mercredi 27 août 2014

Les rapports annuels 2013 de Suez- Lyonnaise et Veolia pour les communes de la CAVO

3 mois après leur remise au président de l'agglo, nous avons fin pu obtenir, grâce à l'intervention d'un élu, les rapports annuels obligatoires des délégataires du service de l'eau pour les 10 communes de l'agglo du Val d'Orge. Le rapport annuel  sur la qualité et le prix de l'eau, préparé sur cette base par les services de la CAVO, devait être diffusé et débattu avant le 1er juillet 2014 par le conseil communautaire.
Jusqu'en 2012,   les délais légaux étaient à peu près respectés (sans par contre aucun  débat, ni communication préalable des rapports aux élus ou aux associations membres de la CCSPL permettant leur étude). Mais depuis qu'en février 2013, le président de l'agglo a proclamé l'avènement de " la  transparence totale sur les questions de l'eau ", même ces rapports obligatoires ont les pires difficultés a être présentés.... L'an dernièr , il a fallu attendre le 9 octobre pour la présentation du rapport de l'année précédente... Ce rapport  mettant en évidence de nouveaux manquements des délégataires à leurs devoirs de compte -rendu ceci explique sans doute cela    (voir notre article  Rapports annuels 2012 sur le service d'eau potable de la CAVO...l'enfumage ne suffit plus) http://ateliercitoyen-eauduvaldorge.blogspot.fr/2013/10/les-rapports-annuels-2012-sur-le.html 

Cette année, le retard est parti pour être du même ordre. 

Des rapports gratuits obligatoires négligés au profit de l'audit très couteux de SP 2000? Vous rèvez!...

Les usagers qui n'ont pas suivi les épisodes précédents se diront peut-être  que cette désinvolture  à l'égard des rapports officiels résulte du fait que les débats en matière d'eau  sont alimentés aujourd'hui  par le rapport  de l'audit de 140 000 euros commandé à SP 2000 et dont la partie consacrée au diagnostic du service rendu et des réseaux existants était à rendre  pour le 31 octobre 2013???? Erreur!... ce rapport est toujours porté disparu 10 mois plus tard.
 Quand on pense que SP 2000, dont l'offre était pourtant de 20 à 40% plus chère que celle des cabinets concurrents, a été choisi du fait de la compétence exceptionnelle de ses consultants permettant de travailler vite et bien, on se dit que décidément,  aujourd'hui, la priorité du président de l'Agglo est surtout de priver par tous les moyens d'information et d'éléments d'appréciation les habitants. Un comportement qui ne présage malheureusement pas d'un choix répondant aux attentes de la population.

On se demande vraiment le but d'un tel renoncement à étudier les performances de nos délégataires privés. Même dans les collectivités dont les dirigeants, par parti pris idéologique, refusent de rompre avec le privé, les fins de contrats sont l'occasion de critiques, de revendications, de négociations âpres pour arracher des baisses de prix, des travaux plus sérieux de maintenance du réseau avant de resigner pour 15 ans... Ici, dans la CAVO, jamais la Lyonnaise et Véolia n'ont jamais été aussi tranquilles pour gérer leur business. 

Pour ceux qui ont le temps et l'énergie pour faire ce travail d'examen critique des rapports, Aggl'eau publique Val d'Orge, met ces rapports 2013  à disposition de tous  sur la page de notre site accessible en haut de notre page d'accueil par l'onglet "documents officiels de l'agglo"
 http://ateliercitoyen-eauduvaldorge.blogspot.fr/p/documents-officiels-de-lagglo-du-val.html
Vous y trouverez les rapports 2013 de nos 10 communes... Bon courage!
  

lundi 18 août 2014

31 août 2014, rentrée éclaboussante à Saint-michel sur Orge



A peine créée
L’Association Aggl'Eau Publique Val d'Orge

 donne Rendez-vous

le Dimanche 31 Aout à 16 heures

Promenade des bords de l’Orge

au niveau du plan d'eau de St Michel–sur-Orge

(Parking à coté de la piscine de St Michel-sur-Orge)
à toutes celles et ceux qui sont prêts à se mouiller pour obtenir des dirigeants de la CAVO la création d'une régie publique.
pour retrouver cette invitation sous format imprimable, cliquer ici:
Qu'on se le dise! 

dimanche 10 août 2014

Rediffusion d'été - Les grands prédateurs

Nestlé et le business de l'eau en bouteille

Pour ceux qui ont loupé sa diffusion en 2012 et la  rediffusion sur Arte  le 5 août 2014 de ce documentaire d'Urs Schnell et Res Gehriger  (Allemagne/Suisse).

Nestlé agit comme "un prédateur à la recherche des dernières gouttes d'eau non polluées dans le monde" assure Maude Barlowe, ex-conseillère principale de l'Onu sur les questions de l'eau. Il pompe l'eau des nappes pour l'embouteiller et, entre autres maux, prive parfois les populations locales d'eau potable. Comme à Lahore au Pakistan ou à Lagos, au Nigeria où les habitants n'ont plus guère alors d'autre choix ... que de l'acheter!
La charge est féroce. Dévastatrice lorsqu'elle confronte les beaux discours humanistes du Président de Nestlé, avec la réalité. Un seul regret: pourquoi Nestlé est-il seul sur le banc des accusés? A quand un documentaire français sur Danone, dont les pratiques ne sont si différentes?
Ce film s'empare d'une problématique cruciale: A qui doit appartenir l'eau puisée dans le sous-sol? Aux hommes qui vivent à sa surface? Ou aux entreprises en quête de profit?
Dans le Maine, aux Etats-Unis, des municipalités ont tranché: l'eau est un bien commun, elle ne saurait être commercialisée.....

Pour regarder ce documentaire:

http://www.reconnexions.net/documentaire-nestle-et-le-business-de-leau-en-bouteille/




vendredi 8 août 2014

Un tour de France très désaltérant

Petit tour d'été de la France aquaphile, qui résiste à la finance et à la marchandisation de nos biens communs ….

Tous nos dirigeants, à tous les étages, ont-ils définitivement courbé l'échine face aux appétits de dividendes et à la vampirisation de tous nos services publics ? On pourrait le craindre, au spectacle des pantalonnades et acoquinements de ceux qui se partagent les faveurs des médias... Et si, en plus, on pense que, pendant la trêve estivale, se poursuivent les négociations des traités secrets visant à nous ligoter définitivement aux totems du dieu commerce, notre moral ressemblera aux bulletins météo de notre époque de dérèglement climatique.


Allons, bonnes gens, n'en restons pas aux injonctions du CAC 40 et de ses p'tits soldats dociles. Pour ceux qui en ont la chance, profitons cet été de nos déambulations de forêts en collines, de villages en métropoles, au fil de la France du courage et du goût d'en découdre avec les puissances d'argent,  la France de celles et ceux qui préfèrent les chemins buissonniers de l'autogestion de nos biens communs aux autoroutes à péages formatées par les  études de marchés.

A l'encontre du discours dominant, la gestion de l'eau potable sans but lucratif, petit à petit, brin par brin, continue à tisser sa toile de solidarité à travers notre territoire. Une toile aux allures de patchwork, plus ou moins chatoyante, mais qui, s'avère solide et durable, capable de résister aux intempéries budgétaires qui secouent les collectivités locales. 

Où que vous partez, vous en croiserez sûrement quelque uns de ses tisserand(e)s sur votre route. Voici quelques uns de leurs repères. Leur liste s'est tellement étendue ces dernières années que ce petit inventaire est assurément incomplet , il ne tient qu'à vous de le compléter.
Et surtout, au retour, pas question de les ranger au placard des souvenirs nostalgiques de vacances dépaysantes. En les croisant, profitons-en pour faire le plan de révolte et d'énergie pour rejoindre cette grande marée.

En 20 ans, en France, déjà plus de 5 700 000 d'habitants et leurs élus ont découvert, redécouvert ou pris la décision de retrouver demain, le plaisir de déguster une eau potable à l'arôme de la liberté reconquise.... Pourquoi pas nous ????


I – Quelques unes des régies publiques historiques

Besançon,
Aix en Provence, 
Angers ,
Amiens
Le Syndicat départemental de l'eau et de l'assainissement du Bas-Rhin
Limoges, Metz Métropole (Haganis), Nancy
Le Syndicat départemental d'équipement des communes des Landes (SYDEC)

Le SYDEC est confronté à une croissance forte du nombre de ses communes adhérantes. En dix ans, entre
2000 et 2010, il est passé de 1 000 à 40 000 abonnés pour l’eau potable et de 2 000 à 35 000 abonnés pour l’assainissement. L’effectif a également progressé, passant d’une dizaine d’agents en 2000 à près de 150 aujourd’hui.
Le Syndicat des Eaux du Nord, le SIDEN-SIAN, gère l’eau potable et industrielle, l’assainissement collectif et non collectif et les eaux pluviales.Il s'est doté d’une régie, Noréade. A ce jour, le SIDEN-SIAN regroupe près de 700 communes, syndicats intercommunaux ou Etablissements Publics de Coopération Intercommunale du Nord, du Pas-de-Calais, de l’Aisne et de la Somme. En tout, près de 500 salariés concourent à assurer aux communes adhérentes et à leurs habitants un service de qualité et de proximité.
La Rochelle
Reims métropole : 213 787 habitants consomment la même eau et bénéficient du même service de collecte et de traitement des eaux usées.
La Roannaise de l'Eau
Communauté Urbaine de Strasbourg
Tours (depuis 1795...qui dit mieux ?)
Nantes
Limay (78)

II - Les retours en régie depuis 20 ans avec baisse de tarif de 15 à 30 %

  • Tursan (42 communes des Landes et Pyrénées atlantiques) en 1995
  • Alès (1998) 41 000 habitants
  • Grenoble et 3 communes voisines (2000) pour 182 000 habitants
  • Chatellerault et Naintré en 2007 pour 38 000 habitants (portant à 90 % la population de la Vienne bénéficiant d'une distribution publique)
  • Cournon d'Auvergne en 2007 pour 20 000 habitants
  • Le Syndicat intercommunal Durance-Lubéron (1997, après 42 ans de contrats avec la Lyonnaise) pour 61 000 habitants.
  • Varages (Var) en 2003
  • Castres (Tarn) en 2003 : 96 M€ économisés, pour 43 000 habitants
  • Lanvollon-Plouha (Côtes d’Armor) en 2005 (15 000 habitants)
  • Cherbourg, (2005), avec un prix stabilisé, et des investissements dans un assainissement écologique, pour 85 000 habitants
  • Neufchâteau (Vosges) pour 6800 habitants
  • Venelles (Bouches-du-Rhône) pour 8200 habitants
  • Tournon-sur-Rhône (Ardèche) pour 10 700 habitants
  • Embrun (Hautes-Alpes), 6 400 habitants
  • Fraisses (Loire) en 2002 pour 3900 habitants
  • Belley (Ain) en 2008 pour 8 800 habitants
  • Annonay (Ardèche) en 2009 pour 17 300 habitants
  • La Communauté d’agglomération de Rouen en 2010. Au 1er janvier 2012, la CREA a étendu sa régie publique de l’eau à 11 nouvelles communes. Ainsi, avec 179 000 abonnés soit 440 000 habitants, la régie publique de l’eau, appelée Eau de la CREA est l’une des plus importantes de France
  • Paris en 2010 pour 2 250 000 habitants avec une baisse du prix de 8 %
  • Digne les Bains, en 2009 pour 17 500 habitants
  • Ondres, Tarnos, Boucau, Saint-Martin-de-Seignanx (Landes) en 2011 pour 29 000 habitants
  • Viry-Châtillon (Agglomération des lacs de l'Essonne) en 2011 et décision pour Grigny en 2017 pour 59000 habitants,
  • Saint-Malo, en 2012, pour 45 000 habitants
  • Saint-Jean de Braye (Loiret) en 2012 pour 19300 habitants,
  • Brest Métropole Océane passée en gestion publique (SPL) au 1er janvier 2012 pour les 220 000 habitants de la métropole mais aussi 60 000 habitants de communes voisines
  • Evry-Centre-Essonne en Essonne (116 000 habitants) en 2013,
  • Saint Pierre des Corps (15 000 habitants) en 2013
  • Valence (63 000 habitants) en 2014
  • Aubagne et La Penne-sur-Huveaune (52 000 habitants) en 2014



III - Les décisions prises
  • Nice (et 4 communes voisines, soit 360 000 habitants) au 4 février 2015
  • Montpellier plus 12 autres communes soit les 3/4 de la population de la communauté d'agglomération de Montpellier (300 000 habitants) en 2016
  • Troyes (60 000 habitants) en février 2015, grâce à la loi Barnier, (expiration d'office à cette date des contrats de plus de 20 ans)
  • Rennes (208 000 habitants) en 2015


IV - Les décision prises de retour en régie avec renégociation des contrats dans l'attente

  •  La CAPM de Montbéliard (Franche-Comté) 120 000 habitants : Pierre Moscovici, Président de la communauté d'agglomération a confirmé que la gestion de l'eau redeviendrait publique en Février 2015, sept ans avant le terme du contrat de délégation de service public qui la lie à Véolia, (ex CGE) la Générale des eaux, depuis 1921, là encore grâce à la loi Barnier, et la jurisprudence Olivet. Sans attendre cette échéance, il a imposé depuis le 1er avril 2012 une baisse de 10% du prix de l'eau pour les habitants des 29 communes concernées
  • La Communauté urbaine de Bordeaux :(730 000 habitants) restitution par la Lyonnaise de 232 M€, sous forme de travaux à la charge de l’entreprise et d’une baisse de 10 % de la facture et décision prise de retour en régie en 2018. Bordeaux a longtemps été l'agglomération à avoir le plus sous-traité le dossier de l'eau. Aujourd'hui, deux contrats distincts coexistent : l'un pour l'assainissement et l'autre pour l'eau. Le premier s'arrête en 2012, le second court jusqu'en 2021. Finalement, en 2018, les deux contrats seront fusionnés en régie publique, le temps pour la CUB d'organiser le changement de statuts des mille salariés de la Lyonnaise des eaux concernés.

Et.... si vous le voulez bien, Le Val d'Orge en 2015 et 2017

ce recensement est également téléchargeable pour reprographie par le lien suivant :

jeudi 31 juillet 2014

Les principaux avantages du retour en régie public -Mémento mis à jour

Les réunions,  échanges et des débats auxquels notre atelier participe depuis 3  ans ont permis de préciser et renforcer notre conviction des nombreux avantages, pour les usagers mais aussi leurs élus, de la  reprise en régie publique de la production et de la distribution de l'eau potable, dans le Val d'orge comme partout ailleurs.

 2 ouvrages de références.....
La question nous est posée d'une documentation qui présente et synthétise les expériences et études qui apportent la preuve des avantages de ce retour en régie et  qui démontre la facilité de ce choix, à condition d'en avoir la volonté politique.
Il existe des ouvrages très solides à ce sujet, qui ont déjà donné lieu à des articles sur notre blog.
C'est le cas notamment du " guide de la gestion publique de l'eau" , rédigé collectivement par des élus et techniciens acteurs sur le terrain de plusieurs expériences de reprise en régie:à  Paris, Grenoble , Viry-Châtillon... et dans le village de Varage dans le Var.
cliquez ici pour retrouver cet article et le cas échéant commander cet ouvrage
C'est aussi le cas du guide ""Gestion publique mode d'emploi" . Il s'agit d'une mise en commun des expériences et  activités des collectivités européennes qui ont franchi le pas vers la réappropriation publique de la gestion de l'eau et veulent partager cet acquis à travers l'association "aqua publica europea"
cliquez ici   ici pour retrouver cet article et télécharger en ligne ce guide 48 pages

.....et un argumentaire de 4 pages rédigé par notre Association
Pour disposer sous la main d'un outil plus immédiatement accessible, notre association s'est dotée d'un texte de 4 pages, à proposer largement autour de nous à tous ceux qui s'interrogent encore sur le bien-fondé de notre action. Pour le consulter,  le reproduire et en faire circuler le lien sur vos réseaux  cliquez sur son titre ci-dessous: 

http://www.scribd.com/doc/237142528/Les-Avantages-d-une-reprise-de-l-eau-potable-en-regie-publique-en-Regie-Publique
 

samedi 21 juin 2014

A Troyes aussi , l'arrêt Olivet permet la création d'une régie dès 2015


Nouveau revers cinglant pour les multinationales de l'eau!
Le conseil municipal de Troyes, présidé par François Baroin (UMP), a décidé à l’unanimité le 3 juin 2014 de créer une régie municipale de l’eau, à l’issue d’un imbroglio juridique sur fond de l’application de l’arrêt "Commune d’Olivet". 
Il s'agit d'un revirement , après que la commune ait été sanctionnée par le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, qui avait cassé en janvier dernier une décision antérieure  qui prolongeait par voie d’avenant le contrat de DSP en cours. Une décision acquise grâce à  un recours de l’opposition municipale, validé par le tribunal et sanctionnant sur la forme la municipalité. Au pied du mur, celle-ci a dû choisir une autre voie avant le 2 février 2015, date de fin obligatoire pour un  contrat en cours  plus de 20 ans avec le délégataire,  en application des lois Sapin et  Barnier , au bénéfice de la création d’une nouvelle régie municipale de l’eau.
"Tout sauf une surprise. Le groupe de travail sur la gestion de l’eau potable à Troyes a choisi de remunicipaliser ce service vital. Hier soir, le conseil municipal a validé la décision de ce groupe présidé par l’adjoint au maire Marc Bret. Lequel s’en est longuement expliqué deux heures plus tôt. « Le mode de gestion le plus adapté, compte tenu du contexte judiciaire et du calendrier est la régie dotée d’une autonomie financière », précise l’adjoint chargé du cadre de vie et du développement durable.

Constitué de sept membres de la majorité et trois de l’opposition, quelques jours après les élections municipales, le groupe de travail a mené trois réunions durant le mois d’avril. Il a scruté plus de 180 diapositives expliquant le service d’eau potable, qui dessert 11 200 abonnés à Troyes, et étudié les possibilités de trouver la meilleure issue à ce dossier technique qui se joue en deux temps.

Le premier a eu lieu hier et sonne comme une réponse aux ennuis judiciaires de la municipalité.


En effet, la cour administrative de Nancy pourrait condamner la municipalité à des sanctions financières de près de 10 millions d’euros si l’on s’en tient à l’arrêt du tribunal de Châlons. Des conseillers juridiques ont été engagés par la Ville de Troyes. Objectif : faire tendre l’addition vers 0."

Reprise en mains et transparence totale

En attendant la décision de justice, le porte-parole du groupe de travail souligne le choix unanime qui relève de la mise en régie. «  Nous allons reprendre les choses en main  », poursuit Marc Bret. Cette décision, qui revient à une situation antérieure à 1993, engendre des conséquences importantes pour les Troyens. Un budget annexe va être créé. Représentant légal, le maire nommera directement le directeur de la régie. Le conseil municipal établira les statuts. Enfin, chose importante, le conseil municipal fixera lui-même les tarifs de l’eau potable au m3 chaque année.
« Nous faisons le choix d’assurer une transparence totale  », affirme l’élu en charge du dossier qui annonce la tenue d’une réunion annuelle devant la commission et les utilisateurs. Que deviendra le personnel ? Sur ce point, la municipalité peine à estimer clairement combien d’agents reviendraient dans le giron municipal avec le même contrat privé. Environ 40 à 50 salariés ? Incapable de répondre, Marc Bret dénonce «  l’opacité  » de Veolia. «  On a du mal à y voir clair sur la masse salariale, les dépenses de structures et les travaux de prestation sur le réseau  », reconnaît l’élu. La Ville a encore huit mois pour éclaircir ces zones d’ombre.

Troyes profite de l'arrêt Olivet pour créer une régie dès 2015 , Pourquoi pas Bretigny, Plessis-Pâté et Sainte-Geneviève?!?




rédigé à partir d'un  article de Franck de Brito sur le site de l’Est Eclair :

Pour l’eau potable, Troyes choisit la mise en place d’une régie municipal

Vive l'Association Aggl'Eau Publique Val d'Orge!

 Invitation  à  nous rejoindre
Cher(e)s ami(e)s,
Au cours de ces dernières années, vous avez exprimé votre intérêt , votre accord (ou les 2) avec l'objectif de  la création par l'agglomération du Val d'Orge d'une régie publique pour gérer notre eau potable, privatisée  depuis 90 ans .
Nous arrivons dans la dernière ligne droite dans cette "bataille de l'eau": c'est dans les 2 prochaines années que les dirigeants de l'agglo doivent se décider en ce sens,  faute de quoi nous en reprendrons pour 20 ans de gestion opaque, de surfacturation, de canalisations percées.
Qu'est-ce qui fera pencher la balance ? Tous les arguments,  les témoignages de la réussite de toutes les  expériences récentes de retour en gestion publique de l'eau potable, sont entre les mains des dirigeants de l'Agglo. Malgré cela, pour des raisons qui nous échappent, ils refusent de s'engager.  Seule une intervention plus large, plus forte des habitants permettra de gagner chez nous une réappropriation collective de l'eau,  notre bien commun.
Pour y arriver, l'atelier citoyen EAU du Val d'Orge  créé en 2011 s'est donné les moyens d'une activité plus régulière, plus visible dans nos 10 communes, facilitant l'implication sous les formes les plus diverses des valdorgiens.

C'est dans ce but que s'est réunie
samedi 7 Juin 2014,  à Villemoisson l'assemblée constitutive d'une véritable association loi 1901 pour mener jusqu'au succès l'action engagée pour  la création d'une régie publique  pour l'eau potable du Val d'Orge
au programme de cette assemblée
9h00 Accueil, inscriptions, remise de documents, petit déjeuner
9h30 Compte-rendu d'activité ( actions, analyses, organisation et expression, résultats et difficultés) de l'atelier citoyen EAU du Val d'Orge depuis sa création (octobre 2011), et échanges sur ce bilan.
9h50 Exposé et échanges autour des arguments qui conduisent à proposer de se  constituer en association loi 2001 pour la création d'une régie publique de l'eau par la communauté d'agglomération du Val d'Orge (CAVO) . Bref inventaire des conditions à réunir pour que ce choix favorise l'engagement plus actif et en plus grand nombre des habitants de nos 10 communes
10h 30 Echanges et Votes sur:
  • le nom de l'association, c'est finalement le nom d'Aggl'Eau Publique Val d'Orge qui est retenu
  • ses statuts,
  • ses modalités d'organisation et d'actions
  • ses modalités de prise de décisions,
  • sur le montant de l'adhésion pour les particuliers et les associations: un  montant fixé  5 euros minimum est retenu
  • la question de l' affiliation éventuelle à la Coordination Eau Île de France,et celle des outils d'expression parmi lesquelles l'animation du présent blog sont repoussées à  une réunion ultérieure faute de temps 
11h30 Discussion sur  nos actions publiques des 3 prochains mois, (parmi lesquelles une action spectaculaire coordonnée dans différentes communes avant la fin juin et une présence active dans les différents forums des associations de nos différentes communes  à la rentrée de septembre
Élection du collectif d'animation de l'association (20 membres de 8  communes différentes dans un premier temps) et de sa coordination (un bureau de 3 membres dans un premier temps) pour que ces bonnes résolutions se concrétisent
pour télécharger:
bulletin d'adhésion: http://www.scribd.com/doc/230632012/Bulletin-d-Adhesion-Aggl-Eau-Publique-Val-d-Orge-2014
statuts de l'association: http://www.scribd.com/doc/230633067/Statuts-de-l-Association-Aggl-Eau-Publique-Vald-Orge
premier collectif d'animation de l'association:  http://www.scribd.com/doc/230634203/collectif-d-anim-de-l-association-Aggl-Eau-Publique-Val-d-Orge

jeudi 15 mai 2014

Bienvenue à l'atelier citoyen EAU du Val d'Orge

Retrouvailles vaille que vaille de  lendemains d'élections

La  première réunion de notre atelier, à la suite des élections municipales et communautaires, s'est tenue le lundi 28 avril à Morsang au centre de loisirs de la source (un nom propice à des échanges fluides, rafraichissants et dynamiques). Etaient présents Annie Kergourlay (Ademub, Bretigny) , Marc Desjours, Christianne Prade, Jean-David Novel  (Villemoisson) , Nicole Estève, Pascal Etienne, Catherine Carré (Sainte-Geneviève), Jean-Luc Richard, David Ammar, Pascal Grandjeat (Morsang). Excusés pour cause d'autres réunions :  Patrick Bardon, Jean-Louis Berland, Jean Lacroix et Joseph Simon.

 A l'Agglo, rien de nouveau?

Un échange sur les conditions de mise en place du nouveau Conseil communautaire et d'élection de son bureau, nous a conduit à estimer probable une continuité de méthode avec le mandat précédent. Un mandat  marqué par l'omnipotence d'un président, conforté par le refus de toute expression pluraliste au sein des instances de l'agglo. Autrement dit, un contexte dans lequel la parole et l'intervention citoyenne sont refusées ou ignorées en attendant qu'elles s'épuisent. Cette situation n'est guère propice à un travail d'analyse critique et de contrepropositions, en vue de convaincre les dirigeants de l'agglo que la création d'une régie publique pour l'eau est une chance à saisir pour améliorer la réponse aux besoins des valdorgiens et préserver un bien commun vital pour les générations futures. Derrière la "frilosité" de la plupart de nos élus élus à franchir le pas,  il y a de toute évidence d'autres intérêts en jeu, les connaitra-t-on un jour???

 Tournons nous vers un auditoire plus réceptif: les usagers du service de l'eau

Face à ce constat, nous avons convenu qu'il serait plus fructueux de consacrer nos efforts en direction des habitants pour leur permettre en plus grand nombre de s'impliquer et se faire entendre pour une gestion publique de l'eau . Ce qui implique la construction d'un outil collectif plus solide, et plus pérenne, pour accueillir toutes les bonnes volontés et pour démultiplier des initiatives marquantes qui fassent  voir et grandir l'exigence populaire d'une réappropriation commune de l'eau.

Cela se traduit par:
 * la proposition de consolider notre atelier sous la forme d'une association intercommunale, largement ouverte à tous ceux qui veulent exprimer  leur accord de fond avec nos objectifs, en respectant la diversité de leur niveau  d'investissement possible.
* Se doter ainsi de capacités de décisions collectives fondées sur des engagements mutuels et des moyens d'action  vérifiées, nous permettant de dépasser une activité sporadique et subsidiaire pour nous doter d'un calendrier durable d'initiatives en mesure de faire pencher la balance pour la régie au moment du choix.
Une association, ce sera aussi le moyen de figurer dans les guides locaux ou des forums associatifs de nos 10 communes à la prochaine rentrée, d'obtenir des salles de réunion , de recueillir des dons et de financer nos actions en toute transparence

Une association, mais avec qui? Et pourquoi faire?: 

Ce projet n'aura de portée que s'il se traduit par un élargissement de notre atelier au-delà du noyau actuel de militants dont le temps se partage souvent avec d'autres engagements.
La date retenue pour l'assemblée générale fondatrice de notre association le samedi 7 juin aura valeur de test: est-ce-que s'y retrouveront les plusieurs dizaines nécessaires de participants émanant des 10 communes de la CAVO  d'accord pour s'associer pour donner un élan à notre démarche? Est-ce que se proposera alors la bonne dizaine de volontaires pour s'impliquer dans un collectif d'organisation qui saura en mesure de mettre en oeuvre les nombreuses idées lancées pour nous faire entendre? C'est  les 2 prochaines années que se jouera le succès de notre campagne. 2 ans d'implication pour en finir avec un racket et une spoliation de près de 90 ans, le jeu en vaut la chandelle, non?

Rendez-vous  donc le samedi 7 juin  de 9h à 12h30, Manoir du Vieux logis , 10 rue du vieux Logis à Villemoisson sur Orge , pour construire ensemble l'outil qu'il nous faut pour gagner la création d'une régie publique pour l'eau du Val d'Orge? D'autres l'on fait pourquoi pas nous?
Pour accéder à l'invitation  à cette assemblée  à télécharger  ou copier, accompagnée du programme détaillé de la matinée et d'un questionnaire à compléter avant, cliquez sur ce lien ;
http://www.scribd.com/doc/224399623/Invitation-de-l-Atelier-EAU-du-Vald-rge-a-son-Assemblee-7-Juin-2014