samedi 20 septembre 2014

Grèce: Une convergence efficace entre mobilisation citoyenne et bataille juridique fait reculer le Gouvernement et la Troïka sur la privatisation de l'eau


Il n'est pas trop tard pour faire écho aux bonnes nouvelles qui nous sont arrivés de Grèce cet été. Nos médias dominants , totalement dédiés à promouvoir la résignation et la désespérance face à la casse des services publics, se sont en effet bien gardés de relayer ces informations.

Rappelons le contexte : comme condition de l’aide financière apportée par la « troïka » (Union européenne, Banque Centrale européenne, FMI), la Grèce s’est vue imposer des mesures d’austérité drastiques et la privatisation de plusieurs entreprises publiques. Parmi celles-ci, les compagnies de l’eau d’Athènes et de Thessalonique – deux entreprises rentables que personne, localement, ne souhaitait voir passer sous le giron du privé.

le  18  Mai, à Salonique , deuxième ville du pays par sa population et par importance, les citoyens ont pu exprimer aussi leur avis sur la décision prise par le gouvernement de privatiser la Société hydrique et de solder ainsi l'eau à quelque entreprise privée, éventuellement quelque multi-nationale étrangère, de celles qui  se sont enrichies ces dernières années en mettant les mains, à des prix au rabais, sur un bien commun d'importance fondamentale.

98 % de non à la vente de l'eau public aux entreprises privées

Nonobstant les menaces du gouvernement qui à la veille du scrutin, avait déclaré illégitime la consultation en menaçant de rétorsions ses organisateurs, le résultat du référendum a été impressionnant, avec 98% de 'non' à la décision de vendre l'eau publique aux entreprises privées.


Ce résultat de Salonique est important : après les mobilisations massives réussies en Italie, à Madrid, à Berlin, contre la privatisation de l'eau, il s'agit d'un formidable  acte de désobéissance de masse aux décisions du gouvernement hellénique et adressée aux entreprises privées candidates au rachat de la compagnie de Thessalonique : en première ligne, la multinationale française Suez-Lyonnaise, toujours prête quand il s'agit d'utiliser les profits amassées sur notre dos pour faire mains basses sur l'eau potable d'autres pays et la société israélienne  Mekorot, sinistrement célèbre pour ses pratiques de détournement et de vol de l'eau des territoires occupés palestiniens.

 

La justice grecque met son veto à la privatisation de l'eau de la capitale

Dans un premier temps, le gouvernement Samaras a fait savoir que ce résultat n'a aucune valeur légale (au motif que selon la loi seuls sont valables les référendums sur les mesures gouvernementales accompagnés d'un décret présidentiel ou par une majorité de parlementaires). Mais il a préféré attendre
l'avis du Conseil d'Etat sur la constitutionnalité de la privatisation de la compagnie publique des eaux d'Athènes.
Cette décision, fin Mai, a constitué un cinglant échec pour le gouvernement mettant son veto à la privatisation de la régie athénienne. Dans son arrêt, le Conseil d’Etat a estimé que :
«la transformation d’une entreprise publique en entreprise privée ayant pour objectif le profit fait peser une incertitude sur la continuité de l’offre de service public abordable et de qualité».
Cette décision a redonné le moral aux employés d’Eyath, a compagnie publique de Thessalonique : «S’il est contraire à la Constitution de privatiser l’eau d’Athènes, pourquoi en serait-il autrement à Thessalonique ?»
A la suite, courant juillet, c'est au tour du tribunal d’Athènes d'enjoindre HRADF (le fonds privé, chargé en Grèce de la vente des biens publics), de répondre à la demande d'information présentée par “l’UCE (Union Citoyenne pour l’Eau)”, branche du syndicat des coopératives de l’eau de Thessalonique, créée par Initiative K136, pour obtenir 51 % des parts dans EYATh, la compagnie publique d’eau de Thessalonique, au nom des citoyens.

Par trois fois, HRADF avait refusé de donner des informations sur les processus de privatisation, sous prétexte qu’elles étaient réservées aux éventuels acquéreurs privés. Le tribunal d’Athènes juge que HRADF ne peut se réclamer de son statut d’entreprise privée et doit se soumettre à une certaine transparence, ainsi que l’impose la décision de la Cour Européenne de Justice du 19/12/2013 Case Fish Legal dictant que « l’accès à l’information sur l’environnement, l’eau, l’assainissement et la privatisation de ce secteur, dans le cas où des compagnies privées ont reçu une délégation de l’Etat pour réaliser ces travaux dans le cadre du « service public » doit être facilité. »

Le gouvernement fait machine arrière

Résultat, la décision annoncée le 14 juillet 2014, à l'issue de discussions entre le premier ministre Antonis Samaras, le leader de la coalition gouvernementale Evangelos Venizelos et deux ministres clefs, de ne pas privatiser les compagnies grecques publiques de distribution d’eau et d’assainissement. Cette décision qui tire les conséquences de l'arrêt du conseil d’Etat sur la compagnie publique d'Athènes s’applique également pour Thessalonique.

Ce virage à 180° démontre la dynamique gagnante de l’exigence populaire de voir l’eau reconnue comme un bien public, à protéger de la convoitise des chasseurs de profits.

Il est grand temps que les dirigeants de l'agglomération du Val d'Orge, intoxiqués par des décennies de domination des entreprises privées, donnent enfin la parole à leurs électeurs pour se ressourcer et cesser leurs ronds de jambes.

Vite, une consultation publique sur la création d'une régie publique pour l'eau du Val d'Orge!

(sauvez l'eau en grec)

jeudi 18 septembre 2014

la Coordination Eau bien commun France est née

Lyon  le 15 septembre 2014

Des citoyens et associations de toute la France se sont réunis ce week-end à Lyon, sur la Péniche du Val de Rhône à l’initiative de la Coordination Eau Ile-de-France, de la Coordination Eau Bien Commun Rhône-Alpes et la Coordination Eau Bien Commun PACA. 
Pour porter d’une seule voix, l’eau bien commun dans les différents débats et combats, ils ont décidé de créer la Coordination Eau Bien Commun France.

Depuis plusieurs années, une vague inédite, citoyenne et associative autour de l’eau bien commun, mobilise associations, réseaux et citoyens en France et en Europe.
Des actions en faveur du droit humain à l’eau et à l’assainissement, d’une gestion publique et démocratique de l’eau, et pour la préservation de la ressource sont menées par des collectifs de citoyens et associations localement et régionalement.

Cette deuxième réunion nationale a réuni plus de quarante représentants d’associations et citoyens et leur a permis d’échanger et d’engager ensemble plusieurs campagnes communes au niveau national. En premier lieu, il s’agit de soutenir et de généraliser l’action initiée par la Coordination Eau Ile-de-France, à laquelle est rattachée notre association Aggl'Eau Publique Val d'Orge,  et la Fondation France Libertés, contre les coupures illégales d’eau et pour l’application de la loi Brottes et du droit à l’eau. Il s’agit aussi de prolonger l’action menée au moment des élections municipales avec le kit citoyen d'interpellation des candidat, en élaborant une nouvelle version enrichie, à destination des associations et des nouveaux élus, pour guider les initiatives dans le domaine de l’eau au niveau local.

Enfin,  s’est exprimée la volonté collective de s’impliquer tout au long de 2015 dans la préparation de la conférence climatique et d’y faire entrer la question de l’eau comme un enjeu décisif pour restaurer le climat.
Pour renforcer  les actions à l’échelle nationale, mutualiser les compétences, augmenter la visibilité et l’efficacité du mouvement, une coordination nationale autour de l’eau bien commun est née le 14 septembre 2014 à l’issu de cette rencontre.
L’objectif de cette Coordination est de défendre le droit humain à l’eau et à l’assainissement et de promouvoir la gestion publique, écologique et démocratique de l’eau bien commun.
Associations, réseaux, collectivités et citoyens peuvent rejoindre la Coordination Eau Bien Commun France.

Plus d’information et outils à disposition sur le site internet www.coordination-eau.fr .

lundi 1 septembre 2014

On se mouille pour une régie publique pour l'eau du Val d'Orge

Dimanche 31 août 2014, plan d'eau de Saint-Michel, des panneaux attirent l'attention 
des promeneurs et cyclistes qui sont  nombreux à cette heure sur la promenade de l'orge
 Le dimanche précédent, un repérage sur la rive avait laissé présager une activité inhabituelle


















 A 16 heures, une centaine de valdorgiens ayant répondu à l'invitation sensibilisent les passants. Les préparatifs de l'opération laissent présager une opération extrème:
https://www.youtube.com/watch?v=1lETzyeLA8g&list=UUvZD8dWoM0oZ5Qr-nS1_l0g&index=2
 Quelques plongeurs du dimanche, sous des accoutrements divers, se portent volontaires, malgré la couleur peu attirante de l'eau....Quand il s'agit de se mouiller pour l'eau potable, domaine dans lequel la majorité des collectivités françaises naviguent depuis des décennies en eaux troubles, il en faudrait plus pour se décourager!....Freedom for water!
Petite conférence de presse improvisée (Le Républicain et l'Essonnien couvrent l'évènement)
https://www.youtube.com/watch?v=fU-7wp93idg&feature=youtu.be
 Assez parler, l'eau est au grand plouf....les pêcheurs laissent la place.





 Les nageurs résistent aux attaques des bactéries et virus sournois et se hissent au milieu du bassin:
https://www.youtube.com/watch?v=Y9lB8R5Ea80&index=1&list=UUvZD8dWoM0oZ5Qr-nS1_l0g


 Tout le monde revient indemne
 La pétition pour une régie publique se couvre de nouvelles signatures, de nouvelles adhésions sont recueillies, des  rendez-vous sont pris pour les forums des associations organisés dans les 10 communes le week-end suivant.
Et  encore quelques vidéos: https://plus.google.com/u/0/108304523180292311729/posts

Bon, Il s'agit de mouiller la chemise à présent.

mercredi 27 août 2014

Les rapports annuels 2013 de Suez- Lyonnaise et Veolia pour les communes de la CAVO

3 mois après leur remise au président de l'agglo, nous avons fin pu obtenir, grâce à l'intervention d'un élu, les rapports annuels obligatoires des délégataires du service de l'eau pour les 10 communes de l'agglo du Val d'Orge. Le rapport annuel  sur la qualité et le prix de l'eau, préparé sur cette base par les services de la CAVO, devait être diffusé et débattu avant le 1er juillet 2014 par le conseil communautaire.
Jusqu'en 2012,   les délais légaux étaient à peu près respectés (sans par contre aucun  débat, ni communication préalable des rapports aux élus ou aux associations membres de la CCSPL permettant leur étude). Mais depuis qu'en février 2013, le président de l'agglo a proclamé l'avènement de " la  transparence totale sur les questions de l'eau ", même ces rapports obligatoires ont les pires difficultés a être présentés.... L'an dernièr , il a fallu attendre le 9 octobre pour la présentation du rapport de l'année précédente... Ce rapport  mettant en évidence de nouveaux manquements des délégataires à leurs devoirs de compte -rendu ceci explique sans doute cela    (voir notre article  Rapports annuels 2012 sur le service d'eau potable de la CAVO...l'enfumage ne suffit plus) http://ateliercitoyen-eauduvaldorge.blogspot.fr/2013/10/les-rapports-annuels-2012-sur-le.html 

Cette année, le retard est parti pour être du même ordre. 

Des rapports gratuits obligatoires négligés au profit de l'audit très couteux de SP 2000? Vous rèvez!...

Les usagers qui n'ont pas suivi les épisodes précédents se diront peut-être  que cette désinvolture  à l'égard des rapports officiels résulte du fait que les débats en matière d'eau  sont alimentés aujourd'hui  par le rapport  de l'audit de 140 000 euros commandé à SP 2000 et dont la partie consacrée au diagnostic du service rendu et des réseaux existants était à rendre  pour le 31 octobre 2013???? Erreur!... ce rapport est toujours porté disparu 10 mois plus tard.
 Quand on pense que SP 2000, dont l'offre était pourtant de 20 à 40% plus chère que celle des cabinets concurrents, a été choisi du fait de la compétence exceptionnelle de ses consultants permettant de travailler vite et bien, on se dit que décidément,  aujourd'hui, la priorité du président de l'Agglo est surtout de priver par tous les moyens d'information et d'éléments d'appréciation les habitants. Un comportement qui ne présage malheureusement pas d'un choix répondant aux attentes de la population.

On se demande vraiment le but d'un tel renoncement à étudier les performances de nos délégataires privés. Même dans les collectivités dont les dirigeants, par parti pris idéologique, refusent de rompre avec le privé, les fins de contrats sont l'occasion de critiques, de revendications, de négociations âpres pour arracher des baisses de prix, des travaux plus sérieux de maintenance du réseau avant de resigner pour 15 ans... Ici, dans la CAVO, jamais la Lyonnaise et Véolia n'ont jamais été aussi tranquilles pour gérer leur business. 

Pour ceux qui ont le temps et l'énergie pour faire ce travail d'examen critique des rapports, Aggl'eau publique Val d'Orge, met ces rapports 2013  à disposition de tous  sur la page de notre site accessible en haut de notre page d'accueil par l'onglet "documents officiels de l'agglo"
 http://ateliercitoyen-eauduvaldorge.blogspot.fr/p/documents-officiels-de-lagglo-du-val.html
Vous y trouverez les rapports 2013 de nos 10 communes... Bon courage!
  

lundi 18 août 2014

31 août 2014, rentrée éclaboussante à Saint-michel sur Orge



A peine créée
L’Association Aggl'Eau Publique Val d'Orge

 donne Rendez-vous

le Dimanche 31 Aout à 16 heures

Promenade des bords de l’Orge

au niveau du plan d'eau de St Michel–sur-Orge

(Parking à coté de la piscine de St Michel-sur-Orge)
à toutes celles et ceux qui sont prêts à se mouiller pour obtenir des dirigeants de la CAVO la création d'une régie publique.
pour retrouver cette invitation sous format imprimable, cliquer ici:
Qu'on se le dise! 

dimanche 10 août 2014

Rediffusion d'été - Les grands prédateurs

Nestlé et le business de l'eau en bouteille

Pour ceux qui ont loupé sa diffusion en 2012 et la  rediffusion sur Arte  le 5 août 2014 de ce documentaire d'Urs Schnell et Res Gehriger  (Allemagne/Suisse).

Nestlé agit comme "un prédateur à la recherche des dernières gouttes d'eau non polluées dans le monde" assure Maude Barlowe, ex-conseillère principale de l'Onu sur les questions de l'eau. Il pompe l'eau des nappes pour l'embouteiller et, entre autres maux, prive parfois les populations locales d'eau potable. Comme à Lahore au Pakistan ou à Lagos, au Nigeria où les habitants n'ont plus guère alors d'autre choix ... que de l'acheter!
La charge est féroce. Dévastatrice lorsqu'elle confronte les beaux discours humanistes du Président de Nestlé, avec la réalité. Un seul regret: pourquoi Nestlé est-il seul sur le banc des accusés? A quand un documentaire français sur Danone, dont les pratiques ne sont si différentes?
Ce film s'empare d'une problématique cruciale: A qui doit appartenir l'eau puisée dans le sous-sol? Aux hommes qui vivent à sa surface? Ou aux entreprises en quête de profit?
Dans le Maine, aux Etats-Unis, des municipalités ont tranché: l'eau est un bien commun, elle ne saurait être commercialisée.....

Pour regarder ce documentaire:

http://www.reconnexions.net/documentaire-nestle-et-le-business-de-leau-en-bouteille/




vendredi 8 août 2014

Un tour de France très désaltérant

Petit tour d'été de la France aquaphile, qui résiste à la finance et à la marchandisation de nos biens communs ….

Tous nos dirigeants, à tous les étages, ont-ils définitivement courbé l'échine face aux appétits de dividendes et à la vampirisation de tous nos services publics ? On pourrait le craindre, au spectacle des pantalonnades et acoquinements de ceux qui se partagent les faveurs des médias... Et si, en plus, on pense que, pendant la trêve estivale, se poursuivent les négociations des traités secrets visant à nous ligoter définitivement aux totems du dieu commerce, notre moral ressemblera aux bulletins météo de notre époque de dérèglement climatique.


Allons, bonnes gens, n'en restons pas aux injonctions du CAC 40 et de ses p'tits soldats dociles. Pour ceux qui en ont la chance, profitons cet été de nos déambulations de forêts en collines, de villages en métropoles, au fil de la France du courage et du goût d'en découdre avec les puissances d'argent,  la France de celles et ceux qui préfèrent les chemins buissonniers de l'autogestion de nos biens communs aux autoroutes à péages formatées par les  études de marchés.

A l'encontre du discours dominant, la gestion de l'eau potable sans but lucratif, petit à petit, brin par brin, continue à tisser sa toile de solidarité à travers notre territoire. Une toile aux allures de patchwork, plus ou moins chatoyante, mais qui, s'avère solide et durable, capable de résister aux intempéries budgétaires qui secouent les collectivités locales. 

Où que vous partez, vous en croiserez sûrement quelque uns de ses tisserand(e)s sur votre route. Voici quelques uns de leurs repères. Leur liste s'est tellement étendue ces dernières années que ce petit inventaire est assurément incomplet , il ne tient qu'à vous de le compléter.
Et surtout, au retour, pas question de les ranger au placard des souvenirs nostalgiques de vacances dépaysantes. En les croisant, profitons-en pour faire le plan de révolte et d'énergie pour rejoindre cette grande marée.

En 20 ans, en France, déjà plus de 5 700 000 d'habitants et leurs élus ont découvert, redécouvert ou pris la décision de retrouver demain, le plaisir de déguster une eau potable à l'arôme de la liberté reconquise.... Pourquoi pas nous ????


I – Quelques unes des régies publiques historiques

Besançon,
Aix en Provence, 
Angers ,
Amiens
Le Syndicat départemental de l'eau et de l'assainissement du Bas-Rhin
Limoges, Metz Métropole (Haganis), Nancy
Le Syndicat départemental d'équipement des communes des Landes (SYDEC)

Le SYDEC est confronté à une croissance forte du nombre de ses communes adhérantes. En dix ans, entre
2000 et 2010, il est passé de 1 000 à 40 000 abonnés pour l’eau potable et de 2 000 à 35 000 abonnés pour l’assainissement. L’effectif a également progressé, passant d’une dizaine d’agents en 2000 à près de 150 aujourd’hui.
Le Syndicat des Eaux du Nord, le SIDEN-SIAN, gère l’eau potable et industrielle, l’assainissement collectif et non collectif et les eaux pluviales.Il s'est doté d’une régie, Noréade. A ce jour, le SIDEN-SIAN regroupe près de 700 communes, syndicats intercommunaux ou Etablissements Publics de Coopération Intercommunale du Nord, du Pas-de-Calais, de l’Aisne et de la Somme. En tout, près de 500 salariés concourent à assurer aux communes adhérentes et à leurs habitants un service de qualité et de proximité.
La Rochelle
Reims métropole : 213 787 habitants consomment la même eau et bénéficient du même service de collecte et de traitement des eaux usées.
La Roannaise de l'Eau
Communauté Urbaine de Strasbourg
Tours (depuis 1795...qui dit mieux ?)
Nantes
Limay (78)

II - Les retours en régie depuis 20 ans avec baisse de tarif de 15 à 30 %

  • Tursan (42 communes des Landes et Pyrénées atlantiques) en 1995
  • Alès (1998) 41 000 habitants
  • Grenoble et 3 communes voisines (2000) pour 182 000 habitants
  • Chatellerault et Naintré en 2007 pour 38 000 habitants (portant à 90 % la population de la Vienne bénéficiant d'une distribution publique)
  • Cournon d'Auvergne en 2007 pour 20 000 habitants
  • Le Syndicat intercommunal Durance-Lubéron (1997, après 42 ans de contrats avec la Lyonnaise) pour 61 000 habitants.
  • Varages (Var) en 2003
  • Castres (Tarn) en 2003 : 96 M€ économisés, pour 43 000 habitants
  • Lanvollon-Plouha (Côtes d’Armor) en 2005 (15 000 habitants)
  • Cherbourg, (2005), avec un prix stabilisé, et des investissements dans un assainissement écologique, pour 85 000 habitants
  • Neufchâteau (Vosges) pour 6800 habitants
  • Venelles (Bouches-du-Rhône) pour 8200 habitants
  • Tournon-sur-Rhône (Ardèche) pour 10 700 habitants
  • Embrun (Hautes-Alpes), 6 400 habitants
  • Fraisses (Loire) en 2002 pour 3900 habitants
  • Belley (Ain) en 2008 pour 8 800 habitants
  • Annonay (Ardèche) en 2009 pour 17 300 habitants
  • La Communauté d’agglomération de Rouen en 2010. Au 1er janvier 2012, la CREA a étendu sa régie publique de l’eau à 11 nouvelles communes. Ainsi, avec 179 000 abonnés soit 440 000 habitants, la régie publique de l’eau, appelée Eau de la CREA est l’une des plus importantes de France
  • Paris en 2010 pour 2 250 000 habitants avec une baisse du prix de 8 %
  • Digne les Bains, en 2009 pour 17 500 habitants
  • Ondres, Tarnos, Boucau, Saint-Martin-de-Seignanx (Landes) en 2011 pour 29 000 habitants
  • Viry-Châtillon (Agglomération des lacs de l'Essonne) en 2011 et décision pour Grigny en 2017 pour 59000 habitants,
  • Saint-Malo, en 2012, pour 45 000 habitants
  • Saint-Jean de Braye (Loiret) en 2012 pour 19300 habitants,
  • Brest Métropole Océane passée en gestion publique (SPL) au 1er janvier 2012 pour les 220 000 habitants de la métropole mais aussi 60 000 habitants de communes voisines
  • Evry-Centre-Essonne en Essonne (116 000 habitants) en 2013,
  • Saint Pierre des Corps (15 000 habitants) en 2013
  • Valence (63 000 habitants) en 2014
  • Aubagne et La Penne-sur-Huveaune (52 000 habitants) en 2014



III - Les décisions prises
  • Nice (et 4 communes voisines, soit 360 000 habitants) au 4 février 2015
  • Montpellier plus 12 autres communes soit les 3/4 de la population de la communauté d'agglomération de Montpellier (300 000 habitants) en 2016
  • Troyes (60 000 habitants) en février 2015, grâce à la loi Barnier, (expiration d'office à cette date des contrats de plus de 20 ans)
  • Rennes (208 000 habitants) en 2015


IV - Les décision prises de retour en régie avec renégociation des contrats dans l'attente

  •  La CAPM de Montbéliard (Franche-Comté) 120 000 habitants : Pierre Moscovici, Président de la communauté d'agglomération a confirmé que la gestion de l'eau redeviendrait publique en Février 2015, sept ans avant le terme du contrat de délégation de service public qui la lie à Véolia, (ex CGE) la Générale des eaux, depuis 1921, là encore grâce à la loi Barnier, et la jurisprudence Olivet. Sans attendre cette échéance, il a imposé depuis le 1er avril 2012 une baisse de 10% du prix de l'eau pour les habitants des 29 communes concernées
  • La Communauté urbaine de Bordeaux :(730 000 habitants) restitution par la Lyonnaise de 232 M€, sous forme de travaux à la charge de l’entreprise et d’une baisse de 10 % de la facture et décision prise de retour en régie en 2018. Bordeaux a longtemps été l'agglomération à avoir le plus sous-traité le dossier de l'eau. Aujourd'hui, deux contrats distincts coexistent : l'un pour l'assainissement et l'autre pour l'eau. Le premier s'arrête en 2012, le second court jusqu'en 2021. Finalement, en 2018, les deux contrats seront fusionnés en régie publique, le temps pour la CUB d'organiser le changement de statuts des mille salariés de la Lyonnaise des eaux concernés.

Et.... si vous le voulez bien, Le Val d'Orge en 2015 et 2017

ce recensement est également téléchargeable pour reprographie par le lien suivant :

jeudi 31 juillet 2014

Les principaux avantages du retour en régie public -Mémento mis à jour

Les réunions,  échanges et des débats auxquels notre atelier participe depuis 3  ans ont permis de préciser et renforcer notre conviction des nombreux avantages, pour les usagers mais aussi leurs élus, de la  reprise en régie publique de la production et de la distribution de l'eau potable, dans le Val d'orge comme partout ailleurs.

 2 ouvrages de références.....
La question nous est posée d'une documentation qui présente et synthétise les expériences et études qui apportent la preuve des avantages de ce retour en régie et  qui démontre la facilité de ce choix, à condition d'en avoir la volonté politique.
Il existe des ouvrages très solides à ce sujet, qui ont déjà donné lieu à des articles sur notre blog.
C'est le cas notamment du " guide de la gestion publique de l'eau" , rédigé collectivement par des élus et techniciens acteurs sur le terrain de plusieurs expériences de reprise en régie:à  Paris, Grenoble , Viry-Châtillon... et dans le village de Varage dans le Var.
cliquez ici pour retrouver cet article et le cas échéant commander cet ouvrage
C'est aussi le cas du guide ""Gestion publique mode d'emploi" . Il s'agit d'une mise en commun des expériences et  activités des collectivités européennes qui ont franchi le pas vers la réappropriation publique de la gestion de l'eau et veulent partager cet acquis à travers l'association "aqua publica europea"
cliquez ici   ici pour retrouver cet article et télécharger en ligne ce guide 48 pages

.....et un argumentaire de 4 pages rédigé par notre Association
Pour disposer sous la main d'un outil plus immédiatement accessible, notre association s'est dotée d'un texte de 4 pages, à proposer largement autour de nous à tous ceux qui s'interrogent encore sur le bien-fondé de notre action. Pour le consulter,  le reproduire et en faire circuler le lien sur vos réseaux  cliquez sur son titre ci-dessous: 

http://www.scribd.com/doc/237142528/Les-Avantages-d-une-reprise-de-l-eau-potable-en-regie-publique-en-Regie-Publique