV -Essonne) et le témoignage de Maurice Martin  de l'AREP-CAMY (association pour le retour en régie de la gestion de l'eau par l'agglomération de Mantes) dans les Yvelines:

pour en savoir plus:
Vous pouvez  prendre connaissance des différents tarifs aujourd'hui facturés dans les communes de l'agglomération du val d'orge dans son rapport annuel 2011sur le prix et la qualité du service public de l'eau (accessible par le volet "documents officiels" de l'agglo de notre blog): http://www.scribd.com/doc/98459562/RAPQ-2011-Eau-Potable-CAVO
Vous pouvez aussi consulter les invitations à cette réunion par le lien suivant: http://www.scribd.com/doc/105949031/Flyer-reunion-facture-d-EAU-13-10-2012
les résultats spectaculaires de l'AREP-CAMY en matière de baisse des factures sont expliqués sur son site: 
http://mantes.eau.publique.free.fr/  

mardi 8 mai 2012

CCSPL: une commission pour rien ou un outil utile?

 Concertation avec les habitants, consultation des associations: les textes officiels sont nombreux pour préciser les obligations des pouvoirs publics sur ce plan. Ces textes se veulent  une  réponse à la crise de confiance et à la prise de distance d'un nombre croissant de citoyens à l'égard des élus politiques et institutions politiques. Officiellement, la plupart des projets et des réalisations de l'Etat ou des collectivités locales donnent lieu à des consultations préalables ou des comptes rendus d'activités. Ces obligations sont encore renforcées pour les travaux ou services confiées aux entreprises privées.

Si l'intention est positive,  la réalité est parfois beaucoup moins reluisante:  commissions rabougries ou pléthoriques, désignation des membres au bon vouloir des autorités, plus enclines à choisir des béni-oui-oui que des trouble-fêtes qui posent les questions qui fâchent, ordres du jour et débats verrouillés, documents indéchiffrables sauf par les spécialistes, sentiment que les jeux sont faits d'avance....,  les militants associatifs ou simples citoyens qui se  portent volontaires et s'impliquent dans des instances de concertation locales, se sont souvent découragés et s'en sont éloignés, faute d'avoir pu y faire prendre en compte des attentes des avis différents. Alors, le jeu en vaut-il la chandelle?

Les communes ou les établissements publics de coopération intercommunale, ont dû, il y a 20 ans, créer des commissions consultatives des services publics locaux (CCSPL), pour examiner les projets de délégation de services publics et contrôler les prestations des entreprises délégataires, notamment dans le domaine de l'eau ou des déchets. Dans un secteur entaché en 1992 de nombreux scandales (corruption, contrats trop longs, tarifs abusifs, marchés truqués), les CCSPL devaient obliger les élus et les entreprises à rendre des comptes et apporter plus de transparence dans les prestations fournies et les tarifs fixés. selon les textes, elle examinent un  rapport très détaillé sur les activités sous-traitées, qu'il s'agisse des dépenses et recettes, de l'entretien des réseaux, des mesures prises pour préserver la qualité écologique et sanitaire des captages, ou encore des mesures sociales prises pour garantir l'accès de tous à l'eau.

 Pourtant sur le terrain, 20 ans plus tard, rares sont les CCSPL, dont les discussions et les investigations vont au-delà du minimum légal ,soit une ou 2 réunions par an pour une présentation sans débats  du rapport annuel des délégataires des services publics locaux privatisés. Plus rares encore sont les CCSPL qui disposent de moyens pour faire connaitre leurs travaux et qui donnent aux habitants un vrai droit de regard et d'intervention sur la qualité et le prix du service.

La CCSPL de la Communauté d'Agglomération du Val d'Orge n'échappe pas jusqu'alors à cette approche timorée de la concertation: combien d'habitants en connaissent l'existence, la composition, combien ont eu écho (par la presse locale, lors de réunions) de ses réunions, de ses observations sur les activités qu'elle contrôle? la réponse est dans la question. il y a urgence à changer la donne.  Au moment où grandit l'exigence populaire d'affranchir la gestion de l'eau potable des impératifs financiers des multinationales, alors que les dirigeants de l'agglomération affirment vouloir des choix en toute transparence en ce domaine, est-ce logique de dédaigner à ce point  la CCSPL qui doit garantir le droit de contrôle des usagers sur ces activités?

 Notre Atelier E.A.U.  s'est interrogé:  notre priorité étant d'aller vers les habitants et de leur permettre d'intervenir pour se réapproprier la gestion de l'eau, n'est-ce pas de l'énergie et du temps perdus d'investir une Commission confidentielle, d'éplucher des rapports rédigés pour noyer les données essentielles? Sans illusion, nous avons pourtant décidé  d'exiger l'élargissement de la composition  de la CCSPL et la réactivation de ses travaux. Pour 2 raisons
- A la lumière de l'expérience d'autres collectivités où les représentants des associations et habitants dans les CCSPL ont pu faire, grâce aux documents obtenus,  la lumière sur les carences et inconvénients de la gestion privée des services publics de l'eau, alerter la population,  et promouvoir ainsi  l'enjeu d'une reprise de cette gestion, 
- Tout ce qui sera semé  aujourd'hui  pour renforcer la participation des usagers au contrôle et à l'amélioration des services de l'agglomération du val d'Orge, sera autant d'acquis demain pour que  la gestion directe de ces services publics  se fasse en toute transparence et en pleine démocratie.

dessin de Faujour paru dans le dossier sur l'eau du journal du Conseil Général de l'Essonne - Mars 2012
Pour en savoir plus sur les prérogatives de la CCSPL et sur les rapports qu'elle doit examiné , selon le CGCT (code général dessides collectivités territoriales) :
http://www.scribd.com/doc/88586604/CCSPL-rapport-annuel-du-delegataire-textes-officiels
Pour prendre connaissance du courrier adressé par notre atelier au président de l'Agglomération sur la CCSPL : http://www.scribd.com/doc/92798970/demande-elargissement-CCSPL

samedi 5 mai 2012

Une Projection-Débat animée le 3 mai à Bretigny sur Orge

Après la soirée -débat organisée à Morsang sur Orge le 22 mars à  l'occasion de la journée mondiale de l'eau, l'atelier citoyen EAU du Val d'Orge a convié tous  les  valdorgiens intéressés,  à une nouvelle projection- débat à partir du film "Water makes money", un film de Leslie Franke et Herdolor Lorenz qui reste une référence pour comprendre comment les multinationales s'y prennent pour transformer l'eau en argent et notre démocratie en marchandise.

JEUDI 3 MAI A 20H30
au Cinéma 220 de Bretigny sur Orge
dans le cadre du cycle cinéma et environnement

Cette soirée, étaient organisée en partenariat avec l'ADEMUB (association pour la défense de l'environnement et la maîtrise de l'urbanisation à Brétigny). Son président Dominique DEBOISE a su animer avec brio des débats permettant  d'éclairer les enjeux de la production et de la distribution de l'eau potable et de préciser les échéances des décisions à prendre dans le val d'orge pour une réappropriation publique de sa gestion.
 Jean-Luc Touly, Conseiller régional, membre de la fondation France-Liberté et spécialiste de la question s'était excusé, sollicité le même soir pour une émission télé sur les "lanceurs d'alerte". en son absence,  le débat a bénéficié des apports d'Alex Nikichuk, Brétignolais qui, avec l'association ATTAC, a fait partie des pionniers de la bataille engagée en France pour dénoncer les méfaits des multinationales de l'eau et encourager à s'affranchir de leurs domination. Jean-Luc Richard a présenté et expliquer la démarche de notre atelier-citoyen. La cinquantaine de participants ont témoigné, par leur intérêt diversité de leurs questions, pendant près de 2 heures,  la pluralité des préoccupations (environnement, justice sociale, démocratie locale...) qui invitent aujourd'hui à s'impliquer sur ce thème de l'eau, bien commun.

Pour en savoir plus sur le film dont la création et le financement et la diffusion ont été une véritable oeuvre collective: http://www.watermakesmoney.com/
pour éditer l'invitation de l'ADEMUB en version imprimable, cliquez ici: tract d'invitation de l'ADEMUB

Et pour ceux qui souhaiterait visionner le film "water makes money" en version intégral , rappelons qu'il est toujours visible sur notre blog par le lien suivant: http://ateliercitoyen-eauduvaldorge.blogspot.fr/2011/07/le-film-water-makes-money.html

jeudi 2 février 2012

Quelle gestion de l'eau potable dans le Val d'Orge? C'est aux habitants de décider!

Début octobre 2011, une cinquantaine d'habitants élus et membres d'associations de l'Agglomération du Val d'Orge mettaient en place un « atelier-citoyen » pour créer une régie publique pour la  gestion de l'eau potable sur le territoire de la communauté d'agglomération, et s'affranchir ainsi de la mainmise des multinationales dans ce domaine essentiel.

Le 14 décembre, le conseil communautaire de l'agglomération décidait, à l'unanimité, de lancer des études sur les contrats de délégation de la gestion de l'eau en vigueur et sur les différents modes de gestion envisageables à l'issue de ces contrats.

Cette décision apparaît de prime abord comme une bonne nouvelle : ces contrats sont reconduits d'office depuis des décennies, ce qui a laissé les pleins pouvoirs aux délégataires pour imposer leurs conditions et leurs tarifs. Le vote intervenu a le mérite de rappeler que plusieurs solutions existent : C'est déjà çà.

Mais la lecture plus attentive du texte adopté suscite des interrogations:
D'abord,  pas un mot n'y affirme la volonté d'une maîtrise publique de l'eau.  Alors que partout en France, les exemples de régie publique pour la gestion de l'eau se multiplient avec des résultats positifs, les dirigeants de l'agglomération du Val d'Orge  préfèrent mobiliser  une somme importante, 200 000€, subventions comprises, pour des cabinets d'audit dont l'indépendance à l'égard des multinationales de l'eau n'est guère garantie. Dans un domaine où l’État a, depuis si longtemps, laisser le champ libre aux intérêts privés, les outils d'expertise restent le plus souvent entre leurs mains.

Dans ces conditions, la probabilité est forte d'aboutir à un rapport qui réaffirmera la supériorité du modèle privé pour l'éternité. Il serait plus simple et moins coûteux de se rapprocher des collectivités qui ont eu le courage de reprendre leur eau en main pour tirer tous les enseignements de ces expériences positives, et préparer ainsi notre retour de l'eau en régie publique dans les meilleures conditions.

Ensuite, les études décidées ont pour objet d'« acquérir tous les éléments techniques, juridiques et financiers nécessaires au choix motivé d'un mode de gestion » : pas un mot sur les principes de justice sociale et d'intérêt général qui sont la raison d'être des services publics. Rien sur l'information et la consultation des usagers qui sont pourtant les premiers concernés. Rien sur la création de notre atelier-citoyen à l'échelle de l'agglomération, qui illustre la volonté des Valdorgiens d'avoir leur mot à dire. On retrouve l'idée insupportable que la question de la gestion de l'eau serait trop complexe pour la population et qu'elle doit s'en remettre aux spécialistes pour décider de ce qui est bon pour elle. Pourtant, ce sont bien les mobilisations citoyennes, les actions de consommateurs qui ont permis de faire la lumière sur les pratiques condamnables (surfacturation, défaut d'entretien des réseaux, …) des trois grands groupes qui se partagent le marché de l'eau en France.

La  question de la gestion de l'eau potable revient  à l'ordre du jour, c'est bien, mais il ne faut pas en  déposséder immédiatement les habitants avec un programme d'études mené sans eux. Après tant d'années de soumission résignée aux intérêts privés, on ne retrouvera pas  la maîtrise de ce bien vital, sans une volonté politique claire et une démarche profondément  démocratique. Notre atelier-citoyen y contribuera, en favorisant l'information, et l'implication du plus grand nombre dans chacune des 9 communes (bientôt 10) du Val d'Orge. Chez nous aussi, c'est aux habitants de décider, avec toutes les cartes en main.

Cliquez ici pour accéder à la  version tract de cet article

et pour accéder  aux  textes du rapport présenté et de la délibération votée le 14 décembre cliquer  sur l'onglet du blog:
documents officiels de l'Agglo du Val d'Orge

dimanche 29 janvier 2012

L'eau de l'Orge: Attention très fragile!

 Le travail de sauvetage et et de préservation de la qualité de l'eau de la rivière emblématique de notre agglomération n'est pas un long fleuve tranquille. Le dernier rapport publié par le SIVOA à ce sujet indique une qualité qui s'est même plutôt dégradée par rapport à  2009 suivant certains indices, mettant en évidence l’importance des travaux et des mises en conformités à mener en assainissement, tant en amont qu’en aval. En effet, le
En effet, on note:
- une dégradation préoccupante sur l’amont (Orge à Arpajon, Rémarde à Arpajon, Orge à St Germain) beaucoup plus impacté par le phosphore et les nitrites cette année,
- et aussi, une dégradation de l’Orge à Athis-Mons en ce qui concerne la pollution par les
nitrites (forme toxique de l’azote). Ces résultats confirment la nécessité d'une attention et d'une détermination  sans relâche des pouvoirs publics pour préserver notre rivière,que son débit souvent réduit rend particulièrement sensible aux rejets agressifs

dimanche 15 janvier 2012

Réunion du samedi 14 janvier 2012 à Villiers sur Orge

 réunion  du comité de pilotage du
Samedi 14 janvier 2012 à 10 heures 
Espace Colette (rue des Rios, parking voie des Prés) à Villiers sur Orge
communes représentées: Villiers, Villemoisson, Morsang, Saint-Michel, Sainte-Geneviève, Brétigny
excusés : Plessis-Pâté
 point sur les  premières démarches de dépôt de  motion effectuées dans les conseils municipaux des communes de l'agglomération (notamment à Saint Michel  et Villemoisson)
-analyse et discussion sur l'évolution du contexte de l'activité de notre atelier après  la décision du  conseil communautaire de l'agglomération du 14 décembre 2012 de financer des études sur les contrats en cours et les options possibles au terme de ces contrats (voir  article précédent) - préparation d'une  déclaration en direction des habitants pour expliquer en quoi ces études ne répondent pas à l'objectif d'une réappropriation publique de la gestion de l'eau
-les initiatives publiques envisagées de façon coordonnée dans les différentes communes de l'agglomération  autour de la date du  22 mars 2012 (date de journée mondiale de l'eau)
- quelques échos sur  les assises régionales de l'eau en Ile-de-France organisées les 9 et 10 décembre derniers
- Prochaine réunion  de l'Atelier: 
Samedi 7 avril à 10 heures  
à Villemoisson sur Orge, Salle de la Boëtie au  manoir du vieux logis, 10 rue du vieux logis

dimanche 4 décembre 2011

Compte-rendu de la Réunion d'organisation de l'atelier-citoyen du 3 décembre 2011

La mise en place du comité de pilotage de notre atelier est intervenue le

Samedi 3 décembre de 10 heures à midi
en  Mairie du  Plessis-Pâté, Salle du Conseil municipal

ordre du jour et premiers éléments de compte-rendu  :
* Mise  en place et organisation d'un comité de pilotage de l'atelier, composé, dans la mesure du possible, de 3 à 5 représentants par commune, dans l'esprit de la diversité préconisée par l'association E.A.U,  à savoir: Elu, Association, Usager
Participation: 17 participants de 8 des 9 communes de l'agglomération étaient présents, parmi lesquels
7 élus dont 1 conseiller communautaire  et 2 vices-présidents de l'agglomération
2 représentants d'associations   (l'une locale, l'ADEMUB , Association pour la défense de l'environnement et la maîtrise de l'urbanisation à Bretigny sur Orge, l'autre nationale, l'association E.A.U.)
les 8 autres en tant que citoyens et usagers. (4 personnes s'étaient excusées)
Référents:6 personnes ont accepté de tenir le rôle de référent et relais d'information sur l'action de l'Atelier pour leur commune: Joseph Simons  pour Villiers, Marc Dejours pour Villemoisson, , Claude Bourges pour le Plessis-Pâté, Jean-Louis Berland pour Saint-Michel, Annie Kergourlay  pour Brétigny et Francis Diener pour Morsang. Noms à préciser pour les 3 autres communes
Coordination: le comité a approuvé la proposition que  Francis Diener (Morsang sur Orge, association EAU , membre du conseil de développement de l'Agglo) assure dans l'immédiat la coordination du Comité de pilotage de l'Atelier
Objectifs de l'Atelier: accord des participants pour préciser la finalité  de l'Atelier dans son titre: "pour la reprise en régie publique de la gestion de l'eau du Val d'Orge"

* Préparation d'une information en direction de la population: un texte de présentation des objectifs de l'Atelier a été proposé par les membres de Morsang, texte qui fait le lien entre les enjeux locaux de la réappropriation publique de l'eau dans le Val d'Orge et les actions menées partout en France et dans le monde pour faire reconnaitre l'eau comme bien commun de l'humanité. Cette base peut être modifiée pour une diffusion adaptée au contexte de chacune des communes.
pour lire ce texte cliquer ici

Par ailleurs, les prochains mois devant être largement occupés par les débats et initiatives de la campagne pour les élections présidentielles et législatives, les conditions ne sont pas réunies pour une manifestation publique de l'Atelier à l'échelle de l'Agglomération du Val d'Orge. L'objectif d'initiatives publiques diverses dans toutes les communes , coordonnées sous l'égide de l'Atelier, autour de la journée mondiale de l'eau du 22 mars est été retenu (ex: Débats, projection de film, compte-rendu du forum alternatif mondial de l'eau prévu à Marseille en mars, etc..)
* Questions diverses:
1 -Proposition que les élus qui se retrouvent dans la démarche de l'Atelier soumettent à leurs conseils municipaux respectifs une motion en direction de l'Exécutif de la Communauté d'Agglomération du Val d'Orge pour affirmer, dès 2012, l'objectif d'une reprise en régie publique de la distribution de l'eau potable à l'échéance des contrats en cours. Cette motion vise dans un premier temps à replacer cette question au cœur du débat public et d'obliger les différents élus  à se positionner  ( motion , elle-aussi, à adapter dans sa formulation  au contexte de chaque collectivité) : pour lire le projet de motion cliquer ici

2- Dans l'attente d'obtenir l'adhésion de l'Agglo à l'association E.A.U. ( ce qui implique préalablement, des informations complémentaires   sur les diverses associations existantes dans le domaine de l'eau), la proposition est faite aux participants du comité de pilotage d'y adhérer à titre personnel (10€ par an).

3- Participation de l'Atelier aux assises régionales des associations pour l'eau organisées les 9 et 10 décembre au pavillon de l'Eau, siège de la nouvelle régie publique de l'Eau de Paris

4- Prochaine réunion du comité de Pilotage de l'Atelier
Samedi 14 janvier 2012 à 10 heures 
Espace Colette (rue des Rios, parking voie des Prés) à Villiers sur Orge
pour faire le point des premiers dépôts de motions dans les conseils municipaux et des initiatives publiques envisagées autour du 22 mars 2012

vendredi 28 octobre 2011

8 octobre Habitants et élus se mouillent pour l'eau du Val d'Orge

Samedi 8 octobre, plus de 50 participants avaient répondu à l'appel à créer un « atelier-citoyen » visant une réappropriation publique de l'eau potable sur le territoire de l'Agglomération du Val d'Orge. A l'origine de cette initiative, les membres d'un groupe qui réfléchit sur la question depuis plusieurs années déjà à Morsang sur Orge, avec l'aide de l'association nationale E.A.U. (élus, associations usagers). Une association, représentée à ce débat par Jean-Luc Touly, qui regroupe les acteurs locaux de nombreuses batailles, souvent victorieuses, pour affranchir l'eau de l'emprise des multinationales qui en avaient fait leur chasse gardée,.
Parmi les participants, provenant de 9 des 10 communes concernées, on notait 1/3 d'élus municipaux dont 2 maires, 2 vices-présidents et de nombreux conseillers communautaires, ce qui dénote une attention nouvelle aux questions abordées.
Il faut dire que l'actualité y invite  : après des décennies de soumission résignée des collectivités locales françaises à une gestion privée de l'eau, synonyme de facturation abusive et de de manque d'entretien des réseaux, les recréations récentes de régies publiques montrent qu'il n'y a aucune fatalité en ce domaine, à l'échelle d'un village comme à celle de Paris. Dans les environs, la création en janvier 2011 de la régie publique des Lacs de l'Essonne,et l'annonce d'un choix identique pour Evry-Centre Essonne en 2013, ont conforté tous les participants dans leur conviction que le Val d'Orge devait se joindre au mouvement. A condition de s'en préoccuper sans attendre l'échéance d'expiration des contrats en cours en 2017, une date à première vue lointaine : face à des multinationales prêtes à tous pour préserver un marché aussi lucratif , la reprise de la gestion de l'eau en régie doit être préparée par une intervention élargie de tous les habitants pour devenir réalité. Sachant que l'enjeu dépasse la seule distribution de l'eau potable : à l'échelle du bassin de vie des 300 000 habitants du Val d'Orge et des 2 agglomérations voisines, il s'agit de retrouver la maîtrise de cette ressource essentielle dès son extraction, dans des conditions réservant sa qualité et sa permanence.

Pour les intervenants, nul besoin de s'attarder dans des débats juridico-techniques, les exemples parlent d'eux-même : d'abord, pas une seule collectivité qui s'est affranchie de la gestion du privé n'a fait ensuite machine arrière ; ensuite, dans tous les cas, ce retour en gestion publique s'est traduit pour l'usager par une réduction souvent importante du coût du litre d'eau ; enfin, les établissements créés permettent aisément la reprise des anciens salariés des multinationales qui apprécient plutôt de mettre leurs compétences au service de l'intérêt général .
Cette démarche peut aussi s'appuyer sur l'aide offerte par le conseil régional aux collectivités de mener des études indépendantes des délégataires pour faire la lumière sur les contrats en cours et préciser les conditions requises pour une vraie liberté de choix.

Au cours des débats, les questions soulevées traduisaient plutôt une envie d'élargir cette démarche que des hésitations à s'y lancer : comment faire plus et mieux pour les services d'ores et déjà en régie tels que l'assainissement ? Comment prendre appui sur les régies locales créées pour construire le grand service public de l'eau qui garantira sur tout le territoire des tarifs équitables ? Comment inscrire l'action engagée dans le Val d'Orge dans la préparation du « Forum alternatif mondial de l'eau » prévu à Marseille en Mars 2012 ?

Autant d'enjeux qui ont conduit les participants à s'accorder les suites proposées en conclusion de cette réunion : une invitation de tous les val d'orgiens à devenir acteurs de la réappropriation collective de l'eau , ce bien commun si précieux, la création d'un comité d'animation de cette campagne réunissant des représentants des habitants élus et associations des 10 communes.

l'article du républicain rendant compte de la réunion