dimanche 7 février 2016

Face à Suez-Environnement, la riposte s'organise dans le nord Essonne

Samedi 6 février , une première réunion d'échange s'est tenue à Morangis pour coordonner la riposte des élus, associations et simples citoyens essonniens refusant de voir l'autonomie de nos services de l'eau sacrifiée au profit de Suez-Environnement.
Pour retrouver l'historique et plus d'éléments sur cette offensive menée tambour battant quelques jours avant noël, reportez-vous à notre article du 24 janvier sur la relance de la guerre de l'eau en Essonne et en Ile de France 





Afficher l'image d'origine
Ah, qu'il était joli le temps béni du monopole incontesté de la Lyonnaise en Nord Essonne !

Y participaient des représentants du Collectif Eau de Viry Châtillon, du Collectif Eau publique Nord Essonne (Athis, Savigny, Juvisy), d'Aggl'eau Publique Val d'Orge ainsi que des responsables de la Coordination Eau Ile de France.

A l'ordre du jour, une volonté d'engager dans les délais requis  les recours qui s'imposent face à des tels dénis de justice, mais également d'alerter, mobiliser et coordonner les usagers de l'eau et élus locaux confrontés en ordre dispersé à l'offensive de la Lyonnaise.

* Un point sur les recours en annulation engagés contre les décisions suivantes:
- la délibération votée le 10 décembre par le  conseil d'administration de la régie Eau des Lacs pour rompre, au profit de la Lyonnaise des Eaux, le partenariat noué avec Eau de Paris  pour alimenter les castelvirois et demain les grignois avec l'eau de source apporté par l'aqueduc du Loing.
Cette délibération, votée à une courte majorité grâce aux voix des élus socialistes deViry-Châtillon, prévoit la fermeture la station de raccordement à l’aqueduc  inaugurée il y a moins de 2 ans à Grigny, financée grâce à des aides publiques importantes, pour racheter pour 15 ans minimum l'eau repotabilisée vendue par la Lyonnaise des Eaux.
Une délibération qui constitue un incroyable sacrifice de l'intérêt général ( en termes d'environnement, de démocratie locale, de bonne utilisation des deniers publics) au bénéfice des actionnaires d'une multinationale uniquement préoccupés de parts de marché.
Cette délibération a fait l'objet de recours de la Régie Eau de Paris et de la Mairie de Grigny, en cours d'instruction.

14 mars 2014 inauguration de la station de surpression et de raccordement à l'acqueduc, un équipement réalisé pour permettre dans l'avenir à Grigny et aux Agglomération voisines (Val d'Orge , Evry Centre Essonne) de s'y associer



- les 2 avenants votés le 17 décembre par le dernier conseil communautaire de la CALPE (avant son absorption par l'EPT 12 de la Métropole du Grand Paris. 2 avenants visant à prolonger par anticipation de 20 ans de plus les DSP "confiant" à la Lyonnaise des Eaux le service d'eau potable des communes de Savigny sur Orge et de Paray-vieille-Poste.

La déclaration faite lors du conseil communautaire par des élus d'opposition de Savignymet en lumière le véritable objectif de ces avenants:
https://webcloud.zaclys.com/index.php/s/rEx9LuYiGP93JO3le véritable objectif de ces 2 avenants
 17 décembre 2015



Le préfet de l'Essonne a déjà été saisi d'une demande en annulation de ces 2 avenants.
Il a été décidé de compléter cette démarche d'une saisine du Tribunal administratif de Versailles avec l'avocat Alexandre Faro qui a travaillé avec succès avec France-Liberté et la Coordination Eau ile de France pour faire condamner les multinationales de l'eau enfreignant la loi interdisant les coupures d'eau. Les frais d'avocat seront partagés entre citoyens et élus savigniens  avec une aide de France liberté et la coordination Eau ile de France.

2°) Après de nombreux échanges d'informations et d'idées sur les actions à mener, rendez-vous a été convenu entre les participants pour un nouveau rendez-vous visant à élaborer un texte "grand public"  pour expliquer en quoi cette offensive de la Lyonnaise, à Viry comme à Savigny et à Paray,  constitue une atteinte beaucoup plus large au droit  pour les usagers et collectivités essonniennes. Conférence de Presse, diffusion d'informations d'actions publiques coordonnées  avant et autour de la journée mondiale de l'eau le 22 mars prochain sont en perspective.


Prochain rendez-vous 

mardi 16 février 2016 

à 20h30 à Morangis





mercredi 3 février 2016

En Essonne, bienvenue et plein succès aux nouvelles régies publiques de Briis-sous-forges et d'Eau Ouest-Essonne

 Un article du Parisien repris par le site de la Coordination EAu Ile de France
saluant la création de la nouvelle Régie publique pour l'eau potable de Briis-Sous-Forge en Essonne. Une nouvelle victoire pour l'eau potable , bien public à préserver des appétits de profits des multinationales de l'eau et de leurs actionnaires:


http://eau-iledefrance.fr/essonne-briis-sous-forges-se-met-a-leau-publique/



et un article du site municipal de Saint-Maurice-Montcouronne sur la création dans le même secteur de l'Essonne de la régie publique d'eau potable Eau Ouest Essonne :


http://www.mairie-saint-maurice-montcouronne.fr/fr/information/84734/l-eau

A consommer et à partager sans modération!  

La vague citoyenne de réappropriation collective de l'eau potable continue à s'étendre!  

dimanche 24 janvier 2016

face à la relance de la guerre de l'eau en Essonne et Ile de France: réunion samedi 6 février de 10h à midi en mairie de Morangis


De très mauvais exemples à rayer du paysage


Pourquoi les régies publics  "Eau de Paris" et "Eau des lacs de l'Essonne"
constituent-elles, pour les multinationales de l'Eau, un exemple à rayer du paysage?


Janvier 2016, c'est le mois de mise en place des nouveaux grands machins coûteux bureaucratiques (GMBC)  accouchés au forceps pour écarter les franciliens de tout pouvoir d'expression et d'intervention sur leur cadre de vie et de travail:

* la MGP (Métropole du Grand Paris, 209 élus de 132 communes ),
* ses  13 EPT Etablissements publics territoriaux, dont l'EPT 12 (1/3 du val de Marne et 6 communes du nord de l'Essonne) composé de 680 000 habitants, 24 communes et 95 conseillers,

12 territoires
 carte du site citoyens94.com

* les nouvelles agglomérations résultant du charcutage de la carte territoriale essonnienne,

http://essonneinfo.fr/slide/articles/carte8.jpg
carte d'Essonne.info.fr


Pendant le charcutage de nos territoires, 

les multinationales s'activent 


Pendant que la plupart des élus locaux se mobilisaient  depuis 2 ans essentiellement  sur des batailles de territoires pour préserver autant que possible leurs pré-carrés, réseaux, et sphères d'influence, 
Veolia et Suez-Environnement (Lyonnaise)  ont, elles, compris très vite l'opportunité que leur offrait ce micmac antidémocratique pour rétablir leur  domination sur l'eau potable de l'agglomération parisienne. 


Une domination  qui a été mise à mal depuis 6 ans en 3 étapes:
* la création de la Régie publique  Eau de Paris en 2010,
* la création  de la Régie "Eau des Lacs" en Essonne l'année suivante,
* et le partenariat,  consacré en  février 2014, entre ces 2 régies engageant la construction d'un modèle public solidaire de la production d'eau potable en Ile de France. Un partenariat se concrétisant par la station de raccordement de la Régie Eau des lacs à l'Aqueduc du Loing pour en partager l'eau de source.

Pour mémoire, quelques infos sur cette magnifique réalisation:



Un article de la présidente d'Eau de Paris expliquant les perspectives ouvertes par ce partenariat :

 


Course de vitesse pour verrouiller l'avenir 

avant le 31 décembre 2015


Pour nos 2 commères, c'est une véritable course contre la montre qui s'est engagée pour  effacer ce recul, pour replacer leurs pions et priver les nouveaux établissements intercommunaux de, toute liberté de choix en matière d'eau potable dans l'avenir.


Le moyen? Un travail de lobbying intensif auprès des nouveaux élus de droite essonniens qui se sont retrouvés en 2014 aux manettes de la CALPE  (Agglo des Portes de l'Essonne) et de la CALE (Lacs de l'Essonne)  Dans ce dernier cas, l'aide précieuse d'élus socialistes locaux. Des élus qui n'ont rien trouvé de mieux que d'utiliser leurs nouveaux mandats au service des ambitions des multinationales de l'eau.

Résultat: l'invraisemblable déni de démocratie constitué par l'adoption, 15 jours avant avant la disparition de la CALPE et de la CALE au 31 décembre 2015, d'avenants accordant à la Lyonnaise des Eaux le monopole de la vente d'eau potable aux communes de ces agglos  pour 15 ou 20 ans.

notre article sur le conseil d'administration du 10 décembre de la régie Eau des Lacs:
et le communiqué de presse sur le vote du 17-12 à la Calpe de l'Association Eau publique Nord Essonne (membre comme la notre de la Coordination Eau Ile de France)

Comment en est-on arrivé à là?

En 2011, un an donc après la création de la Régie municipale Eau de Paris, la Régie Eaux des lacs de l'Essonne,voyait le jour à Viry-Châtillon, pour desservir les habitants de cette commune et, bientôt ceux de Grigny, membres de la même agglomération.

Dans le contexte national de réappropriation collective de l'eau potable par des collectivités de toute taille, Paris et Viry ont pris figure de symboles des actions victorieuses pour préserver l'eau, bien commun universel, des appétits des marchands et affairistes qui se la sont accaparée en France depuis des décennies . 
Particulièrement en Ile de France:  Veolia et la Lyonnaise y ont prospéré au fil de la croissance urbaine du 20ème siècle; jamais avares de petits cadeaux aux élus de tout bord pour entretenir leur bienveillance, et capables de mettre leurs rivalités de côté pour se partager le territoire francilien.

La régie Eau de Paris a mis un terme à un partage de la capitale (rive droite-rive gauche) entre Veolia et Lyonnaise (désormais intégrée à Suez-Environnement). Une contre-publicité plutôt gênante pour nos 2 multinationales qui s'attaquent à l'eau potable de tous les pays du monde au nom de l'efficience du modèle français de l'eau .
Pour se replonger dans la fabuleuse saga du retour vers le public de l'eau potable à Paris, vous pouvez lire:
Eau de Paris retour vers le public 

Dans le nord Essonne, la régie Eau des lacs a fait la démonstration (un très mauvais exemple ) qu'il était possible de s'affranchir des gries de Veolia qui, à travers le SEDIF, s'est bâti depuis 97 ans un monopole très rentable en banlieue parisienne.
lire pour en savoir plus  Vive la régie publique


Il y a peine 20 mois, la régie Eau des lacs s'est dotée d'une station de connexion permettant à ses usagers de disposer d'eau de source acheminée jusqu'à Paris par l’aqueduc parisien du Loing. 

2 mois plus tard, la droite castelviroise se retrouve de la tête de l'Agglo des Lacs et et de sa régie d'eau potable, dont Laurent Sauerbach devient président. 

* Dès le 8 janvier 2015 , le Parisien relaie une déclaration de M. Sauerbach qui affirme que: « La régie a été créée par pure idéologie, à la va-vite, (qu') elle est sous-dimensionnée et n'a pas les capacités pour faire face à un éventuel problème de technique. Je ne sais pas ce qu'il se passerait si une canalisation cassait demain » Il prétend aussi que l'incorporation de Grigny à la régie, prévue en 2018, a du plomb dans l'aile. « Grigny va aller dans l'agglomération d'Evry qui a déjà sa régie. Donc, soit on parvient à s'étendre ailleurs, soit on trouve une autre façon de travailler. » Il annonce un choix avant fin 2015 entre trois options :
1 -Rester en régie publique, mais en revoyant fortement son fonctionnement.
2- Une sortie  partielle, en reprenant un approvisionnement par un prestataire privé.
3- Une sortie totale, y compris en termes de distribution .
Incapables de trouver  par eux-mêmes matière à la remise en cause de la régie , ils font appel à 2 sociétés privées, IRH ingénieurs conseil (pour le volet économique) et Landot & associés (pour le volet juridique). Sur son site, IRH annonce son parti pris: En matière d'eau potable,ce cabinet intervient exclusivement en vue d'un renouvellement ou de la passation d'un contrat de DSP (Délégation au privé) .

* le 13 octobre, cette fois par l'entremise d'Essonne Info, MM. Villain et Sauerbach affirment  que l'audit réalisé justifie leur remise en cause de la régie: à défaut de pouvoir en critiquer le prix ou la qualité du service rendu aux usagers, c'est son endettement mettrait  en cause sa viabilité économique à long terme. La cause selon eux de cette situation ? La construction en 2014 de la station de raccordement à l'aqueduc du Loing d'Eau de Paris.

La "petite faiblesse" de ces déclarations tonitruantes, c'est que, en fait, le contenu de l'audit brandi pour discréditer la régie va en fait plutôt en sens inverse:

* tout d'abord , son objet même ne porte pas sur les perspectives économiques de la régie, mais sur son évolution dans le cadre de la nouvelle carte intercommunale. 

(cf page 12 : "Objet de l’étude : comment conserver le niveau de service actuel rendu par la Régie « Eau des lacs de l’Essonne » en matière d’eau potable après le rattachement (de la commune de Viry)à la CALPE?"). La moitié de l'étude se borne à recenser les différents mode de gestion de l'eau ... pour conclure (page 87) sur la proposition "d'attendre le transfert de compétence pour s'ouvrir l'opportunité d'un choix entre plusieurs mode de gestion": Sacrée expertise!!!
Ensuite, dans son état des lieux financier, l'audit montre que la situation financière de la régie, aujourd'hui excellente deviendra plus difficile à partir de 2017, année correspondant  au démarrage différé du remboursement de la dernière part des emprunts (plus étalés et aux intérêts moins élevés ) liés aux travaux réalisés. 

Mais l'audit révèle surtout que une part substantielle des difficultés financières prévisibles résultent du contrat invraisemblable passé par M. Sauerbach avec la Lyonnaise pour qu'elle prenne le relais de l’approvisionnement en eau de la régie lors de la maintenance de l'aqueduc (4 semaines tous les 3 ans) au prix fort et sous réserve d'un abonnement annuel porté à 120 000€ .... dès 2017, soit un prix au litre quadruple du prix normal (cf page 36 de l'audit)
- Surtout, l'audit montre que l'échéancier des emprunt est adapté à l'élargissement de la régie, prévu dans la même période:  avec la Ville de Grigny de façon certaine dès 2018, avec une ou plusieurs régie voisines de façon possible dès 2017, avec une prise en charge collective des travaux réalisés (la station construite ayant été dimensionnée dans cette perspective ).

Plutôt que de se réjouir de cette perspective , MM Vilain et Sauerbach, agrippés à leurs dogmes pro-privés, vont s'évertuer en la nier, n'hésitant pas dans ce but  à inventer de toute pièce un refus de partenariat  des autres collectivités, à commencer par la Ville de Grigny.

* Dès le 2 Novembre, leur  mauvaise fois est démontrée par un courrier du Maire de Grigny. Celui  rappelle l'engagement constant et déterminé de sa commune pour rejoindre la régie dès la fin de son contrat de DSP en 2018. 
Cet engagement est confirmé solennellement par une motion du Conseil municipal de Grigny votée le 17 novembre.

De fil  en aiguille, on découvre que M. Sauerbach, plutôt que de renforcer les partenariats utiles à la Régie dont il a pris la direction en mai 2014, a tourné le dos aux agglos voisines d'Evry et du Val d'Orge et à Eau de Paris, limitant son mandat à des échanges bienveillants avec la Lyonnaise des Eaux. 
On  s'aperçoit que , a contrario, un minimum de bonne volonté suffirait pour remédier à ce gâchis, en redonnant à la régie Eaux des Lacs sa place motrice  d'un mouvement vertueux des collectivités essonniennes, de tout bord politique, vers la réappropriation collective de leurs ressources en eau.

Mais  le temps pour M. Sauerbach n'est vraiment  plus à la défense du service publique dont il a la charge. A quelques semaines de quitter la présidence de l'Agglo des lacs, rayée de la carte au 31 décembre, il met le turbo avant son départ pour imposer le retour de la Lyonnaise de Eaux en position de force.

* Le 10 décembre 2015, en l'absence de toute procédure de consultation légale . Président de la régie et l'Agglomération des lacs de l'Essonne pour quelques jours encore, Laurent Sauerbach,  demande au  conseil d'administration de la Régie de casser avant son départ , au bénéfice de la lyonnaise des Eaux, le partenariat noué avec Eau de Paris pour un approvisionnement au moindre coût en eau de source des Castelvirois et des Grignois. 

A l'appui de sa demande, 2 offres de vente d'eau à la régie sont présentées :
* la première, celle d'Eau de Paris et la seconde, celle de la Lyonnaise, visiblement rédigée en fonction de la première. 
Par celle-ci,  la Lyonnaise propose une  baisse notoire de  ses tarifs. Elle  propose même de payer un loyer pour la station de raccordement à l'aqueduc mise en sourdine au profit d'un approvisionnement complété par les usines de la Lyonnaise de traitement d'Eau de Seine. 
Malgré cette opération de dumping, l'étude détaillée des 2 offres (tableau comparatif point par point etcourriers adressés par Eau de Paris et la Lyonnaise) permettra à chacun d'apprécier l'intérêt environnemental, tarifaire, social et en qualité de service d'une poursuite de la coopération avec Eau de Paris pour les Castelvirois, mais plus largement pour les essonniens des intercommunalités voisines.

Faisant fi de  ces éléments objectifs, Laurent Sauerbach obtient un vote  pour le choix de "l'offre de la Lyonnaise" par 10 voix contre 7, ce choix de renoncement étant obtenu par le Président, "grâce" aux voix des 2 élus socialistes de Viry (Mme M-F Eeckhoudt en son nom propre et en utilisant le pouvoir de M. Pascal-François Ducloux).

Cette décision, prise en pleine COP 21, entre les 2 tours d'élections régionales marquées par une défiance grave à l'égard de notre classe politique, illustre  l'incapacité de certains élus locaux à réfléchir par eux-mêmes et à agir dans l'intérêt des habitants et notre planète.
En effet, s'y exprime un parti-pris contre le  service public, sacrifiant  l'intérêt général  (empreinte carbone réduite, respect grand cycle de l'eau, choix du modèle économique le plus démocratique) et contre notre environnement au bénéfice d'une multinationale.

 

Les zélés défenseurs de la Lyonnaise ont-ils eu 

le dernier mot avec ce vote?

Peut-être pas. En effet,  dans leur hâte de boucler l'affaire à tout prix avant la disparition de la CALE au 31 décembre, ils ont pris des libertés particulièrement choquantes avec les règles  de transparence et d'équité qui s'imposent pour la "mise en concurrence" des offres d'Eau de Paris et de la Lyonnaise. 

Des méthodes qui ont conduit le conseil d'administration unanime d'Eau de Paris, à engager un recours en urgence contre la décision prise. Un recours qui a été examiné en urgence dès le 7 janvier. Souhaitons que la décision rendue  permette l'annulation d'une décision particulièrement lourde de conséquence à long terme pour les essonniens.

Ce répit doit  nous permettre de faire prévaloir la voix du partenariat entre régies franciliennes, seule solution à même de répondre au défi de la protection de l'eau potable.
Il s'agit d'abord de condamner  sans appel les méthodes de falsification et de manipulation utilisées par la Lyonnaise pour parvenir à ses fins à l'encontre de la régie Eau des lacs

N'ayons pas la mémoire courte 

 
En 2012, pour faire échouer le partenariat entre la nouvelle régie Eau des Lacs et Eau de Paris, La Lyonnaise avait payé les services d'un cabinet

 Elle lui avait donné  mandat d'utiliser tous les moyens pour "empêcher la coopération Eaux des lacs et Eau de Paris". Parmi ces moyens la création d'un pseudo-blog "monvirynature" et un pseudo compte twitter "ecoloviry", "diffuser des informations auprès des principales figures de l'opposition locale (notamment Jean-Marie Vilain) afin de relancer et de soutenir leur voix et leurs actions"

Toutes les éléments et les copies des pièces  de cette affaire  sur le site de Marc Laimé:

Ces minables méthodes de barbouzes ont à nouveau été épluchées et dévoilés l'an dernier par France 2 (Envoyé spécial) comme illustration  des méfaits  d'internet quant il est employé à des fins de manipulation


Suite à un article de l'hebdomadaire Marianne, le fameux blog a disparu du jour au lendemain, seul twitter en garde la trace aujourd'hui :
Les dirigeants nationaux de la Lyonnaise se sont vus obligés désavouer les pratiques de leur directeur régional et de le suspendre pour sauver la face ( voir leur communiqué de presse de l'époque)

MM Vilain et Sauerbach, par contre n'ont de leur côté trouver rien à redire au forfait de leurs "informateurs" de la Lyonnaise.
 Aujourd'hui, c'est  les mêmes comparses ressortent du bois pour tirer un trait sur une expérience locale qui s'était permis de "menacer la croissance la Lyonnaise Eau du Sud Parisien"
Les laisser faire aujourd'hui  signifierait cautionner  les pires dérives des multinationales pour faire échec aux démarches d'émancipation  des collectivités territoriales sur lesquelles elles prospèrent.

Ne serait-il pas plus positif que  franciliens, leurs associations et leurs élus coopèrent enfin pour l'eau potable face aux appétits des multinationales?

Les adhérents des associations et les élus intéressés par cette démarche de coopération se retrouveront à l'occasion de la réunion prévue en 

Mairie de Morangis , 12 avenue de la république à Morangis

le samedi 6 février 2016 à 10H




Afficher l'image d'origine

 l'Aqueduc Parisien de la Vanne en Bordure d'Aggl'eau Coeur d'Essonne
(rue Irène et Fredéric Joliot-Curie à Ris, en limite du bois de Saint-Eutrope et de Fleury_Mérogis



lundi 18 janvier 2016

Notre prochaine réunion du 28 janvier

Invitation
l'ensemble de nos adhérents et sympathisants sont conviés à la prochaine réunion de notre association programmée le 

Jeudi 28 janvier 2016 à 20h30
Salle Robert Barran , 50 rue du bois des châtres (à gauche de l'entrée de l'école maternelle Lucien Clause)
à  Bretigny sur Orge 

à l'ordre du jour :

1*Campagne de réadhésions 2016 à l'association,

2* Point sur le démarrage du projet PICRI engagé en partenariat avec l'Université de Paris-Ouest Nanterre (  retour sur la première réunion organisée le 8 janvier)

3* compte-rendu de notre rencontre avec les élus de Bruyères-le-Châtel (parmi lesquels Thierry Rouyer, Maire, Didier Préhu délégué au SIBSO, syndicat mixte du bassin supérieur de l'orge (SIBSO), Jean-Louis Clou délégué au SIAEP , syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable de la région d'Angervilliers )

4* Suite apportée à notre candidature à la CCSPL de la nouvelle comnunauté d'agglomération Coeur d'Essonne et point sur la mise en place de l'Agglomération

5 * Projet de soirée projection débat autour du film vague citoyenne soit au cinéma marcel Carné de Saint-Michel, soit au cinéma 220 de Brétigny sur Orge

6* Echanges sur les initatives envisageables pour la journée mondiale de l'eau du 22 mars 2016

7* Questions diverses

Pour toute proposition ou demande de covoiturage, contacter SVP l'association aggleaupubliquevo@gmail.com




dimanche 10 janvier 2016

Vous avez égaré votre invitation pour le lundi 11 janvier à 19h30?




Ce lundi 11 janvier  se réunit le premier conseil communautaire de Coeur d'Essonne Agglomération. A son ordre du jour,  l'élection du président des vices-présidents et la mise en place des commissions de travail qui auront la responsabilité et le pouvoir de décision sur notre cadre de vie socio-économique et environnemental  et sur notre démocratie locale des 5 prochaines années

Ce conseil se réunit lundi 11 janvier 2016,  à 19h30 à l'espace Concorde, 18 boulevard Abel Cornaton  à Arpajon . Cette première séance rassemblera les 59 conseillers communautaires issus des 21 communes membres

CARTE fusion 250px




Bon sang! où donc ai-je bien pu poser mon invitation? impossible de remettre la main dessus!

Chers 194 000 habitants de cette nouvelle agglomération,  ne  vous mêlez surtout pas de vos affaires!  Détournez les yeux !

Ne perdez pas votre temps à cherchez cette information sur les sites officiels de nos collectivités: Pas un mot, pas une information, et surtout pas la moindre invitation des habitants à se rendre à cette réunion publique  fondatrice de notre vivre ensemble des 5 prochaines années!

L'évènement est totalement censuré sur les 2 sites des communautés qui fusionnent (Arpajonnais et Val d'Orge) et sur les sites des principales communes de la nouvelle agglomération

Seule la commune d'Arpajon qui accueille l'évènement en fait état et convie ses habitant à y assister. Dans ce contexte tristounet d'opacité et de déni de démocratie , les élus arpajonnais se voient décerner sans aucune concurrence et donc sans grande difficulté  la première palme coeurd'essonnienne de la transparence.


1-C.BERAUD Bravo à Christian Béraud et à toute son équipe municipale d'élus arpajonnais qui n'oublient pas de qui ils tiennent leur mandat!


Faire de la politique autrement?!?

Souvenirs, souvenirs... il y a quelques semaines à peine, à l'issue d'élections régionales confirmant le discrédit de nos institutions et des élus locaux aux yeux d'une proportion croissante des français  (qu'ils soient labellisés purs,  pièces rapportés, bi, trans, ou uninationaux), particulièrement chez les moins de 30 ans, notre classe politique jurait, toutes sensibilités réunies, que  la leçon avait été entendue, et qu'il n'était plus question de faire de la politique comme avant, en tournant le dos aux électeurs.

Impressionné par la vigueur de ces promesses, chacun s'attendait à  que la création des nouvelles intercommunalités essonniennes offrent l'occasion idéale de concrétiser cet impératif  de faire de la politique autrement,  en invitant le plus largement les électeurs à  se réapproprier des outils politiques sensés être à leur service.


D'autant plus que le recul de la démocratie qui a accompagné ce reformatage à la cravache de notre territoire justifiait des mesures de rattrapage d'urgence:
Il faut quand même rappeler qu'il y a moins de 2 ans, lors des élections municipales de mars 2014, on nous a demandé de choisir pour les 6 prochaines années, des conseillers communautaires.
Sur les 98 conseillers communautaires (au total entre Val d'Orge et Arpajonnais)  que nous avons élus en mars 2014, 39 ont été virés en cette fin d'année 2015, sans aucun échange, discussion ni même d'information de leurs électeurs.


 

Certes, certes, dans le dur contexte de restrictions budgétaires que connaissent les collectivités territoriales asphyxiées par le recul des dotations budgétaires étatiques, il faut faire des choix, on ne peut pas à la fois faire de la communication pour les voeux de nos dirigeants et pour réduire l'écart entre citoyens et institutions.
Certains ont pu  s'interroger l'an dernier  sur l'utilité pour, les bénévoles de  notre association Aggl'eau publique Val d'Orge Orge  à dépenser de l'énergie et du temps dans le  domaine de l'eau en particulier, et sur les enjeux plus globaux de construction d'une démocratie locale à temps complet.

La façon dont ce premier conseil communautaire est organisé montre que l'heure n'est malheureusement pas venue de lever le pied.
Sitôt que se relâche la pression citoyenne, elle revient illico  au galop,  la propension naturelle d'une  majorité de nos élus  à régler entre eux, à l'abri des questions et des regards de leurs électeurs,  leurs affaires  de partage de sièges et de pouvoir.


















jeudi 10 décembre 2015

Régie Eaux des Lacs de l'Essonne : c'est ce jeudi soir que ça se joue

 Nous apprenons aujourd'hui même que le conseil d'administration de la régie Eau des Lacs de l'Essonne doit se prononcer ce soir entre  2 propositions: 
*celle de la poursuite du partenariat avec la régie Eau de Paris, qui est prête à racheter la station de pompage construite il y a 2 ans pour accéder à l'eau de source  de l'aqueduc  parisien du Loing,
* Celle de Suez Environnement-Lyonnaise des Eaux(LDE) , sous couvert de sa filiale Eau du Sud Parisien. 
 Vous trouverez ci-joint un tableau comparatif de ces 2 options réalisé par Gabriel Amard , créateur de la régie Eau des Lacs et vous pourrez lire ci-dessous ses commentaires. Comme il le résume lui-même, il n'y a vraiment pas photo entre les 2 propositions; si dans de telles  conditions, M. L. Sauerbach, président de la régie, optait néanmoins pour un retour à la privatisation de la production de l'eau potable, il confirmerait le caractère scandaleusement partisan de son opération au service de la Lyonnaise des eaux.... 
Comment s'étonner, face à de tels exemples de comportement  de la part d'un responsable politique une fois arrivé aux manettes d'un service public,  que grandisse le  discrédit des élus et collectivités et le ressentiment d'une grande part de la population à l'égard des pouvoirs publics?

  Étude comparative des offres d'Eau de Paris et de la Lyonnaise Eau du sud Parisien à la Régie Eau des lacs de l'Essonne , les commentaires et explications de Gabriel Amard

"Voici la comparaison sur la base d'extraits des propositions en présence. je vous laisse juger par vous mêmes. Il n'y a pas photo vous verrez. 

https://webcloud.zaclys.com/index.php/s/Vdu1I1j3zGCHg2n

Par ailleurs, la Régie Eau des lacs de l'Essonne se porte très bien comme en atteste l'audit commandé par son président . Elle dégage un excédent chaque année bien qu'il ait lui même signé un forfait avec Suez-Lyonnaise pour un secours en approvisionnement inutile. Il s'agissait surement de diminuer l'écart financier entre le maintien de la régie et la première proposition de Suez ! Comme le disait Emmanuel Lévy dans Marianne du 1" Novembre 2015, cet acte peut être qualifié de léonin.
L,a régie n'a donc pas de déficit, contrairement à ce que la propagande municipale (du Maire de Viry-Châtillon) prétend. Les emprunts levés depuis la création de la regie ne représentent que quelques dizaines de centimes sur un tarif TTC inférieur de 40 % par rapport aux communes voisines! Le rendement du réseau est passé de 80 à 85% en 4 ans. 
Je remercie Eau de Paris et sa présidence d'avoir agi  et réagi  pour toujours proposer des évolutions qui puissent préserver une inter-connexion publique au sud du Grand Paris et dans un département, l'Essonne, totalement dominé par une production Suez privée. (propriété de Suez : 3 usines de productions à Viry , à Montgeron et à Morsang sur Seine pour un total de m3 représentant un potentiel de plus de 1 millions d'habitants. La vente d'eau par Paris hors périphérique et en particulier en Essonne est la véritable raison de cette " Guerre de l'eau " d'apparence locale. Il se joue là un premier acte de cette Guerre entre EDP, Sedif et Suez pour le Grand Paris! 

Pour ce qui est des éléments propre à la régie locale je vous renvoie à ma note de Blog : www.gabrielamard.fr. Vous verrez bien qu'une fois de plus le vieil adage " quand on veut plus de son chien, on dit qu'il a la rage" fonctionne toujours. Rien n'a été disproportionné dans les choix passés.
Depuis 2000, c'est la première fois qu'une régie publique d'eau potable  risque d'être remise en cause.
C'est donc tout un symbole pour le privé qui cherche à mettre n'importe quel prix pour y arriver et donner des points d'appui aux discours de la FP2E (fédération des entreprises privés  et ses complices. Cela n'a pas tardé dans le Bulletin municipal de la commune d'Etampes ( Député -Maire Franck Marlin, ancien chef de cabinet du trop célèbre Xavier Dugoin ( Affaire Tiberi): la Régie de Viry y est présenté comme déficitaire!!!
Le Conseil d'administration de la régie se tient ce soir, tout va se jouer à une voix ! 
2 voix PS manquent à l'appel !
Alors si quelqu'un y peut quelque chose ? Pour la protection de la gestion publique d'un bien commun ...
Merci à ceux qui me lisent jusqu'au bout.Et n'oubliez pas le comparatif en pièce jointe.
La Guerre de l'eau continue ...
J'y prendrai toute ma part quelque soit le résultat de ce soir.
Bien à toutes et tous"
Gabriel Amard

dimanche 6 décembre 2015

Mettons l'eau à l'écran!

L'eau, bien commun, ne doit plus être réservée aux experts

Notre association a l'objectif pour la prochaine année de renouveler des initiatives de soirées débats , notamment sous la forme de projections de films suivies de débats qui permettent d'approfondir les enjeux de la gestion de l'eau. Ces actions ont vocation à illustrer la mission d'éducation populaire qu'entend jouer Aggl'eau publique Val d'Orge avec des partenaires locaux dont c'est aussi la préoccupation. Elles entendent aussi éclairer les choix à prendre par notre prochaine régie publique d'eau potable à la lumière des batailles menées à l'échelle de la planète pour le droit universel à une eau saine et préservée, aujourd'hui et demain.

Sensibiliser, informer, débattre


Vous trouverez ci-dessous une brève présentation des films, accompagnés de liens vers des dossiers plus complet de présentation qui peuvent jouer ce rôle et qui pourraient être proposés par exemple:
* Au cinéma 220 de Brétigny sur Orge
* Au Cinéma Marcel Carné à Saint-Michel sur Orge ou à une des médiathèques de l'agglomération du Val 'Orge
* Aux universités populaires de Saint-Michel ou de Sainte-Geneviève des Bois,
* A la maison de l'environnement de Morsang etc...
Tous les adhérents et sympathisants de l'association sont invités à prendre contact avec les associations et partenaires qui pourraient être intéressés par ces initiatives 


Prochainement sur nos écrans?



Vague citoyenne de François Gieu,  

documentaire de 1h 53'
Vague Citoyenne ou l’odyssée des mouvements citoyens en France en écho à ceux du monde.
L’eau est à qui ? À l’État, aux politiques, aux multinationales, aux financiers ou bien… à nous tou-te-s ? Des femmes et des hommes, en une déferlante citoyenne, réclament leur simple droit vital. L’eau. En France. Berceau des marchands mondiaux de ce bien commun.
Le film nous amène à la découverte de la diversité de voix qui s’élèvent pour l’eau bien commun en France, et nous plonge au cœur  d’actions citoyennes aussi nombreuses qu’hétéroclites : éducation populaire, art activisme, expertise et plaidoyer, actions juridiques et désobéissance civile... C’est David contre Goliat, version contemporaine. Ce film les suit pendant six années et nous plonge dans le bain des militants de l’eau, de leurs actions coup-de-poing et dans les méandres de la justice française.
Les géants de l’eau n’hésitent pas à user de procédés dignes de films d’espionnage pour décrédibiliser le mouvement... Mais inexorablement, les luttes, les défaites et les victoires citoyennes érodent, vague après vague, le pouvoir des puissants de l’eau.
Vague Citoyenne est comme l’eau, tombe du ciel, coule, s’infiltre et gonfle les flots. Depuis début octobre, il a donné lieu à une douzaine de projections organisées en partenriat avec des cinémas de Rouen à Auch, en passant par Perpignan Carcassonne, Poligny, Paris, Montreuil, le plus souvent avec la participation de son réalisateur François Guieu

Quelques autres films projetés à l'occasion des initiatives citoyennes organisées en marge de la COP 21 officielle, et qui mettent en avant les interactions entre les luttes contre les causes du dérèglement climatique et les actions contre les perturbations du cycle de l'eau :

 

« Dobra Voda » de Valérie Valette.

 92 min

Ce documentaire explore une vision complémentaire du changement climatique. L'effet de serre n'est pas le seul mécanisme responsable de ce dérèglement écologique sans précédent : la modification de la surface de la planète par les activités humaines a atteint un point critique.
Le petit cycle de l'eau est le circuit fermé des micro-climats à l'échelle locale. Il est fondamental pour l'équilibre hydrique et thermique de notre planète, à l'échelle globale. Sa rupture, à travers la destruction des écosystèmes naturels et les mauvaises pratiques agricoles, entraine des conséquences aussi désastreuses qu'ignorées.
Mais la bonne nouvelle, c'est qu'il est rapide et facile de le restaurer. Dans une échelle de temps et de moyens à taille humaine... De la Slovaquie aux réserves indiennes du Dakota, du Pays Basque espagnol au Burkina Faso, du Paraguay à la France, des solutions dédiées au petit cycle de l'eau existent...
Bande-annonce : https://vimeo.com/143387225
extraits du documentaire (4 mn 15 environ):

 

 Montpellier

 « Berbère des Cimes » de Bruno et Sylvain Cedat

 (52minutes)

Eau, Planète et Peuples propose un ciné-débat sur le thème « Eau et adaptation au changement climatique ». La projection du documentaire sera suivie d’un débat avec 2 intervenants et d’un échange avec la salle.
Synopsis : Au cœur du Haut Atlas Marocain, l'eau est une ressource rare. Le climat semi-aride ne laisse place qu’à quelques mois de précipitations par an. Depuis des siècles, les berbères ont su s'adapter à cet environnement, transformant des vallées arides en véritables oasis.
Pourtant, les conséquences du changement climatique inquiètent les plus anciens : les sécheresses récurrentes mettent en péril la communauté. La gestion de l’eau est un défi majeur que le petit village isolé de Tizi N’Oucheg veut relever.
Rachid, président de l'association du village et guide, est sur le point de réussir à faire de Tizi N’Oucheg le premier village de la vallée à maîtriser la gestion de son eau, depuis le captage des sources jusqu’à la réutilisation des eaux usées.
En quoi une gestion intégrée de l’eau peut-elle être à la base d’un développement durable pour des communautés isolées, dans un contexte global de réchauffement climatique ? Quelles synergies positives ces programmes peuvent-ils entraîner ?
Quelles solutions pour les communautés locales face au changement climatique et à la perturbation du cycle de l’eau ? Comment favoriser la participation de ces communautés aux efforts d’adaptation au changement climatique ?
Intervenants : Mehdi Lahlou, Guillaume CRAIG, BlueEnergy Nicaragua


 

La soif du monde de Y-A Bertrand

 90 minutes
Après HOME et la série Vu du Ciel, le film documentaire de 90 minutes LA SOIF DU MONDE de Yann Arthus-Bertrand, réalisé par Thierry Piantanida et Baptiste Rouget-Luchaire propose un nouveau voyage autour de la terre.
Cette fois-ci le photographe s’intéresse à l’un des enjeux majeurs pour la survie des populations : l’EAU. Aujourd’hui, dans un contexte de forte croissance de la demande, d’augmentation de la population mondiale et d’aggravation des effets des dérèglements climatiques, l’eau est devenue l’une des plus précieuses richesses naturelles de notre planète. LA SOIF DU MONDE, film tourné dans une vingtaine de pays, révèle le monde mystérieux et fascinant de l’eau douce grâce à de spectaculaires images aériennes tournées dans des régions difficiles d’accès et rarement filmées, tel que le Soudan du Sud ou le nord du Congo ; découvertes aussi des plus beaux paysages de notre planète, lacs, fleuves, marais, dessinés par l’eau.
LA SOIF DU MONDE fait le pari de confronter la fameuse vision aérienne du monde de Yann Arthus-Bertrand avec la dure réalité quotidienne de tous ceux qui sont privés d’eau, en meurent parfois et se battent sur le terrain pour se procurer l’eau, l’épurer ou l’apporter à ceux qui en manquent.
Le film est tissé de rencontres. Un berger du nord Kenya nous dit dans les yeux qu’il a tué pour de l’eau et qu’il le fera encore. Des femmes dansent lorsque l’eau arrive enfin dans leur village. Une ambassadrice des Nations Unies atypique explique son combat pour que les gouvernements s’engagent eux aussi pour permettre l’accès à l’eau et aux techniques les plus modernes d’épuration, garantes de la survie et de la santé des populations les plus pauvres.
Des reportages réalisés en Europe, en Afrique, en Asie, en Amérique, donnent la parole à ceux qui s’engagent et innovent, afin d’apporter l’eau où elle manque, l’utiliser plus intelligemment, l’épurer ou mieux encore cesser de la polluer.
Des personnalités attachantes, reconnues internationalement ou simples acteurs de terrain, illuminent le film de leur énergie, de leur imagination et de leur enthousiasme…
Car l’accès à l’eau potable est plus que jamais le grand enjeu de demain.
les associations ou établissments scolaires qui souhaitent diffuser le film “Soif du monde” gratuitement, peuvent s'adresser à la Fondation GoodPlanet : jacqueline@goodplanet.org
toutes les infos et extraits sur le site du film: http://www.yannarthusbertrand.org/fr/films-tv/la-soif-du-monde