vendredi 30 septembre 2011

Invitation à la création de l'atelier citoyen "eau" du Val d'Orge

L'eau  est  à  nous!
A Morsang sur Orge, ont été mis en place différents « ateliers citoyens » réunissant élus, habitants et professionnels. Ces ateliers visent à encourager la participation des habitants aux décisions sur des questions d'intérêt local et national (urbanisme, handicap, petite enfance...) .

L'un de ces ateliers, créé avec l'aide de l'association « E.A.U. » (Elus-associations-Usagers), s'intéresse à toutes les questions concernant l'eau potable et sa réappropriation publique. Pour 3 raisons :
  • L'utilisation équitable et la préservation de l'eau, dépendent à la fois de décisions politiques, et de pratiques individuelles ; à ce titre, elles méritent échanges, réflexions, discussions, pour décider des meilleurs réponses à apporter aux besoins collectifs d'aujourd'hui et de demain.
  • Trop longtemps, les habitants sont restés exclus de toute information et de tout droit de regard sur la gestion de l'eau, au prétexte qu'il s'agissait d'une question difficile, à réserver aux spécialistes. Ce déni de démocratie a couvert les pires pratiques en matière de dévoiement de l'argent et des services publics : pour mettre à jour et empêcher ces dérives, l'intervention et le contrôle des citoyens se sont avérés comme la meilleure garantie.
  • Alors que le rejet de la politique et la suspicion à l'égard des élus et des dirigeants politiques s'étendent, les premiers succès remportés en matière de réappropriation collective de l'eau montrent qu'on peut, ensemble, changer la donne dans les domaines qui touchent notre vie quotidienne : les expériences et témoignages des collectivités qui ont ouvert la voie, y compris dans notre environnement proche, sont des gages de confiance.

Aujourd'hui, cet atelier morsaintois a atteint ses limites pour une raison évidente : la gestion de l'eau est, depuis 10 ans, une prérogative de la communauté d'agglomération du Val d'Orge et c'est nécessairement à cette échelle qu'il faut discuter, proposer, agir pour nous affranchir demain de l'emprise des multinationales qui règnent sur ce secteur,

Nous sommes convaincus que nombreux sont les associations, élus, habitants de nos 9 communes, à s'intéresser à cette question et à avoir envie de changer la donne. C'est pourquoi nous vous convions à participer à une réunion visant à dépasser cette démarche communale pour la mise en place d'un atelier citoyen sur l'EAU à l'échelle de l'agglomération du Val d'Orge.

samedi 8 octobre de 10 heures à midi
Le Trianon, 72 route de Corbeil à VILLEMOISSON SUR ORGE

Les animateurs de l'atelier citoyen et les membres de l'association EAU

cliquer ici pour la version imprimable de l'invitation

Anne Le Strat élue présidente du Comité de bassin Seine-Normandie, avec les voix de la gauche et des usagers de l'eau

Anne Le Strat, Adjointe au Maire de Paris chargée de l'eau,  et présidente de la  Régie publique de l'eau de Paris. a été élue le 29 septembre présidente du Comité de bassin de l'agence de l'eau Seine-Normandie, en battant le sortant André Santini, député-maire  d'Issy-les-Moulineaux, défenseur acharné des multinationales de l'eau .
Elle a été élue par 73 voix contre 69 à André Santini,  pour un mandat de trois ans à la tête de ce parlement de l'eau qui réunit des élus, des usagers et représentants des services de l'Etat.

Le Comité de Bassin Seine-Normandie est le plus important de France, avec un budget de 900 millions d'euros. Ses ressources proviennent des taxes acquittées par les usagers via nos facture d'eau. C'est cet organisme qui s'occupe de l'ensemble de la ressource en eau et de la protection du milieu (captage, assainissement, environnement).

Anne  Le Srat s'est engagée à mettre en oeuvre un fonctionnement plus démocratique de cet organisme, qui intervient dans de nombreux domaines, l'eau évidemment, mais aussi la santé ou l'agriculture. Elle veut notamment améliorer les débats entre les diverses composantes du Comité de bassin.

Ce vote confirme  l'évolution du rapport de force dans notre région, c'est un nouvel encouragement à agir partout pour s'affranchir de l'emprise des intérêts privés  sur la collecte et la gestion de l'eau

vendredi 9 septembre 2011

L’Etat doit soutenir le Forum alternatif mondial de l’eau prévu à Marseille en mars 2012

Les pouvoirs publics vont verser des dizaines de millions d’EUROS pour le prochain forum mondial de l’eau qui aura lieu à Marseille en mars 2012, sous la houlette de VEOLIA et de SUEZ qui veulent marchandiser l’eau partout dans le monde. Mais aucun financement n’est prévu pour le Forum alternatif organisé par le mouvement social et citoyen qui fait avancer le droit à l’eau pour tous !
pétition proposée en partenariat avec France libertés et  le comité d'organisation du Forum alternatif mondial de l'eau , FAME   cliquer ici pour signer la pétition

mercredi 31 août 2011

le film " water makes money" en version intégrale



Si vous  souhaitez commander le DVD du film pour une projection familiale (18€) ou publique (60€), rendez-vous sur le site  de son diffuseur en France  http://voiretagir.org/WATER-MAKES-MONEY.html

samedi 6 août 2011

Canalisations percées

 Une vidéo proposée par "60 millions de consommateurs" et France-Libertés
pour alerter et inviter à réagir au gaspillage d'eau du fait des canalisations percées

http://www.youtube.com/watch?v=26N-8gE8Li4&feature=player_embedded

lundi 1 août 2011

Mars 2012 - Forum alternatif Mondial de l'Eau à Marseille

Le but de ce  Forum Alternatif mondial de l’Eau (FAME) est de construire une alternative concrète au VIème Forum Mondial de l’Eau (FME), organisé simultanément à Marseille  par le "Conseil Mondial de l’Eau". Ce CME est l'organe des sociétés transnationales et de la Banque Mondiale qui prétend s’arroger la gouvernance mondiale de l’eau.
 Pour faire le point de la préparation de ce forum:
* A l'échelle nationale :  compte-rendu de l'assemblée préparatoire du 12 juillet
* En Ile de France: : 27 - juin 2011- lancement des assises régionales

lundi 18 juillet 2011

Les Landes font boire la tasse aux multinationales de l’eau


 (d'après l'Humanité du 18 juillet )
Après un combat long de quinze ans, le conseil général des Landes a obtenu gain de cause auprès du Conseil constitutionnel pour continuer à soutenir les municipalités qui s’occupent directement de la gestion de l’eau.
Le privé a perdu une importante bataille dans la guerre de l’eau. Le 12 juillet, le Conseil constitutionnel a donné raison au conseil général des Landes, en déclarant inconstitutionnel un article du Code des collectivités publiques qui interdisait à ce département de moduler ses aides aux collectivités locales selon leur gestion de l’eau, qu’elle soit publique ou privée.
Le président socialiste de ce département, Henri Emmanuelli, se réjouit d’être allé jusqu’à la question prioritaire de constitutionnalité, aboutissement d’un combat long de quinze ans contre Veolia, la Lyonnaise des eaux et consorts.
«Tout a commencé à la fin des années quatre-vingt-dix, quan d nous nous sommes rendu compte qu’il y avait des écarts de 70 % entre les 
communes qui confiaient la distribution de l’eau au privé et les autres. » Le conseil général prend alors une délibération de financer 5 % de plus les travaux des syndicats des eaux fonctionnant en régie, aussitôt contestée de vant le tribunal administratif par les lobbys. Désavouées par le Conseil d’État en 2003, les multinationales de l’eau ne lâcheront pas l’affaire : un amendement d’un sénateur UMP, M. Jalier, adopté en 2006, interdit les modulations selon le mode de gestion. Grâce à une subtilité juridique, le département des Landes parvient à maintenir sa politique et résiste à la guérilla des procès jusqu’à la décision suprême du juge constitutionnel, il y a deux semaines. Parallèlement, il crée une structure publique départementale, le Sydec, qui répond aux appels d’offres et conteste le monopole des grandes entreprises privées.

"Depuis cette victoire, les coups de fil d'autres collectivités locales se multiplient"
Un bras de fer fructueux. 19 % de communes étaient en régie dans les Landes en 1994, elles sont 53 % en 2009. Depuis cette victoire, les coups de fil d’autres collectivités locales se multiplient, confessent Henri Emmanuelli. De nombreux contrats, limités à une durée de vingt ans rétroactivement à 1995, parviennent à leur terme dans les quatre prochaines années. Le jour même de la décision du Conseil constitutionnel, la communauté urbaine bordelaise annonçait qu’elle municipaliserait la gestion des eaux potables et usées en 2018, comme Évry (Essonne), deux jours auparavant... «Marseille vient de prolonger son contrat avec le privé et nous avons perdu une bataille en Île-de-France, note Jean-Luc Touly, élu écologiste au conseil régional d’Île-de-France. Mais même si des communautés d’agglomération cèdent, elles obtiennent parfois 30 % de baisse des tarifs... Ce sont les résultats du combat mené ces dernières années et le signe que le débat sur l’eau s’est imposé. » Et avant 2012, l’ensemble des forces de gauche est enfin toutes sur la même longueur d’onde...

mercredi 13 juillet 2011

Passage en régie - l'exemple des lacs de l'Essonne

Une  Vidéo d'une  intervention récente  à l'Ecole normale supérieure pour y  présenter la régie publique de l'eau créée en 2010 à Viry. Gabriel Amard y donne  une sorte de mode d'emploi, récusant les faux prétextes avancés par les  tenants de la gestion privée pour tenter de maintenir le statu quo.
Une intervention qui pose clairement   les enjeux de la gestion publique de l'eau.
http://dai.ly/n3GAG6