vendredi 28 février 2014

L'eau de source arrive dans les robinets des Essonniens!

26 février: une date à marquer d'une pierre blanche

Pour la première fois des décennies,  grâce à l'action des élus, usagers de l'agglomération des Lacs de l'Essonne et grâce à l'action obstinée de son président , Gabriel Amard, de l'eau de source coulera dans des robinets d'Essonniens. 
Jusqu'alors, plus d'un million d'Essonniens n'avaient d'autre choix  qu'entre Suez Lyonnaise et...Suez-Lyonnaise. Cette multinationale avait la main-mise sur les 4 usines de potabilisation déservant tous les réseaux de distribution d'eau potable.
C'est la coopération de 2 nouvelles régies publiques de l'Eau, celle de la Ville de Paris, créé en 2010 et celle des Lacs de l'Essonne, créé 2 ans plus tard, qui a permis de casser ce monopole . La solution? Le raccordement des lacs des l'Essonne à l'aqueduc du Loing qui transporte à travers l'Essonne de l'eau de source. Une eau à la qualité préservée par une politique de développement de l'agriculture biologique dans le périmètre de naissance des sources qui alimente cet aqueduc.
pour mesurer toute la portée de cet évènement, voir la lettre électronique de l'Agglo des Lacs:

Une solution qui peut être élargie aux agglomérations voisines du Val d'Orge et d'Evry

Sollicités par les membres de l'Atelier citoyen EAU du Val d'Orge, les responsables de la Régie Eau de Paris ont confirmé , le 7 décembre dernier, la possibilité d'élargir, à brève échéance, cette option de raccordement aux agglomérations voisines, dont la notre, celle du Val d'Orge. Cette solution impliquerait un double raccordement sur l'aqueduc du Loing et celui de la Vanne qui lui est parrallèle. Ce double raccordement offrirait en outre l'intérêt de garantir la continuité de la distribution d'eau de source, en cas d'opértation d'entretien sur ou l'autre aqueduc
Pour visionner la présentation du 7 décembre de cet avant projet, avec les résultats chiffrés  de la première étude réalisée confirmant la capacité des aqueducs à faire face aux besoins d'eau de source des 2 agglos voisines de celle des Lacs de l'Essonne désormais connectée:

http://www.scribd.com/doc/209873681/De-l-eau-de-source-pour-le-Val-d-Orge-c-est-possible
 (la partie qui concerne l'étude relative au Val d'Orge est traitée à partir de la page 14 de la présentation)
pour tous les participants cette rencontre a représentée un véritable ballon d'oxygène: le contraste était frappant, entre cette volonté d'échanges et de réflexions communes entre professionnels de la régie parisienne et usagers  d'un coté  et la langue de bois, l'opacité,le mépris et la sous-traitance des études à un cabinet privé qui caractérise la collaboration entre le président de la CAVO et la Lyonnaise de l'autre.

Le même jour que notre réunion publique Le 14 mars, à midi,  aura lieu l'inauguration officielle de ce raccordement à l'Aqueduc du Loing ( à hauteur du chateau d'eau de Grigny 2, en bordure de l'A6), sous l'égide du conseil d'Administration de la Régie des lac.
Cet exemple concret démontre ce qu'une volonté politique sans mollesse est en mesure de gagner en matière de développement du service public local  et de réappropriation de nos biens communs.
Espérons qu'il donnera l'envie et le détermination de s'engager aux candidats à la gestion de l'Agglomération du Val d'Orge, qui hésitent à le faire, de crainte de fâcher l'establishment politique et financier  qui voudrait nous imposer la privatisation pour l'éternité. 

Rendez-Vous nombreux le vendredi 14 mars à Villiers 

pour les aider à franchir le pas!






vendredi 14 mars , nouvelle étape pour la création d'une régie pour l'eau du Val d'Orge

 Retrouvons-nous nombreux à Villiers sur Orge le 14 mars .....

pour faire du samedi 22 et du dimanche 23 mars 2 journées en faveur de l'eau bien commun

Le premier tour des élections municipales aura lieu  le 23 mars 2014, soit le lendemain de la journée annuelle mondiale de l'eau.
Dans le Val d'Orge, nous pouvons célébrer cette année cette journée mondiale comme il faut: c'est à dire, en votant le lendemain pour des candidats décidés à gérer enfin notre eau potable de façon conforme à sa nature de bien commun, grâce à la création d'une régie publique.

Tous les candidats doivent annoncer la couleur 

Nous devons utiliser les semaines qui nous séparent des élections pour obtenir qu'une majorité des candidats des listes qui se présentent dans nos 10 communes s'engagent clairement en faveur de cet objectif ... et favoriser l'élection de ces candidats pour gèrer notre Agglo
Certains candidats se sont déjà exprimés pour la création d'une régie publique:il faut obtenir que cet engagement soit clairement partagé et défendu par ceux de leurs colistiers présentés pour siéger à l'Agglomération.
D'autres candidats ont des positions beaucoup plus ambiguës: s'exprimant en privé à titre personnel pour une régie publique, ils perdent tous leurs moyens et deviennent muets en face du président sortant de la CAVO,  de crainte de perdre son soutien dans cette période électorale.
D'autres, enfin,  pratiquent allègrement le "courage fuyons!" : ils se situent par principe du côté du plus fort, à savoir du côté des puissances d'argent qui se gavent aux dépends du service public de l'eau ; mais conscients qu'ils sont désormais à contre-courant d'une opinion publique  convaincue de la supériorité de la gestion publique de l'eau, ils feront tout pour éviter le débat et les questions gênantes qui les obligeraient à se déclarer

Quels que soient les candidats, nous devons obtenir qu'ils s'expriment clairement avant le 23 mars et qu'ils sachent que leur choix de gestion de l'eau potable sera connue de tous les électeurs.
Nous devons  obtenir qu'une majorité des candidats au conseil communautaire de l'Agglo s'engagent en faveur de la création d'une régie publique dès 2015 (pour Sainte-Geneviève-des-bois, Brétigny et le Plessis-Pâté) et en 2017 pour les 7 autres communes. Certains s'engageront par conviction, d'autres peut-être par suivisme ou par calcul électoral, mais il ne tient qu'à nous de garder à leur égard une vigilance et une exigence assez forte, pour éviter qu'ils oublient leurs promesses une fois élus.

Le vent tourne en faveur de la gestion publique: 

Le contexte est propice à obtenir des engagements:
* Au plan national, l'année 201, a été marquée par la décision de Nice Métropole, 550 000 habitants (après Paris, Rouen, Brest, Rennes, Bordeaux,  Montbéliard, etc...) , de créer une régie publique, dès 2015  après 164 ans (!!!) de soumission à Véolia (Ex-Compagnie Générale des Eaux)
* au plan local, la rencontre organisée le 7 décembre par notre Atelier avec les responsables de la Régie publique Eau de Paris, a confirmé la possibilité d'une régie publique, non seulement pour la distribution de l'eau potable dans le Val d'Orge, mais également pour sa production: En effet, à la suite du raccordement opéré par la régie des lacs de l'Essonne sur les aqueducs de la ville de Paris qui traversent l'Essonne (Aqueducs de la Vanne et du Loing), il est possible pour notre agglomération de renouveler cette opération dans les meilleurs délais pour notre plus grand avantage.

Toutes les listes de candidats  ont été sollicitées

* Notre atelier citoyen a rédigé un Argumentaire  de 14 propositions  qui démontrent l'utilité d'un retour en régie publique de la gestion de l'eau dans le Val d'Orge:
http://www.scribd.com/doc/199135082/ACEVO-themes-d-interpellation-candidats-municipales

Ce document balaye tous les arguments de cette demande : les enjeux  social, économique, écologique, et de solidarité internationale. Ce document est résumé en un document plus court  qui reprend , sous forme de lettre ouverte aux candidats , un questionnement sur ces 14 propositions. :
 http://www.scribd.com/doc/199134522/ACEVO-Questions-Aux-Candidats-Aux-Municipales

Ces 2 documents ont été adressés à l'ensemble des listes qui se sont déclarées dans nos 10 communes

Il est souhaitable que le maximum d'électeurs reprennent et relayent, chacun à sa manière, cette interpellation pour s'assurer du plus grand nombre de réponses.

A partir du 5 mars, 15 000 invitations  seront diffusés dans le Val d'Orge pour la

Réunion publique,  
vendredi 14 mars à 20h30
Espace Colette, 15 rue des rios  à Villiers sur Orge 

qui permettra de faire connaitre les positions (ou les refus de réponse qui exprimeront une volonté de statu-quo...) . Seront conviés  à cette réunion les représentants des listes qui auront jouer le jeu démocratique de notre questionnement . Le recto et le verso du tract d'invitation à cette soirée:

Les réponses écrites des différentes listes seront également accessibles sur une page dédiée de notre blog :
cliquer sur  l'onglet " réponses...."  au haut de la page d'accueil du blog

lien pour reproduire l'autocollant de l'atelier citoyen
http://www.scribd.com/doc/199134733/autocollant-regie-publique-municipalesA7


mercredi 12 février 2014

La fusion-absorption de la CAVO prévue dans 2 ans remet-elle en cause l'intérêt d'une régie pour l'eau ???

Petite comptine édifiante sur

100 ans de dépossession des citoyens de leurs biens communs


Jadis, c'était l'bon temps! Les petits féodaux,
en quête de pouvoir peinard et sans partage,
à l'abri des humeurs de ces gueux d'électeurs,
savaient comment s'y prendre pour gérer nos affaires :
Dire « on ne sait pas faire,  » ou « ça serait trop cher »
confier la maison au plus bonimenteur,
et signer pour trente ans contre un plat de lentilles.

Si le service défaille, et la facture s'envole,
si l'eau vire au vinaigre, si l'usager ronchonne,
sa rancoeur sera vaine; et son vote sans dol :
Pourquoi changer de maire, qu'importe la couleur !
Les DSP* prospèrent, les dividendes tombent,
les larrons sont hilares et les manants marrons.
C'est ainsi Messieurs dames, que bien des biens communs
sont devenus privés, hors de notre portée.

Mais l'ivresse du pouvoir fait perdre la mesure !...
Des élus trop zélés à s'emplir les poches,
s’emmêlent les pinceaux,les magots, les tuyaux.
La populace lasse de se faire entuber,
s'en mêle et va fouiller dans les comptes truqués.
la loi est relookée, les plus ripoux coffrés
les marchés encadrés, les DSP bornées,
Des biens communs repris, des régies rétablies
Et les consommateurs exigent d'être acteurs.

Fini le temps béni des profits sans souci ?
Que nenni ! Les nantis ne restent pas groggy :
Si au sein des communes, la lumière est trop vive,
Si le quidam méfiant ne s'en laisse plus conter
et si les mauvais coups n'y sont plus si faciles,
Il s'agit d'échapper à ces contrariétés

Les rupins si habiles à s'enrichir tranquilles
seront de bon conseil pour tous les roitelets :
« Si la racaille qui braille vient gâcher vos ripailles,
l'interco saura bien la tenir à carreau .
Rideau sur les affaires ! Transfert de compétences,
V.P. ** à volonté, rond'ment indemnisés,
Vous tenez le secret pour retrouver la paix. »

Avant que nos manants prennent enfin conscience
que le pouvoir est là et les moyens aussi,
Il faudra bien 10 ans, c'est toujours ça de pris
La Lyonnaise faite reine par tous ces hobereaux
Maquillera sans peine ses bénéfs à gogo,
saura se faire la malle au paradis fiscal.

10 ans, c'était bien vu ! c'est le temps qu'il fallut
pour que quelques pékins, avec un mal de chien,
Dans les Communautés parviennent à s'immiscer :

Le spectacle y défiait les pires pronostics
L'ambiance était pesante et la pensée unique
Quiconque osait l'ouvrir ou bien s'interroger,
Du grand Yamagouchi déchaînait la colère,
et sommé de se taire et de courber l'échine.
Quant au dossier de l'eau, sévèrement gardé,
Pas question d'y toucher, sans être autorisé.
Un sujet trop sérieux, réservé aux experts,
qui sauront faire traîner leurs coûteuses études
et qui sauront flatter leur grand commanditaire.


Mais il en fallait plus pour mater nos pékins :
De tous cotés, montait la rumeur du succès
de citoyens, d'élus qui osaient tenir tête
aux prédateurs de l'eau et leur damer le pion.
Le grand Yamagouchi se sentait menacer :
Si son agglo n'est plus un refuge assuré,
c' est donc encore plus haut qu'il faut se protéger
La discrétion totale sur l'affaire s'imposait!
Ses potes députés sauront silence garder,
Un petit amendement, et le tour est joué :
Dans 2 ans tout au plus, hop, l'agglo disparaît !
Nos pékins citoyens en seront médusés.
Et le business encore pourra continuer.

* DSP = délégation de service public correspondant aux contrats par lesquels les collectivités confient à des prestataires privés et à leurs actionnaires la gestion de leurs services
**VP = vices-présidences


Souvent, la réalité dépasse l'affliction 

Pour ceux qui jugeraient un peu simpliste ce résumé scandé de ces derniers mois d'actualité législative, nous reproduisons ici l'article amendé de la loi « Métropole », qui règle le compte de nos départements de grande couronne.

« LOI n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles

Article 10 : (.,.)

L'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales est complété par un VII ainsi rédigé :

« VII. ― Dans les départements de l'Essonne, de Seine-et-Marne, du Val-d'Oise et des Yvelines, les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre dont le siège se situe dans l'unité urbaine de Paris, regroupent plusieurs communes d'un seul tenant et sans enclave formant un ensemble d'au moins 200 000 habitants. »
(article applicable au 1er janvier 2016)

Comme en Essonne, toutes les communautés d'agglomérations créées depuis 12 ans ont moins de 200 000 habitants, et font partie de l'aire urbaine parisienne, cela signifie toutes les agglos essonniennes doivent disparaître pour laisser la place à de plus grandes intercommunalités. La possibilité d'y déroger est laissé au seul préfet qui se gardera bien de l'utiliser, mandaté pour mettre en place les structures les plus massives.

Silence de plomb en rase banlieue.....

Avez-vous croisé un seul député essonnien qui ait consulté un seul essonnien avant de concocter sur notre dos ce charcutage de notre territoire ? Avez-vous lu un seul dossier sur le sujet dans la presse régionale, ou dans un seul des journaux des communes et agglomération concernées ? Un conseil municipal a-t-il délibéré à ce sujet ? Un seul des centaines de salariés des agglomérations concernées dont les organigrammes, les sites, les services vont être démembrés, restructurés, fusionnés, les conditions et lieux de travail bouleversés, a-t-il eu son mot à dire sur ce charcutage institutionnel ?
Quand la démocratie locale, déjà mise à mal par les contraintes budgétaires, a-t-elle déjà été bafouée aussi brutalement ?

Plus que jamais, une exigence de démocratie non négociable!

Ce contexte guère encourageant pose 2 questions :

1°/ A quoi bon s'échiner à défendre le droit des citoyens à se mêler de leurs affaires, si, face à nous, tout progrès sur ce plan est annihilé aussitôt qu'acquis ?

2°/ Et comment faire pour que l'idée d'une réappropriation des services publics reste crédible et audible par les citoyens, si on ne sait plus à quel niveau et par qui les décisions se prendront demain pour l'eau du Val d'Orge ?

Paradoxalement, cette actualité renforce le bien fondé de notre demande d'un engagement d'une majorité des listes et des candidats aux élections municipales sur la création d'une régie de gestion de l'eau au plus vite. Pourquoi ?:
  • D'abord, parce que tout ce qui sera mis en place avant 2016 le restera ensuite. Si une régie publique est créée pour notre agglo, elle pourra perdurer ensuite, même si notre agglo est absorbée par une agglo dont certaines autres communes seraient en gestion privée : la cohabitation des 2 modes de gestion, public et privé, est possible, c'est le cas pour l'eau chez nos voisins des Lacs de l'Essonne ou pour le ramassage des ordures ménagères pour notre agglo. Mais attention : Pour ça, le cadre juridique de la régie doit être posé avant 2016. Cela conforte l'exigence de la création d'une régie publique pour les 3 communes dont les délégations de services publiques peuvent et doivent être dénoncées dès 2015.

  • Ensuite, parce que un engagement politique, pris dès aujourd'hui par les nouveaux dirigeants de notre Agglo, de privilégier la gestion publique de nos biens communs, offrira un solide argument pour se tourner prioritairement vers les agglos voisines qui partageront les mêmes orientations. Exemple : alors que toutes les conditions techniques sont réunies pour que les agglos des Lacs de l'Essonne, celle d'Evry et la notre travaillent ensemble sans plus tarder,avec Eau de Paris, à un partage de la ressource en eau apportée par les aqueducs de la Vanne et du Loing, ce serait un gâchis insupportable si la future carte intercommunale de l'Essonne ignorait cette opportunité.

  • Enfin, parce que la consultation rapide des usagers sur le principe d'une régie publique pour notre eau potable, qui fait partie des engagements attendus des candidats à la direction de notre agglomération, constituera un puissant message et outil de refus des dérives antidémocratiques que nous subissons aujourd'hui au nom  du « Grand Paris ». A l'échelon local comme à l'échelle de l'Europe ou de la planète, les abus de pouvoir ne supportent pas la lumière....: raisons de plus pour les faire connaître et s'en protéger. 

    Agglomérés de toutes les communes, unissez-vous !

mardi 12 novembre 2013

31 octobre 2013: l'audit de la CAVO sur l'eau est porté disparu!

Résumé des étapes précédentes de cette saga coûteuse et erratique:

Décembre 2011 : le président de la CAVO fait voter par le conseil communautaire le lancement d'études sur les contrats de délégation à la Lyonnaise et à Véolia du service de l'eau potable pour les 9 communes de l'Agglomération.

Alors que la nouvelle régie publique voisine de l'Eau des lacs de l'Essonne, propose son aide gratuitement pour préciser les conditions de réussite d'un retour en gestion publique à l'issue des contrats en cours, la délibération votée écarte cette aide et décide a priori de sous-traiter à des bureaux d'étude privés

31 août 2012 : date limite de réception des offres des cabinets concurrents pour l'attribution de ce marché d' études

7 novembre 2012 : la commission d'appel d'offre (CAO) retient le cabinet SP 2000, dont l'offre est, pourtant de très loin la plus coûteuse (140 000 euros , alors que 6 offres s'échelonnent entre 54 500 et 85 900 euros!).
Pour justifier un choix aussi coûteux pour les contribuables, l'accent est mis sur la qualité des moyens mobilisés par SP 2000 pour rendre une copie complète dans un délai resserré.

Fin 2012 : la procédure d'attribution du marché prend un tour chaotique, les dirigeants laissant entendre que le choix de la CAO n'est pas définitif et que la concertation se poursuit, etc...

31 décembre 2012 : date limite de validité des offres déposés, conduisant à la confirmation du choix de SP 2000.

Le CCAP (cahier des clauses administratives particulières) du marché fixe un délai de 10 mois maximum, soit jusqu'au 31 octobre 2013, pour la production de la première partie de l'audit, celle qui porte sur la qualité des contrats en cours avec Suez-et Veolia pour les 8 communes déjà membres de l'agglomération en 2012, et jusqu'au 31 décembre 2013 pour Longpont.

Février 2013 : Dans le journal de l'Agglo , le président de l'Agglomération confirme que toute cette procédure vise à aborder la question de la gestion de l'eau dans la plus total transparence. Sur la même page, 2 mensonges grossiers jettent malheureusement le doute sur ces nobles proclamations  : 1°/l'annonce de la réalisation , dès 2012, de l'audit sur les contrats en cours et de l'étude technico-économique du réseau, alors que ces études n'ont pas démarré. 2°/ l'affirmation que la commission consultative des services publics locaux a été associée à la rédaction du cahier des charges de l'audit, alors qu'elle n'a même pas été réunie une seule fois pour en connaître la teneur.

Juin 2013 : L'opacité devient totale : les représentants de SP 2000 excluent tout échange avec des usagers du service public et toute prise en considération de leur avis sur sa qualité et son prix. Ils affirment que leur commanditaire (le président de le CAVO) ne les pas mandatés pour cela. Dans le même temps, suite à des informations dans la presse sur les liens étroits entre la CAVO, la Lyonnaise et la société  GTO travaillant pour l'une et l'autre, les rares élus qui osent demander des éclaircissements sur ces affaires, se voient accusés de trahison et invités à se taire ou à démissionner.

Octobre 2013 : à quelques semaines de la date limite de présentation de la première partie de l'audit, services et dirigeants de l'agglo évoquent désormais l'échéance d'Avril 2014 pour cette présentation

31 octobre 2013 : date limite de présentation, il se confirme que l'audit de prestige attendu n'est pas au rendez-vous, qu'il ne sera pas présenté avant la fin du mandat en cours (mars 2014) des dirigeants de l'agglomération du Val d'Orge, et qu'il n'apportera les éclairages nécessaires sur le bilan de mandat de ses dirigeants en matière de gestion de l'eau. Peut-être que plus tard, en Avril , la nouvelle équipe élue à la tête de la CAVO en retrouvera-elle la trace ?

Questions sans réponses : Qu'est-ce qui explique cet « oubli » des échéances fixées pour cet audit, sans aucune critique envers le cabinet d'audit pour cette dérive grave ? Les informations recueillies sont-elles si accablantes qu'il faille éviter leur divulgation avant les échéances électorales ? Le Cabinet SP 2000, malgré le coût particulièrement élevé de ses prestations, n'est-il pas en capacité de s'acquitter de sa mission ? Toute cette opération n'a-t-elle pour finalité que de jouer la montre, de perdre du temps, pour que la question de la préparation du retour en régie de l'eau soit abordée trop tard pour être correctement résolue ???

vendredi 25 octobre 2013

Aller chercher son eau à la source: c'est possible pour la future régie publique du Val d'Orge!

L' Atelier Citoyen E.A.U. du Val d'Orge vous invite  à découvrir
les ressources et la proposition de coopération de la Régie publique « Eau de Paris »
Samedi 7 décembre 2013
de 14 à 16 h, Pavillon de l'Eau, 77 avenue Versailles, Paris 16ème
(participation gratuite)

au programme:

I - La visite Guidée de la nouvelle exposition d’Eau de Paris

« Aqueducs, des chemins pour l’eau »

Cette exposition originale, conçue pour toute la famille, révèle tous les secrets et l’ingéniosité des aqueducs, ouvrages d’art monumentaux hérités des Romains


II -Une rencontre -débat avec François Bonvallet, directeur de la ressource en eau et de la production  de la Régie, et Armelle Bernard, responsable de la communication.
Cet échange permettra de préciser comment l'alimentation en eau potable de notre future régie de la C.A.V.O. pourra être assurée par un raccordement aux aqueducs de la ville de Paris qui longent le territoire de notre Agglomération du Val d'Orge.

Une après-midi « grand public » qui intéressera habitants, usagers, professionnels de l'eau, mais aussi candidats aux prochaines élections municipales qui défendent l'objectif de la création d'une régie publique de l'eau pour notre agglomération.

 Préinscription demandée pour une bonne organisation de la visite
Rendez-vous directement sur place à 14 heures ou  Déplacement collectif en RER C :
Rendez-vous sur le quai direction Paris en tête de train : gare de Bretigny à 12h50,
gare de Saint-Michel à 12h54 , gare de Sainte-Geneviève à 12h57 ou gare d'Epinay à 13h
pour prendre le train SARA qui passe 5 minutes plus tard et arrive à Javel à 13h46, à 10 minutes à pied du Pavillon de l'eau
Déplacement en covoiturage : Envisagez-vous un déplacement avec votre voiture ? De quel point de départ ? Combien de places proposez-vous ?
Inscription et offres de covoiturage par mail à : aceauvaldorge@gmail.com
ou en commentaire à la suite de cet article ou encore  par téléphone au 06 28 20 94 94
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Retrouver la maîtrise de notre production d'eau potable,
dès la création de notre régie publique, c'est possible !

Aujourd'hui, les élus locaux réfractaires à la reprise en régie de la distribution d'eau potable pour l'Agglomération du Val d'Orge n'ont plus guère d'arguments pour s'y opposer :
Les avantages de la régie publique en matière de tarifs, d'entretien des réseaux, de réduction des gaspillages et de gestion plus démocratique sont démontrés pour toutes les collectivités qui ont déjà franchi le pas.
 
Du coup, les derniers défenseurs de la gestion privée se rabattent sur un nouvel argumentaire :
« Attention, ce qui est valable ailleurs ne l'est pas pour le Val d'Orge. En effet, la Lyonnaise des eaux contrôle chez nous non seulement la distribution de l'eau mais aussi les usines qui la produisent. Il ne sert à rien de reprendre la main sur la distribution de l'eau sans maîtriser aussi sa production »
Ce risque existe : le Val d'Orge est bien placé pour savoir que la marge de liberté reconquise par notre Agglomération par une régie pour distribution de l'eau potable,  pourrait être sensiblement réduite si, dans le même  temps, n'est pas remis en cause le monopole que détient la Lyonnaise des eaux sur la fourniture et le transport de l'eau en gros, jusqu'aux points d'entrée sur notre territoire . 
En effet, ce monopole de Suez-Lyonnaise sur la production lui permettrait de surfacturer le coût de l'eau vendue en gros à une collectivité ou à un concurrent qui lui prendrait sa place pour la distribution de l'eau en proposant des prix plus bas pour cette distribution. Dans ces conditions, la surfacturation de l'eau vendue en gros pourrait contrebalancer le gain obtenu par la baisse du coût de sa distribution.

Nous ne sommes pas sans ressources face à ces manœuvres:
D'abord, parce que la Lyonnaise a été condamnée en 2005 à 500 000€ d'amende par le Conseil de la concurrence saisi par le Maire de Saint-Michel et l'UFC-que choisir, 7 ans plus tôt pour ces pratiques malhonnêtes. Pour en savoir plus sur cette affaire édifiante:
http://ateliercitoyen-eauduvaldorge.blogspot.fr/2012/10/maitrise-de-la-gestion-et-et-du-prix-de.html
 Autant dire qu'elle est sous surveillance en ce domaine.
Ensuite, parce que, là encore, tout est affaire de volonté politique :

Dès la création de notre régie publique (en 2015 ou 2017 selon les villes), nous pouvons nous affranchir de la Lyonnaise des eaux, non seulement  pour la distribution, et mais aussi  pour la production de notre eau potable.

Comment ? Dans l'attente de nous redonner nos propres ressources locales par des captages souterrains d'une eau d'une qualité restaurée et protégée par la réduction des pollutions, la possibilité nous est offerte de nous raccorder aux aqueducs de la Ville de Paris qui longent notre territoire (Aqueducs de la Vanne et du Loing) à la suite des agglomérations voisines. la Régie de l'Agglo des Lacs a lancé le chantier de création d’un piquage sur l’aqueduc du Loing, raccordé au château d'eau  de Grigny :
 http://www.dailymotion.com/video/x153jpz_ou-en-est-le-chantier-de-raccordement-au-reseau-d-eau-de-paris_news?start=12 . La régie d'Evry-Centre Essonne y réfléchit à son tour avec l'Aqueduc de la Vanne, sans que soient épuisés les capacités des  aqueducs parisiens,  conçus dès l'origine pour des captages en cours de route.
Une solution rendu possible  par la réduction de la consommation d'eau des parisiens et grâce à l'esprit de coopération de la nouvelle régie publique « eau de Paris » avec toutes les collectivités qui s'orientent vers une gestion publique de l'eau .

C'est pour vérifier la crédibilité de cette perspective que l'Atelier-citoyen organise cet samedi après-midi au Pavillon de l'eau à Paris,

Venez nombreux et invitez largement vos amis le 7 décembre à cette initiative. Notre participation exprimera notre détermination à obtenir une régie publique dans le Val d'orge dans les meilleurs délais et les meilleures condition.

Pour éditer la version papier de cette invitation: 
http://www.scribd.com/doc/178817324/Invitation-de-l-Atelier-EAU-du-Val-d-Orge-a-une-rencontre-avec-EAU-de-Paris-7-decembre-2013-pdf





samedi 19 octobre 2013

Rapports annuels 2012 sur le service d'eau potable de la CAVO...l'enfumage ne suffit plus

En cette année  2013, décrétée par le président de notre agglomération "année de la transparence totale sur les questions de l'eau", il aura fallu attendre plus de 9 mois pour que les rapports annuels 2012 sur le service public de l'eau  soient enfin publiés. Enfin, c'est une façon de parler : pour en connaître la teneur, il faut consulter le blog de notre atelier citoyen qui a fait le forcing pour les obtenir, au nom de l'obligation légale de communication des documents administratifs.

Le rapport de synthèse de l'agglomération et les 9 rapports communaux des délégataires (Suez-Lyonnaise et Veolia) vous sont accessibles en cliquant sur l'onglet "documents officiels de l'Agglo du Val d'Orge" de la page d'accueil de notre blog, de même que ceux de l'année précédente.

Pour leur consultation dans nos 9 mairies, sous la forme de documents papiers, les valdorgiens devront  patienter encore un peu;  s'il n'y a pas trop de trafic dans nos rues, le long périple de ces rapports des bureaux de l'agglo jusqu'à nos mairies devrait s'achever au début du mois de novembre : une promesse à vérifier.

Pourquoi tant de lenteur?
 On comprend rapidement, en survolant ces documents, pourquoi les derniers défenseurs de la gestion privée de notre eau potable n'ont pas été très pressés de les divulguer: en effet, ils apportent une nouvelle  preuve accablante de l'abus de position dominante de Veolia et Suez Lyonnaise à l'égard des usagers du Val d'Orge.

 Une chape de plomb qui se fissure
Difficile, sur ces bases , de donner quitus aux 2 multinationales pour leurs prestations. Sylvain Tanguy, nouveau Vice-Président chargé de l'eau, avait, lors du dernier conseil communautaire, la mission impossible d'enjoliver le tableau. Le rapport des services de l'Agglo lui avait préparé le terrain: alors qu'il s'agit en principe d'une analyse des données du délégataire, le rapport de la CAVO se contente de les compiler, sans un seul mot de commentaire critique, ni une seule question posée.
Résultat, l'opération de com a viré au fiasco :Notre Vice-Président s'est pris les pied dans le tapis,contraint de passer en moins d'un quart d'heure d'un bilan élogieux de la gestion privée à l'aveu qu'il est impossible de faire confiance aux délégataires sur la base de ces documents.
Il faut dire que les quelques informations ou omissions relevées dans ces rapports, notamment par les élus de Morsang ou Longpont, étaient difficiles à contester:
- le caractère fictif d'une légère réduction du taux de fuite sur le réseau, faute d'une connaissance exacte du volume d'eau acheminé aux limites de notre agglo;
- la vétusté de nos canalisations, mise en exergue par la forte augmentation des interventions d'urgence pour réparations,
-les inégalités inexpliquées de tarifs ou et l'évolution erratique de la consommation selon les villes d'une année sur l'autre.
Autant de remarques suscitant une irritation croissante du président de l'Agglo, débordé par tous ces accros à l'obligation de pensée unique et de silence dans les rangs imposée habituellement aux élus communautaires.

quelques infos pour vous permettre de juger sur pièce 
Entretien des réseaux: un gros mensonge .
 Le rapport de synthèse de 2012 met en exergue une amélioration sensible de l'entretien des réseaux. Il annonce (hors Leuville) un taux  de renouvellement des réseaux passé entre 2011 et et de 2012 de 0,22% (soit un délai de 450 ans pour renouveler tout le réseau ! ) à 1,33% (soit un délai de 75 ans, compatible avec  la durée de vie moyenne des canalisations, une centaine d'année). 

Le hic, c'est que ce pourcentage est démenti par le rapport lui-même: les 1800 mètres de canalisation remplacés en 2012 correspondent  à 0,45% du réseau total.  Ce chiffre porte en fait le taux moyen réel de renouvellement sur 5 ans de 0,22 à 0,29% (soit un rythme de renouvellement de 300 ans) ,  toujours très inférieur au rythme nécessaire pour l'entretien des réseaux: Cela signifie que chaque année supplémentaire du contrat avec la Lyonnaise se traduit par une détérioration accrue du réseau existant: bonjour le progrès!


Et le tarif de l'abonnement?
Pour comparer les prix au mètre cube entre communes, le rapport d'ensemble de la CAVO ne comporte qu'un seul tableau...qui omet tout simplement de ce prix le coût de l'abonnement! Un oubli bien regrettable: le montant annuel de cette part fixe, c'est en effet ce qui illustre de la façon la plus éloquente le caractère arbitraire et injuste des tarifs imposés par nos 2 requins d'eau douce.

Nous avons établi  un tableau comparatif qui corrige cet oubli , à diffuser sans modération:
http://www.scribd.com/doc/177418238/Comparatif-Prix-Eau-des-villes-de-La-CAVO-2012
Que montre-t-il? Près de 300% d'écart entre le prix le tarif d'abonnement le plus bas, à Fleury, et le plus haut à Leuville, où Veolia ponctionne 74 euros par an à l'usager avant qu'il ait ouvert son robinet. Dans les 8 villes soumises à Suez-Lyonnaise, équipées du même matériel, l'écart maximum de prix sur l'abonnement est pourtant de 80%. Au lieu de l'harmonisation promise des tarifs, cet écart s'est même légèrement accru et la hausse est partout supérieure à l'inflation.
Résultat, à Sainte-Geneviève des Bois, en tête du racket par l'abonnement de la Lyonnaise, 278 480 euros ont été ponctionnées  en 2012  sur les usagers avant même qu'un seul robinet n'ait été ouvert!

Les plus pauvres payent le plus cher
Suite au combat mené par Gabriel Amard, à la tête de la nouvelle Régie publique des lacs de l'Essonne, la loi  Brotte votée cette année (Avril 2013) permet pourtant la suppression totale de la part fixe du prix de l'eau: le coût d'entretien du réseau peut être répercuté dans le prix du litre consommé, avec la possibilité d'une gratuité des premiers litres. Les dirigeants de notre agglo en sont loin, entérinant un système où les plus pauvres payent le plus cher. La calculette est nécessaire pour le vérifier: en effet, les rapports du délégataire se gardent bien d'indiquer les variations de prix au mètre cube induite par le montant très élevé de part fixe. Ils n'indiquent qu'un prix moyen correspondant à une consommation moyenne de 120 mètres cubes par an . Dommage: c'est ce qui révèle que, dans notre agglomération, les premiers mètres cubes, répondant aux besoins vitaux, coûtent bien plus cher que les mètres cubes d'agrément  : à Sainte-Geneviève, tandis que  le propriétaire avec grand jardin et piscine sera facturée 4,56 € du mètre cube, une personne  âgée en appartement  paye ainsi  5,28 € du mètres cube, soit 16% de plus: une sacrée incitation au gaspillage!

Collecte et traitement des eaux usées: explosion de la redevance SIAAP.
Rappelons la particularité de notre Agglo: l'assainissement de nos eaux sales dépend de 3 établissements publics différents, ce qui ne facilite pas la transparence: l'Agglomération elle-même, le Sivoa (syndicat de l'orge aval) et enfin le SIAAP, énorme syndicat qui gère l'assainissement  de Paris et la petite couronne (départements 92.93.94). Il nous facture le traitement de nos usées dans sa station de Valenton. Sans la moindre réaction des dirigeants de la CAVO, le SIAAP vient de nous imposer une augmentation de 15.4% en 2 ans du montant de sa redevance! Ce comportement rappelle que la gestion publique n'est pas une formule magique qui garantit tarif réduit et transparence, si les usagers restaient privés de tout droit de regard, et d'intervention  sur les décisions prises, et si les élus dirigeant les établissements publics refusent de rendre des comptes sur leur activité. Cela conforte 2 des demandes de notre atelier aux candidats aux prochaines municipales:
*  d'un service public local qui maîtrise globalement les différentes étapes du cycle de l'eau et les différentes parts de sa facture,
* l'urgence d'une étude pour réfléchir à un traitement local de nos eaux usées, pour réduire leur évacuation vers la station Valenton (en rappelant que nos collecteurs principaux, entre Villemoisson et Valenton, seront saturés en 2015)

Prix de l'eau pour les valdorgiens : Bientôt le record de France?
Pour prendre la pleine mesure du racket dont nous sommes victimes, il faut donner quelques chiffres sur la situation ailleurs en France, et disposer ainsi d'éléments de comparaison ( référence, le prix pour une consommation moyenne de 120m3/an)
 Le numéro de novembre 2013 du magasine  "que choisir" donne la situation des villes de plus de 60 000 habitants: il nous montre que:
* les 14 villes qui offrent les prix les plus bas en France sont toutes gérées en régie pour l'eau potable et l'assainissement, avec un prix au  mètre cube variant entre 2,69 euros à Besançon (en régie publique depuis 1531, authentique!...) à 3,29 euros à Paris (de retour en régie en  2010).
* Dans notre Bassin , géré par l'agence de l'eau Seine-Normandie, la dernière étude d'ensemble en 2011, donne un prix moyen de 3.72 euros au mètre cube dans une fourchette  entre 2,9 et 4.6 euros au mètre cube pour 85% de la population.
Et chez nous? C'est vite vu: Avec un prix moyen de 4,39 euros pour les 9 communes soumises à la Lyonnaise et de 4,59 euros pour Leuville , dans les grilles de Veolia, les valdorgiens, subissent une surfacturation de l'ordre de 40% par rapport  au tarif moyen des villes en régie, et même de 18% par rapport à la moyenne régionale (où, pourtant, la gestion privée reste très majoritaire).
Voyons ce qu'il en est de l'objectif d'une harmonisation des prix à l'échelle de l'agglo pour justifier la prolongation des contrats. Nouvelle déconvenue: toutes nos villes subissent des hausses voisines, supérieures à l'inflation, ce qui entérine les écarts existants.


La situation des 3 villes qui peuvent passer en gestion publique dès 2015
Examinons de plus près la situation des 3 communes (Bretigny, le Plessis-Pâté, Sainte-Geneviève) dont les contrats doivent se terminer en 2015. Leurs situations sont diverses: les plesséins (3.91euros le m3) se font un peu moins grugés que les brétignolais  (4.35 euros) ou les génovéfains, 4.78 euros le m3.
Mais les usagers de ces 3 villes sont victimes de tarifs très au-dessus de la moyenne.
A Sainte-Geneviève, particulièrement: les 4,78 euros du mètre cube payés par les Génofévains crèvent même le plafond de la fourchette de prix régional donné par l'Agence de l'Eau . On attend de tout élu, en pareil cas, qu'il se donne tous les moyens pour échapper au plus vite à ce rançonnement. Sauf dans le Val d'Orge, qui s'illustre tristement dans la  soumission aux puissances d'argent: Non seulement les maires actuels des 3 villes refusent l'échéance de 2015 fixée par la loi  pour la fin de leurs contrats avec la Lyonnaise, mais ils ont approuvé le mandatement à prix d'or par l'Agglo du  cabinet SP 2000 pour obtenir par dérogation la prolongation de ces contrats et permettre à la Lyonnaise. de plumer leurs administrés 2 ans de plus. Il faut mesurer la portée de ce scandaleux cadeau, sachant qu'un retour en  régie se traduirait, dans la période actuelle, par une baisse d'au moins 20%  de la facture:  Pour la seule ville de Sainte-Geneviève, c'est au bas mot 3,3  millions d'euros supplémentaires en 2 ans qui seront pris dans les poches des habitants pour gonfler les profits de la Lyonnaise. Quelles peuvent bien être les motivations d'une décision aussi contraire aux intérêts des habitants?

En conclusion, à l'examen de ces quelques chiffres, les valdorgiens n'ont pas besoin d'un audit à 139 000 euros pour comprendre où est leur intérêt:


mercredi 9 octobre 2013

Samedi 19 octobre , rassemblement au Plessis-Pâté


A l'occasion de la journée mondiale contre la fracturation hydraulique, samedi 19 octobre  2013,
le collectif essonnien contre le gaz de schiste 
nous convie à une manifestation en cortège de voitures 
et à un rassemblement devant le siège 
de Vermillion Energy à Vert le Grand
Pour mémoire, Vermillion est une société canadienne qui fait partie des leaders mondiaux de l'exploitation du gaz de schiste, notamment aux États-Unis et qui vient de racheter en Essonne  4 sites de forages pétroliers en bout de course, dont un dans l'Agglomération du Val d'Orge, au Plessis-Pâté.
Aujourd'hui, nous assistons à une offensive du lobby du gaz de schiste, avec un écho inquiétant chez certains députés et avec l'appui du MEDEF. Le 11 octobre, le conseil constitutionnela rejeté la QPC (question prioritaire de constitutionnalité) de la société Shuepach Energy qui visait l'annulation pure et simple de la loi française de 2011 interdisant l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste. Une décision qui rend plus fébrile que jamais ceux qui veulent nous attaquer par en-dessous!
Ce contexte justifie de montrer que la vigilance et la détermination des citoyens sont intactes pour préserver notre sous-sol et notre environnement de la convoitise de ces prédateurs. Soyons nombreux pour l'affirmer:   
PAS D’EXPLORATION NI D’EXPLOITATION
DES GAZ, HUILE (PETROLE) DE SCHISTE 
NI DANS LE VAL D'ORGE, NI AILLEURS!

Rendez-vous, samedi 19 Octobre à 14H30
devant la Mairie du Plessis-Pâté
pour un départ en cortège (voitures et vélos)
vers le siège de Vermillion Energy situé à Vert-le-Grand
Faisons-nous entendre:



Casseroles et cuillères en bois sont les bienvenues
Pour en savoir plus sur les liens entre notre action pour une maîtrise publique de l'eau 
potable en Essonne et les menaces qui pèsent sur notre sous-sol: 
http://ateliercitoyen-eauduvaldorge.blogspot.fr/2012/12/une-odeur-de-gaz-de-schiste-dans-le-val.html 

Et une soirée débat à ne pas manquer, mardi 15 octobre 20h30 à la maiosn de 

l'environnement  (place des 3 martyrs à Morsang sur Orge )

  http://www.ville-morsang.fr/spip.php?article14094
  




vendredi 6 septembre 2013

Samedi 21 septembre: nouvelle étape de mobilisation pour une régie publique de l'eau dans le Val d'Orge


La préparation  des élections locales de mars  2014 est  une opportunité à ne pas rater pour nous faire entendre.
A moins de 6 mois des élections de nos conseils municipaux et de nos délégués au conseil de la communauté d'agglomération du Val d'Orge, l'atelier citoyen E.A.U. du Val d'Orge a donné rendez-vous  à tous les valdorgiens sensiblisés à cette question le Samedi 21 septembre au Ludion à Villemoisson sur Orge  

Plus de 40 participants représentants 8 des 10 communes ont répondu présents. Il faut dire que, face aux blocages, aux hésitations, aux tergiversations des dirigeants actuels de l'Agglomération ,
les mois qui nous séparent des élections seront déterminants pour rendre incontournables  les attentes des habitants, exprimées fortement lors de la dernière journée mondiale de l'eau (22 mars).

En effet,  il faut se rendre à l'évidence: les premières centaines de signatures réunies en quelques semaines pour exiger le retour de la gestion de l'eau potable en régie publique au printemps dernier n'y suffiront pas.
Pour être sûrs de disposer demain à la tête de notre agglo d'une majorité d'élus motivés, déterminés à  changer la donne , à  protéger enfin notre eau potable de la soif de profit des actionnaires, il s'agit d'imposer la question de la maîtrise de  l'eau au cœur du débat public de cette campagne municipale:
Il s'agit d'être persévérants et offensifs pour faire grandir le nombre de valdorgiens qui  prennent position. C'est la condition essentielle pour exiger des différents candidats aux élections dans nos 10 communes, des réponses claires, des engagements fermes et publics sur cette question de la réappropriation publique de l'eau: des engagements suffisamment solides pour ne pas passer sous la table une fois l'élection passée.
L'eau , bien commun de l'humanité,  mérite mieux que les petits calculs intéressés des actionnaires à courte vue.  Le discours de résignation des dirigeants politiques incapables de s'affranchir du désordre économique en vigueur et des théories libérales les plus ringardes n'est plus supportable    
Les victoires engrangées en France, depuis 10 ans par les collectivités de toute taille qui ont repris la gestion de l'eau en régie publique le prouvent:
 Intervention citoyenne et volonté politique sont la formule gagnante pour améliorer le service public et de faire baisser son prix!
Alors qu'un grand nombre valdorgiens perçoivent l'Agglomération comme une bureaucratie éloignée de leurs besoins, il s'agit de donner un mandat clair aux élus qui leur dirigeront demain en notre nom. Prenons conscience et reprenons confiance dans nos forces, pour peser sur les événements et écrire un avenir qui réponde à nos attentes.
Notre réunion du  21septembre, au Ludion, a permis de retenir les objectifs suivants:
* la  proposition  de résumer en questions clairs et brèves un document qui récapitule en 14 points,  tous les changements attendus d'un retour de la gestion de l'eau  par l'Agglomération du Val d'Orge en régie publique.
* Un calendrier d initiatives pour élargir la signature de la pétition lancée pour la reprise en régie de l'eau,  élargir le nombre de citoyens qui s'expriment en ce sens, et interpeller ainsi en position de force  les candidats (ou les élus sortants qui prévoient de se déclarer au dernier moment), selon des formes adaptées aux diverses réalités communale.
Les réponses ou non-réponses apportées à nos questions feront l'objet d'un compte-rendu public  aux électeurs pour qu'ils puissent se déterminer en pleine connaissance de cause
* la proposition d'un communiqué de presse et d'une conférence de presse pour populariser nos revendications phares
pour prendre connaissance de notre document de proposition et d'interpellation des candidats
http://www.scribd.com/doc/171827400/Campagne-des-municipales-2014-dans-du-Val-d-Orge-Themes-d-interpellation-des-candidats-et-elus-sortants
pour signer en ligne notre pétition:  
http://www.change.org/fr/pétitions/exigeons-la-reprise-en-régie-publique-de-la-gestion-de-l-eau-potable-par-l-agglomération-du-val-d-orge

ou pour la diffuser sur papier:
http://www.scribd.com/doc/165861136/petition-pour-une-regie-publique-de-l-eau-potable-dans-le-Val-d-Orge


87 ans de privatisation de l'eau potable
  ça suffit!

* 87 ans de domination et de racket de la Lyonnaise des Eaux dans le Val d'Orge, ça suffit! 
* 87 ans de gestion opaque, de facturation abusive, de tuyaux percés, ça suffit!
* 87 ans de langue de bois et de mépris pour les usagers, ça suffit!
* 87 ans de renoncement à la préservation et à  la maîtrise publique de notre eau souterraine, ça suffit!
* 87 ans de  subordination de l'intérêt général aux intérêts privés, ça suffit!

Vite, une régie publique 
pour l'eau potable du Val d'Orge!